Page d'information | Veille politico-stratégique, affaires militaires, terrorisme, pensée Arabe et Histoire des mouvements de libérations nationaux.

OSINT / GEOINT
Joined March 2020
📃🛑 | Communiqué : Sur l’apparition de comptes suivant le modèle d’Arab Intelligence.
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🇮🇱 | Le grand perdant de ces élections israéliennes est Itamar Ben Gvir, ministre de la sécurité nationale et extrémiste religieux aux idées suprémacistes. Avec seulement six sièges dans les estimations, il essuie un revers majeur et obtient l’exact opposé de ce qu’il prônait : sa rhétorique a contribué à mobiliser massivement les Arabes israéliens, dont la participation atteint un niveau historique. L’extrême droite radicale n’incarne pas à elle seule Israël.
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🇨🇳 | De récentes images satellites montrent quatre exemplaires du nouvel avion de détection et de commandement aéroporté KJ-3000 chinois sur le site de Xi’an Aircraft Company (XAC), à Xi’an-Yanliang. Cette présence laisse envisager que ces appareils, équipés de puissants radars, approchent de la production en série ou y sont déjà entrés.
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🇺🇸🇮🇱🇮🇷 | Washington avertit le Golfe : une nouvelle offensive contre l’Iran se prépare Les États-Unis ont averti plusieurs pays arabes du Golfe de se préparer à une éventuelle campagne militaire courte et intense contre l’Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre. Les forces américaines et israéliennes se prépareraient à mener de nouvelles frappes visant les infrastructures iraniennes et les installations nucléaires, tandis que Washington renforce ses défenses antimissiles et déploie des moyens militaires supplémentaires dans la région. Le président Donald Trump n’aurait pas encore pris de décision définitive, mais pencherait pour une reprise des frappes alors que les efforts diplomatiques restent dans l’impasse. (WSJ)
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📝 L’impasse favorise cependant Netanyahou. Il reste premier ministre par intérim pendant les négociations de coalition et toute élection répétée. Si personne n’atteint 61, il gouverne par défaut. Les résultats les plus probables sont un gouvernement de style Bennett-Lapid qui dépend du soutien arabe, ou une impasse et une nouvelle élection avec Netanyahou toujours aux commandes. La grande question est de savoir si Eisenkot, Bennett et Lieberman accepteront de s’asseoir avec un soutien arabe. Les sondages de sortie ici se trompent d’habitude d’un ou deux sièges par parti, donc un petit décalage autour du seuil pourrait changer la donne.
🗳🇮🇱 | Selon les premiers sondages à la sortie des urnes, Benyamin Netanyahou semble avoir perdu les élections. Toutefois, les projections ne donnent pas non plus à Gadi Eisenkot une majorité claire pour former un gouvernement. Malgré cela, selon les estimations politiques israéliennes, le président Isaac Herzog pourrait charger Eisenkot de former le prochain gouvernement. L’issue définitive dépendra des résultats officiels et de la capacité de chaque camp à obtenir une majorité parlementaire.
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🗳🇮🇱 | Selon les premiers sondages à la sortie des urnes, Benyamin Netanyahou semble avoir perdu les élections. Toutefois, les projections ne donnent pas non plus à Gadi Eisenkot une majorité claire pour former un gouvernement. Malgré cela, selon les estimations politiques israéliennes, le président Isaac Herzog pourrait charger Eisenkot de former le prochain gouvernement. L’issue définitive dépendra des résultats officiels et de la capacité de chaque camp à obtenir une majorité parlementaire.
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🧵🇮🇷🇧🇷 #THREAD | Le Brésil, dernier bastion de l’Iran en Amérique du Sud 1/6 Alors que l’Argentine a inscrit la Force Al-Qods du CGRI sur sa liste terroriste en janvier 2026 et que plusieurs gouvernements latino-américains alignés sur Washington durcissent leur position, Brasília n’a toujours pas désigné le Hezbollah comme organisation terroriste. Cette asymétrie fait du pays un refuge naturel pour des réseaux sous pression dans les juridictions voisines. Téhéran cherche à renforcer ses relations bilatérales avec le Brésil comme on le constate avec la récente déclaration de Masoud Pezeshkian qui a félicité Lula en appelant à élargir les liens d’amitié et la coopération durant ce nouveau mandat, au nom du multilatéralisme. L’Iran cherche donc à faire de la victoire de Lula un levier diplomatique aujourd’hui mais surtout de préservation de son influence en déclin en Amérique du Sud. Cela ouvre la porte à une stratégie pour Téhéran de déployer ses dispositifs liés au Hezbollah, CGRI et criminalité.
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5/6 La quatrième, la plus sous-estimée, est financière. Dans l’affaire Braiscompany, une fraude crypto jugée en 2025 avec 171 ans de prison cumulés, les portefeuilles du principal condamné présentent une exposition directe à des services liés au Hezbollah et, à trois transactions près, à une infrastructure du CGRI, notamment via un desk OTC brésilien. La justice a condamné sans jamais examiner où allait l’argent. Ainsi cela suggère une exploitation potentielle de circuits crypto, de sociétés intermédiaires et de réseaux de transfert pour faire circuler des fonds liés à des acteurs sanctionnés.
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6/6 Le problème est donc structurel : influence religieuse, criminalité financière et terrorisme sont traités comme des dossiers séparés, alors que le modèle iranien repose précisément sur leur imbrication dans un large écosystème. L’opération Trapiche de 2023, qui a déjoué un projet d’attentat du Hezbollah contre des cibles juives au Brésil, montre que la menace a déjà franchi le seuil opérationnel. Pour Lula, l’équation est inconfortable. Durcir la ligne sécuritaire reviendrait à donner des gages à Washington et à une opposition qui conteste déjà sa victoire. Préserver la relation avec Téhéran revient à laisser se consolider sur son sol le dernier refuge d’un réseau chassé du reste du continent. Pour l’Iran, le Brésil n’est plus un terrain parmi d’autres. Il devient sa position de repli en Amérique du Sud.
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🚨🇧🇷🇺🇸 | Flávio Bolsonaro serait à bord d’un avion en direction des États-Unis, selon un responsable américain, après la victoire controversée de Lula à l’élection présidentielle. Son passeport brésilien aurait été annulé suite à un ordre de la Cour suprême. Il fait l’objet d’une enquête pénale. Des parlementaires du Parti des travailleurs de Lula réclament son arrestation ainsi qu’une notice rouge d’Interpol. Donald Trump dénonce par ailleurs une élection « truquée » au Brésil après la défaite de Bolsonaro.
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🇹🇷🇱🇾 | Comment l’accord maritime turco-Haftar pourrait redessiner le destin de la Libye ? La Turquie occupe désormais une position centrale dans l’ensemble de la Libye. Le 20 octobre, le Parlement de l’Est a ratifié le mémorandum maritime de 2019 qu’il rejetait depuis six ans. Cette ratification découle d’un accord conclu en juillet entre Ankara et l’Armée nationale libyenne, qui aurait inclus le développement d’installations militaires et de systèmes de surveillance. Saddam Haftar a piloté ce revirement. Aguila Saleh, président du Parlement depuis douze ans et opposé à l’accord, a été écarté le 6 octobre. Il a été remplacé par al-Salihin Abdelnabi, président du groupe d’amitié libyo-turc et aligné sur le clan Haftar. Ankara a pesé directement sur Saddam Haftar, en menaçant de reporter son soutien sur les forces de l’Ouest si la ratification tardait. Saddam a tranché en faveur de la Turquie, malgré la pression contraire d’Israël et des Émirats. Les contacts sont désormais réguliers et à haut niveau. Saddam Haftar a été reçu par Hakan Fidan à Ankara en juillet, Fidan s’est rendu à Benghazi en août, et des forces de l’Est et de l’Ouest ont participé ensemble à l’exercice militaire turc EFES 2026. L’Égypte rejette l’accord et l’a redit à Ankara après la ratification. Au-delà de la question maritime, elle voit s’éroder sa profondeur stratégique en Cyrénaïque, zone tampon sur sa frontière ouest où la Turquie s’implante désormais. Ankara cherche donc à atténuer cette inquiétude en lui proposant un accord de délimitation plus avantageux que celui conclu avec la Grèce. Saddam Haftar s’est rendu au Caire le 25 octobre pour rassurer son principal parrain historique. Pour Saddam Haftar, la ratification est donc une contrepartie. Washington soutient un compromis qui le placerait à la tête de l’État tout en maintenant Abdelhamid Dbeibah à la tête du gouvernement. Ankara pourrait appuyer ce scénario en échange du feu vert de Benghazi. Face à un Ouest divisé entre milices, le pouvoir familial déjà installé dans l’Est pourrait ainsi s’étendre à tout le pays. Cela suppose toutefois de régler des différends jamais résolus : partage des revenus pétroliers, commandement militaire, pouvoirs du gouvernement central et élections. Le processus bute déjà sur Tripoli. Le 23 octobre, Saddam Haftar rencontrait à Ankara le ministre de la Défense par intérim de Tripoli, Abdelsalam al-Zoubi, pour négocier l’unification des deux armées. Le même jour, le président du Conseil présidentiel, Mohammed al-Menfi, a interdit toute signature sans l’accord du ministère de la Défense, de la commission militaire mixte 5+5 et du haut commandement. Les discussions continuent, mais aucun accord ne pourra être conclu en dehors de ces instances. La visite annoncée d’al-Salihin Abdelnabi à Tripoli, le 27 octobre, sera à suivre. Le nouveau président du Parlement a déjà engagé des discussions sur la maîtrise des dépenses publiques et un ajustement du taux de change. Si ce rapprochement s’étend aux institutions financières, cela confirmera que le camp Haftar cherche à contrôler la répartition de la rente pétrolière et les organes de contrôle financier, un enjeu aussi décisif que le commandement militaire dans une future autorité unifiée. La position turque reste fragile sur un point. Ankara a obtenu un traité ratifié difficile à remettre en cause , mais son influence dans l’Est dépend du soutien des Haftar, qui pourrait évoluer selon leurs intérêts.
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🇫🇷✡️🚩 | Au congrès du Rassemblement National à Orléans, des militants d'ultragauche de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France) se sont infiltrés dans la salle afin de perturber le discours de Jordan Bardella. Ils ont déployé une banderole dénonçant prétendument « l’antisémitisme » du RN et provoqué une bagarre, avant d’être expulsés par le service d’ordre du parti, d'après le témoignage de la journaliste du Figaro, Omeya Guessoum. Dans une scène marquante, les militants antifas sont exfiltrés pendant que les partisans du RN entonnaient La Marseillaise.
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📝🇩🇿🇳🇪 | Algérie–Niger : Alger en quête de profondeur stratégique Le déploiement militaire algérien au Niger relève d’une logique de sécurisation d’intérêts nationaux identifiés. Il répond à quatre enjeux : la stabilité du régime partenaire, la profondeur stratégique au sud, la protection des actifs énergétiques et la préservation d’un corridor gazier structurant. Le premier enjeu est la stabilité du régime nigérien. La tentative de coup d’État des 28 et 29 août a mis en évidence la vulnérabilité du pouvoir de Tiani et les fractures internes de l’armée. Les mutins ont temporairement pris le contrôle de l’aéroport, des drones turcs qui y étaient stationnés ainsi que des médias d’État. Pour Alger, le Niger est le principal partenaire sahélien avec lequel la relation a été rétablie. Sa déstabilisation remettrait en cause l’ensemble de sa stratégie régionale. Tebboune a d’ailleurs interprété la tentative de putsch comme une provocation dirigée contre l’Algérie, puisqu’elle a eu lieu pendant la visite du Premier ministre nigérien à Alger. Le deuxième enjeu est la profondeur stratégique. Le nord du Niger constitue une zone de transit pour les groupes armés, les réseaux de contrebande et les flux migratoires. Une présence militaire sur place permet à Alger d’adopter une posture de défense avancée, c’est-à-dire de traiter les menaces en amont de sa frontière. Le format retenu, un détachement stationné dans une base du nord du pays, correspond à cette fonction de zone tampon. Le troisième enjeu est énergétique. Sonatrach détient depuis 2005 le permis d’exploration de Kafra, d’environ 23 700 km², et sa filiale ENAFOR y conduit un forage dans la région d’Agadez. Le bloc de Bilma présente un potentiel de plus de 20 000 barils par jour sur une vingtaine d’années. Sonatrach est désormais présente sur plusieurs segments de la filière nigérienne, de l’exploration à la commercialisation. L’exposition croissante des investissements algériens appelle une protection que les forces nigériennes ne peuvent plus assurer seules. La sécurisation de ces installations constitue la mission officielle du contingent. Le quatrième enjeu est gazier. Le gazoduc transsaharien doit relier le Nigeria à l’Algérie via le Niger afin d’exporter du gaz vers l’Europe. Le territoire nigérien est un point de passage obligé du projet. Sa sécurisation conditionne la crédibilité de l’option algérienne face au gazoduc atlantique concurrent soutenu par le Maroc. Le cinquième enjeu concerne la position d’Alger dans le jeu des puissances au Niger. Le retrait français a laissé un espace que la Russie occupe désormais : Africa Corps a contribué à l’échec de la mutinerie. L’Algérie ne cherche pas à se substituer à Moscou. Elle vise un rôle de garant sécuritaire complémentaire, en faisant valoir un avantage que la Russie n’a pas : la proximité géographique. Cet engagement comporte néanmoins des coûts. Alger associe sa crédibilité à un régime militaire fragilisé. Elle expose ses troupes à la menace jihadiste. Elle s’inscrit également dans une crise politique où Niamey désigne la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire comme commanditaires du putsch. Les effectifs et la durée de la mission n’ont pas été rendus publics. Seul le mandat effectif permettra d’établir si le dispositif algérien se limite à la protection d’actifs économiques ou s’il évolue vers une fonction de soutien au régime plus affirmée.
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🇸🇦🇹🇷 | Le communiqué saoudien sur la réunion de Téhéran ne cite aucun membre du pacte de La Mecque, mais attribue la médiation au seul tandem Qatar–Pakistan. La Turquie, pourtant présente via Ibrahim Kalın, n’y obtient aucun statut de médiatrice. ✍️ Riyad veut garder la main sur le récit et sur la perception du leadership du pacte malgré sa dépendance sécuritaire envers ses partenaires. Le Pakistan de part sa dépendance économique et financière n’est pas un rival potentiel mais Ankara a cette autonomie qui pose problème à l’Arabie Saoudite. Une Turquie visible dans le récit apparaîtrait comme le partenaire qui protège le royaume et qui dialogue avec l’Iran à son propre compte. Le communiqué évite donc ce cadrage.
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🇮🇱 | Programme global de Gadi Eisenkot : Gadi Eisenkot ne changerait pas la doctrine sécuritaire d’Israël, mais sa méthode et sa gouvernance. Sur l’essentiel, il rejoint Netanyahu : empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, refuser un État palestinien et mettre fin au pouvoir du Hamas à Gaza. Sur l’Iran, il veut des objectifs plus ciblés. Il rejette le changement de régime comme but de guerre et se concentre sur le programme nucléaire. Il rejoint donc l’approche du renseignement préventif affirmant un manque de clarté stratégique dans les opérations en cours et souhaite clairement définir les objectifs concrets à atteindre. Sur Gaza, il combine fermeté et sortie politique avec destruction de la branche armée du Hamas en 18 mois, mais ouverture au plan américain d’administration palestinienne technocratique et de force internationale. Sur la Syrie, il est plus pragmatique et voit le nouveau régime comme une opportunité et se dit prêt à des accords avec Damas. À l’international, il mise sur un rapprochement avec Washington et l’élargissement des accords de paix. La vraie rupture est intérieure avec commission d’enquête d’État sur le 7 octobre et fin de l’exemption massive de service militaire pour les ultra-orthodoxes. Pour conclure il aura la même fermeté sécuritaire, mais avec des opérations davantage subordonnées à des objectifs stratégiques définis, là où il reproche au gouvernement actuel une approche trop tactique qui impacts les intérêts israéliens à long terme, une diplomatie plus coordonnée avec Washington et une rupture avec l’héritage politique de Netanyahu.
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Dans cet article, j’analyse comment la ratification de l’accord maritime turco-libyen pourrait redessiner les équilibres de pouvoir en Libye, en permettant à Ankara d’étendre son influence jusqu’à l’Est du pays et en favorisant l’ascension politique du clan Haftar.
🇹🇷🇱🇾 | Comment l’accord maritime turco-Haftar pourrait redessiner le destin de la Libye ? La Turquie occupe désormais une position centrale dans l’ensemble de la Libye. Le 20 octobre, le Parlement de l’Est a ratifié le mémorandum maritime de 2019 qu’il rejetait depuis six ans. Cette ratification découle d’un accord conclu en juillet entre Ankara et l’Armée nationale libyenne, qui aurait inclus le développement d’installations militaires et de systèmes de surveillance. Saddam Haftar a piloté ce revirement. Aguila Saleh, président du Parlement depuis douze ans et opposé à l’accord, a été écarté le 6 octobre. Il a été remplacé par al-Salihin Abdelnabi, président du groupe d’amitié libyo-turc et aligné sur le clan Haftar. Ankara a pesé directement sur Saddam Haftar, en menaçant de reporter son soutien sur les forces de l’Ouest si la ratification tardait. Saddam a tranché en faveur de la Turquie, malgré la pression contraire d’Israël et des Émirats. Les contacts sont désormais réguliers et à haut niveau. Saddam Haftar a été reçu par Hakan Fidan à Ankara en juillet, Fidan s’est rendu à Benghazi en août, et des forces de l’Est et de l’Ouest ont participé ensemble à l’exercice militaire turc EFES 2026. L’Égypte rejette l’accord et l’a redit à Ankara après la ratification. Au-delà de la question maritime, elle voit s’éroder sa profondeur stratégique en Cyrénaïque, zone tampon sur sa frontière ouest où la Turquie s’implante désormais. Ankara cherche donc à atténuer cette inquiétude en lui proposant un accord de délimitation plus avantageux que celui conclu avec la Grèce. Saddam Haftar s’est rendu au Caire le 25 octobre pour rassurer son principal parrain historique. Pour Saddam Haftar, la ratification est donc une contrepartie. Washington soutient un compromis qui le placerait à la tête de l’État tout en maintenant Abdelhamid Dbeibah à la tête du gouvernement. Ankara pourrait appuyer ce scénario en échange du feu vert de Benghazi. Face à un Ouest divisé entre milices, le pouvoir familial déjà installé dans l’Est pourrait ainsi s’étendre à tout le pays. Cela suppose toutefois de régler des différends jamais résolus : partage des revenus pétroliers, commandement militaire, pouvoirs du gouvernement central et élections. Le processus bute déjà sur Tripoli. Le 23 octobre, Saddam Haftar rencontrait à Ankara le ministre de la Défense par intérim de Tripoli, Abdelsalam al-Zoubi, pour négocier l’unification des deux armées. Le même jour, le président du Conseil présidentiel, Mohammed al-Menfi, a interdit toute signature sans l’accord du ministère de la Défense, de la commission militaire mixte 5+5 et du haut commandement. Les discussions continuent, mais aucun accord ne pourra être conclu en dehors de ces instances. La visite annoncée d’al-Salihin Abdelnabi à Tripoli, le 27 octobre, sera à suivre. Le nouveau président du Parlement a déjà engagé des discussions sur la maîtrise des dépenses publiques et un ajustement du taux de change. Si ce rapprochement s’étend aux institutions financières, cela confirmera que le camp Haftar cherche à contrôler la répartition de la rente pétrolière et les organes de contrôle financier, un enjeu aussi décisif que le commandement militaire dans une future autorité unifiée. La position turque reste fragile sur un point. Ankara a obtenu un traité ratifié difficile à remettre en cause , mais son influence dans l’Est dépend du soutien des Haftar, qui pourrait évoluer selon leurs intérêts.
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Le scénario le plus probable : Eisenkot arrive en tête, mais aucun bloc n’obtient les 61 sièges nécessaires. S’ouvre alors une phase de négociations longues et incertaines. Eisenkot reste le mieux placé pour former un gouvernement, à condition d’obtenir le soutien ou l’abstention d’un parti arabe. Netanyahu ne conserve une chance que si la participation arabe chute ou si les petites listes tombent en sa faveur. À défaut d’accord, deux issues avec soit un gouvernement d’union ou de nouvelles élections. Trois facteurs de fond expliquent ce rapport de force : Le 7 octobre. C’est le premier scrutin depuis l’attaque, et la responsabilité de Netanyahu est au cœur de la campagne. L’Iran. Seuls 11 % des Israéliens estiment que leur pays a gagné la guerre ( ou du moins converti une opération militaire d’ampleur en objectif stratégique concret), ce qui affaiblit l’image sécuritaire de Netanyahu. Ensuite, le profil d’Eisenkot. Ancien chef d’état-major, il neutralise l’argument sécuritaire de la droite et attire un électorat au-delà du centre. Face à cela, Netanyahu conserve deux atouts : un bloc cohérent et le soutien de Trump. Pour conclure, Eisenkot est favori pour gagner l’élection, mais sa capacité à gouverner dépendra des partis arabes désormais faiseurs de rois (un scénario qui rappelle 1992 et 2021, dans un contexte plus conflictuel).
🇮🇱 | L’ancien chef de l’IDF Gadi Eizenkot est pressenti pour devenir Premier ministre israélien après l’élection de mardi, succédant à Netanyahu. Celui-ci aurait 52 % de chances.
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🇮🇱 | L’ancien chef de l’IDF Gadi Eizenkot est pressenti pour devenir Premier ministre israélien après l’élection de mardi, succédant à Netanyahu. Celui-ci aurait 52 % de chances.
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