Proviseur - Juriste - Responsable juridique et ancien Secrétaire général adjoint du SNPDEN-UNSA

Joined January 2014
« Ceux qui demandent la suppression pure et simple de Parcoursup, et à travers elle la fin de la sélection dans l'enseignement supérieur, ne demandent rien d'autre que l'abolition du réel. En 1967 déjà, Alain Peyrefitte, ministre de l'Éducation nationale du général de Gaulle, disait que l’université sans sélection, c’était "un naufrage organisé pour repérer les nageurs qui échapperont à la noyade". C'est pourtant bel et bien ce système que nous avons construit. Un système profondément inique à tous les points de vue. Pour l'université, où le niveau académique est en chute libre. Pour les besoins économiques de la nation. Et pour la jeunesse française elle-même, à qui l'on ne propose comme seul horizon que le déclassement et le chômage, avec 1,4 million de NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation), soit autant que le nombre de soldats français tués pendant la guerre de 14-18. Ceux qui demandent aujourd'hui davantage de massification universitaire, alors même que celle-ci a échoué, reproduisent la même erreur que ceux qui prétendaient que le communisme n'avait pas marché parce qu'on n'était pas allé suffisamment loin dans son application. » Merci à @loicdelamornais et à @franceinfo de m'avoir invité pour présenter les réflexions de mon ouvrage Main basse sur l'Éducation nationale et revenir sur les annonces gouvernementales du jour, à l'occasion d'un échange avec Philémon Jouglet Marcus (Union syndicale lycéenne) et les journalistes Antoine Comte et Stéphane Dupont. 📎amzn.eu/d/0eia5F4v
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Sociologie du trotskyste de Sciences Po Prenons Hugo, 20 ans, rue Saint-Guillaume. Père médecin, mère avocate, lycée privé du 17e, vacances à Ré. Un matin, il découvre la lutte des classes, comme on débarque dans un nouveau pays : avec enthousiasme. Aujourd'hui, Hugo est dans trois collectifs et a connu quatre scissions. Il garde un souvenir ému d'une assemblée générale de 7 heures où l'on a surtout débattu de la sono. Son ennemi principal n'est pas le patronat mais le trotskyste du collectif voisin, d'une chapelle légèrement différente, donc traître. Le capitalisme attendra : il y a une Ligue d'à côté à neutraliser. Son CV est un chef-d'œuvre de dialectique. Stage chez un lobbyiste « pour comprendre l'ennemi ». Stage au Parlement européen « pour le noyauter ». Bientôt, un passage chez McKinsey « pour l'expérience ». La révolution passe par un bon réseau, et le Grand Soir sera mieux organisé avec une recommandation. Il aime le prolétariat d'un amour pur, c'est-à-dire théorique. L'usine, il la connaît par les films engagés de Ken Loach. Quand les ouvriers votent autrement que prévu, il parle d'« aliénation » : le peuple se trompe, donc l'avant-garde est nécessaire. Il a retrouvé chez Marx ce que ses parents lui répétaient déjà : il sait mieux que les autres ce qui est bon pour eux. Maintenant, avançons de dix ans. Hugo dirige un cabinet ministériel, une direction RH ou un média engagé. Il évoque ses « excès de jeunesse » avec un sourire attendri. Sa révolution n'a jamais eu lieu, mais il en parle comme d'un ancien groupe de rock : on y était, c'était sincère, on jouait faux.
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Question : ces 250 000 places correspondent elles à 250 000 emplois proposés par les futurs employeurs en termes de compétences et de métiers ? A quoi sert de former nos jeunes sans cette corrélation ?
🔴 Parcoursup : quelles solutions ? ➡️ "Le problème principal, c’est le nombre de places dans les filières que les étudiants souhaitent pouvoir suivre […] Il faut 250 000 places en plus […] De l’argent, il y en a dans ce pays, il suffit d’aller le chercher", dit Clémence Guetté
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Le grand non-dit du débat sur Parcoursup : les étudiants français ont un important taux d'échec en licence ⤵️ 54 % n’ont pas obtenu leur licence quatre ans après l’avoir commencée : c’est le troisième taux d’échec le plus élevé de l’OCDE. La sélection que Parcoursup ne fait pas se fera finalement par l'échec, en licence.
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Les concessions et les mesures techniques n’éteignent jamais de tels mouvements. Svt, elles les relancent. Car le principal carburant de la mobilisation, c’est la mobilisation elle-même : esprit de groupe, jouissance de défier l’autorité, adrénaline du “combat”, ubris des meneurs
Mobilisations lycéennes : les organisations de lycéens appellent à poursuivre le mouvement après leur rencontre avec Sébastien Lecornu À la suite de leur rencontre à Matignon avec Sébastien Lecornu et les ministres de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, les syndicats Les Lycéens! et Renouveau lycéen ont appelé à maintenir la mobilisation. Malgré des propositions gouvernementales incluant le remplacement progressif de Parcoursup, les représentants lycéens jugent les concessions insuffisantes et fixent de nouvelles journées d'action les 31 octobre et 5 novembre. Estimant le gouvernement affaibli et dans l'incapacité d'appliquer ses promesses à six mois de l'échéance présidentielle, les mouvements de jeunesse entendent poursuivre la pression. Source : @LeFigaro @PAT_SB79 Médias @PAT_SB79
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Replying to @frjarraud
C'est pour cela qu'il y avait des E3C et des épreuves de spécialité prises en compte dans Parcoursup mais vous avez lutté contre tout cela pour maintenir un Bac inutile et un recrutement à la tête du client : vous devriez être fier d'avoir réussi...
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J-M Blanquer a raison : il y a beaucoup de démagogie dans la façon dont chacun aujourd’hui accable Parcoursup. Les problèmes, et il y en a, ne sont pas là. Mais peut-on encore rêver d’un véritable débat ?
Vive le débat sur Parcoursup qui permet de mettre tous les arguments sur la table. Le système est perfectible mais il a apporté un progrès énorme au service des élèves et de leur réussite effective. C’est ce que j’ai expliqué ce matin . 👇 Que l’on me cite un pays au monde qui a un système préférable et imitons le. Merci d’indiquer les pays en question en bas de ce tweet avec des arguments et non des insultes .
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Les lycéens, qui se sont auto-proclamés leaders du mouvement lycéen. multiplient les surenchères. La vérité: ces organisations et autres « syndicats » ne représentent qu’un tout petit nombre de lycéens.
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J’accuse la bourgeoisie de gauche d’avoir ruiné l’avenir de millions de gamins noirs et arabes en leur expliquant que la France était raciste et islamophobe. Ce pays a fait preuve d’une générosité remarquable en accueillant nos parents. Nous lui devons respect et reconnaissance !
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Nous sommes entraînés dans un cercle vicieux qui nous sera fatal. Pendant des décennies, nous avons acheté la paix sociale en donnant des diplômes à tous, au prix de l’effondrement de leur niveau. Ça nourrissait certes l’égo mais préparait de sévères déconvenues. Comme l’économie n’a que faire de ces assignats, beaucoup ne retirent du monde du travail que de l’aigreur contre un système qu’ils estiment forcément injuste, faussé contre eux. Pour apaiser leur colère, l’Etat ne sait que flatter la rhétorique victimaire, distribuer plus de diplômes et enfin créer toujours plus d’emplois aidés, sous diverses formes (notamment la bureaucratie). Cette dernière solution aggrave notre crise budgétaire, ce qui conduit l’Etat à grever l’économie d’impôts, donc à tuer l’emploi. Re-discours victimaires anti-systèmes, re-diplômes en chocolat pour consoler et re-emplois aidés. Changer le nom de Parcoursup ne changera rien au problème fondamental, qui est qu’on ne veut tout simplement pas assumer la sélection et dire la vérité aux gens. C’est une fuite en avant qui provoquera demain de nouveaux soulèvements. Ça va très mal finir.
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Parcoursup est d'abord une "boîte aux lettres". Lui attribuer toutes les responsabilités dans les inquiétudes legitimes de la jeunesse est bien commode, mais ne correspond à la réalité !
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Faire tomber Parcoursup, sans savoir par quoi le remplacer, est une reponse à courte vue qui permet d'éviter les questions de fond sur les besoins de la France en termes de diplômes et d'emplois. Là est pourtant l'inquiétude, légitime, de la jeunesse...
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Une phrase que tous ceux qui crachent sur l’Etat et les fonctionnaires à longueur de journée ne citeront pas… Une phrase de l’agence Moody’s : « une fonction publique très compétente qui contribue à la grande qualité de l’administration » 🇫🇷
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Pascal Bolloré retweeted
Comme souvent, les mots justes et brillants de @Michel_Goya . Merci Michel de le dire aussi bien. Il serait temps de rappeler que la violence ne devient pas plus acceptable selon le camp dont elle émane. Et qu'à force de justifier l'injustifiable chez les siens, on finit par nourrir ce que l'on prétend combattre.
Les influenceurs du chaos Violence issue de l'extrême droite : faut voir, on est sûr de rien, et si c'est le cas, ce n'est pas notre faute mais celle de l'immigration, de l'islam, du grand remplacement, des racailles, c'est eux qui ont commencé, etc. Violence issue de l'extrême gauche : faut voir, on est sûr de rien, et si c'est le cas, ce n'est pas notre faute mais celle de la police, du gouvernement, du capitalisme, de la colonisation, de la pauvreté, des riches, c'est eux qui ont commencé, etc. A un moment donné, il faut assumer les conséquences de ses discours de division et de la rhétorique que l'on emploie.
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Les influenceurs du chaos Violence issue de l'extrême droite : faut voir, on est sûr de rien, et si c'est le cas, ce n'est pas notre faute mais celle de l'immigration, de l'islam, du grand remplacement, des racailles, c'est eux qui ont commencé, etc. Violence issue de l'extrême gauche : faut voir, on est sûr de rien, et si c'est le cas, ce n'est pas notre faute mais celle de la police, du gouvernement, du capitalisme, de la colonisation, de la pauvreté, des riches, c'est eux qui ont commencé, etc. A un moment donné, il faut assumer les conséquences de ses discours de division et de la rhétorique que l'on emploie.
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Voilà...
Point de vue interne d'une présidente de Commission des vœux Parcoursup, sur les vrais problèmes : 1. L'absence d'examen commun à tous les futurs étudiants et donc la prise en compte d'un contrôle continu qui engendre des tensions inutiles au lycée et une injustice pour la
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Exactement...
Ceux qui ont des soucis à se faire ce sont les élèves nés après 2010 (classe de première) qui subiront un nouveau système post-présidentielle plein d’inconvénients qu’ils apprendront au fil de l’eau…à leurs dépens. Dommage car les formations comprennent désormais Parcoursup. 1/3
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Et certains réclament le retour à ce qui se passait avant... la belle époque d'APB et des tirages au sort ?!
C'est ce que je reproche à EM. Il veut apporter des solutions, à chaque fois, et le problème ici comme parfois c'est que ce n'est pas justifié. Parcoursup peut être amélioré mais à la marge, c'est déjà un excellent outil. Je suis père de famille et j'ai pu le constater pour mon fils, ses amis, des proches. Il ne faut surtout pas le supprimer et repartir avec un système qui va nous faire faire 10 pas en arrière. Je n'ai aucun intérêt particulier à dire ça, je pense aux élèves.
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Effectivement... même si tout n'est pzs parfait dans Parcoursup.
Allez hop, on va sacrifier Parcoursup pour faire semblant d'agir. C'est con, c'est une plate-forme hyper optimisée qui fonctionne super bien, et qui a résolu de très nombreux problèmes. Mais comme les politiques n'ont aucune mémoire... Le populisme a de beaux jours devant lui
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Revenir au tirage au sort dans certaines filières ?!
🔴 Lycées : @BenoitPayan : "Il faut supprimer Parcoursup. (...) Il faut revenir au régime antérieur. Il faut revenir à ce qui existait avant." 📺 L'interview de @SehlaBougriou
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