
Spectateur ironique du monde, entre politique, diplomatie, & linguistique. Aléthiomètre de l'inutile, tweete à ses heures perdues, en écoutant @fipradio.
הֲבֵל הֲבָלִים הַכֹּל הָבֶל
Joined May 2011
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آرتامن / Artamène retweeted
L’ancien lycée d’Emmanuel Macron, à Amiens, est en état de cessation de paiement. courrier-picard.fr/id756437/…
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« J’ai trop d’amis qui, comme moi, se sont retrouvés en situation d’échec » : l’orientation des lycéens, un système à revoir
➡️ l.leparisien.fr/Kxsd
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Autant vous dire qu'on se moque donc bien des leçons de morale des influenceurs MAGA et de toute leur bande de dégénérés. nytimes.com/2026/11/01/us/ha…
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J'en ai vu en #politiqueUS, mais ça...Plus grand retournement d'intrigue de la décennie. Au #Michigan, la perdante de la primaire démocrate, #Stevens, après des jours de conflit avec El-#Sayed, devait rentrer au bercail ce dimanche. Mais elle s'affiche avec le républicain Rogers.
Replying to @samueljrob
Stevens says she’s for investing in Black owned businesses. “And that’s the policy that Mike’s going to take on,” Stevens says.
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"In The Time of Madness. Indonesia on the Edge of Chaos" by Richard Parry is a great piece of reportage, though it's a rare book for me in the sense that I am giving it a 5 out of 5, I admired most of it, but still genuinely hated some parts of it.
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Quelques explications sur le miracle démographique mayennais :
- catholicisme relativement dynamique
- département rural : plus facile d'avoir des enfants que dans une grande ville (logement, tissu social plus solide)
- bonne santé économique
Sur cette séquence, lire les analyses, comme toujours très pénétrantes d'Isabelle Barbéris, dont je ne cite ici qu'une partie.
Source : substack.com/home/post/p-223…
*L’enfant (une douzaine d’années ?) est au centre d’une scène à trois voix, entre son père et la voix off du reportage. Elle dit qu’elle a peur car « ils tuent les Noirs, les Musulmans, tous ceux qui ne sont pas de la même religion qu’eux et de la même couleur. » Puis elle explique qu’elle a peur parce qu’elle est musulmane, donc qu’elle risque de mourir. Son père marche à côté d’elle, en la couvant du regard avec un sourire effacé. Il dit qu’il est triste, et répète à sa fille « tu es française ». Plus tard, dans son salon, le père énonce en conclusion « la diversité, c’est la richesse », et le reportage de moins d’une minute se clôture ainsi. Il fait suite à l’attaque raciste du 23 octobre qui a fait plusieurs victimes à Trappes. La petite fille jouait dehors avec son frère au moment des tirs. (...)
"Le père ne rassure pas l’enfant (pas sur les images choisies au montage, en tout cas), au contraire, il fait bloc avec la peur de la fillette. Au lieu de désamorcer le “ils” et de prononcer des mots protecteurs, il a cette phrase : « tu es française ». Or, la France n’est pas invoquée comme un bouclier (la France te protège…) mais comme une identité que ce “ils” voudraient enlever à la petite fille, à qui on fait porter le poids de la bataille identitaire, celle d’une “Française musulmane”. Et le groupe ennemi (“ils”) se trouve dès lors confirmé. Au lieu de démentir la peur, le père, sans mal y penser, la cultive pour créer une tension à l’intérieur de l’identité et transmettre à demi-mot un combat identitaire."
(...)
"Le “ils” de Ginane ne désigne pas un individu mais construit un agent collectif. Dans la suite de sa phrase, le relais par eux et l’extension « tous ceux » (qui n’ont pas la même religion et la même couleur) donnent à "ils" une portée collective. L’énoncé oppose un groupe désigné comme agent des violences à des catégories de victimes. Le présent de "tuent", avec cette généralisation, fait entendre la violence comme un phénomène omniprésent, permanent.
L’énoncé de l’enfant est une opération de catégorisation, ce qui est le propre de la parole enfantine, mais le malaise vient de ce que cette catégorisation doublée d’une généralisation n’est jamais remise en question, nuancée, par ceux dont c’est justement le rôle - au contraire, elle va être surgénéralisée. Le reportage ne permet pas de reconstituer tous les échanges avec la journaliste, certes, mais le montage justement fait ressortir cette opération de sur-catégorisation qui va être reprise par le père, à travers la catégorie de « Français », qui n’est pas présentée comme une résolution de la peur.
Ginane formule sa peur. Son père la reprend et l’inscrit implicitement dans la tension entre deux France, tout en concluant par un éloge de la diversité qui lui-même laisse ouvertes les tensions sous un mot perçu comme vide. La séquence monte en généralisation. La peur se relaie, s’amplifie, ne rencontre pas de mots réparateurs et laisse tapi dans l’ombre l’ogre du « ils » - auquel le repli identitaire ira automatiquement donner le visage de son choix."
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Michéa sur la haine de la culture et la fabrique de l’ignorance :
« Ce qui me surprend beaucoup plus, en revanche, c'est le fait qu'aucun de ces mouvements lycéens (….) ne semble accorder le moindre intérêt, du moins à ma connaissance, au contenu et à la qualité du savoir transmis et donc au drame absolu que représente cette véritable haine de la culture et de l'esprit critique qui constitue, depuis bientôt cinquante ans, le principe moteur de toutes les réformes néolibérales de l'école. Je vais vous donner un exemple concret. Lorsque j'enseignais encore à Montpellier, j'ai vu, un jour, l'un de ces nouveaux inspecteurs convertis au wokisme d'État reprocher vertement à une jeune professeur de lettres (la pauvre avait eu le malheur de vouloir faire lire à sa classe un texte de Rabelais plutôt, j'imagine, que d'Annie Emaux !) d'avoir eu l'impudence d'écrire au tableau, avec bien sûr sa traduction, l'expression latine mens sana in corpore sano. Et ce néo-inspecteur, hors de lui, de lui hurler alors au visage : « Vous n'êtes pas ici pour étaler votre culture ! » Permettez-moi de penser qu'une école qui, au nom du politiquement correct, peut venir à en bafouer de façon aussi caricaturale ses missions les plus élémentaires — le classement Pisa en fait effectivement foi — devrait normalement susciter l'indignation des « syndicats » lycéens, au moins autant que le « manque de moyens » !
Via @pheacienne 👇
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for quite some time I've been hoping to find a Hindi vocabulary book that focused specifically on simple verbs, which have always been a weakness of mine
𝐈𝐭'𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐞. 𝐈 𝐣𝐮𝐬𝐭 𝐝𝐢𝐝𝐧'𝐭 𝐭𝐡𝐢𝐧𝐤 𝐢𝐭 𝐰𝐨𝐮𝐥𝐝 𝐛𝐞 𝐉𝐚𝐩𝐚𝐧𝐞𝐬𝐞.
آرتامن / Artamène retweeted
Ça me fait penser à ce témoignage du politologue Alfred Grosser, dans "Du bon usage de la mémoire"👇
«Nous étions fiers d’être français. La plus grande puissance du monde!»
Loin des manichéismes de gauche ou de droite, R.Badinter racontant son assimilation et le paradoxe même de la formule d’alors, «Nos ancêtres les Gaulois». Admirable modèle républicain intérieur - sans dissimuler que la IIIe République fut aussi conquérante et coloniale. Et la question qu’il posait dans la foulée: une nation peut-elle être autre chose qu’en expansion ou en déclin?
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Imagine being a brazillian in 1969, youre about to watch some news and this literal hidden GEM start playing
i think we should give the old jornal nation theme more appreciate because holy shit
آرتامن / Artamène retweeted
On this day 32 years ago, in 1994, Nirvana's "MTV Unplugged in New York" was released.
It is considered the greatest Unplugged performance ever made.
آرتامن / Artamène retweeted
NBA star Victor Wembanyama traveled to China to live, learn kung fu and meditate alongside Buddhist monks.
Now, he brings what he learned to the court, briefly meditating between free throws. cbsn.ws/4ActOhv
"Je souhaitais écrire des livres qui fassent la même impression sur des jeunes et des femmes surtout que Le Moulin sur la Floss avait fait sur moi" : en 1979, Simone de Beauvoir se confiait à Michel Drucker sur la naissance de son désir de devenir écrivaine, à l'âge de quinze ans
آرتامن / Artamène retweeted
📚 The Brutal Harvard Class That Suddenly Everyone Wants to Take
It’s an ungodly amount of reading and no easy A. So why are freshmen lining up to get into Humanities 10?
wsj.com/lifestyle/harvard-cl… via @dan_azzi via @wsj
“The philosophy professor posed big questions to the 90 students gathered in Boylston Hall: “Why did Austen create such an unlikable heroine?” she asked. “Why read novels at all?” And finally, as the 75-minute lecture ended, “What will become of Emma—and what will become of you?”
(…)
the curriculum begins with “The Odyssey,” travels forward in time to James Joyce’s “Ulysses” and then backward to end with “The Iliad.” In between are assignments on Montaigne, Shakespeare, Spinoza, Baldwin, Dante and Plato.”
(…)
“At the core of the humanities is, of course, humanity.
Dreamed up over dinner in 2008 by friends Stephen Greenblatt and Louis Menand, both renowned English professors and bestselling authors, Hum 10 was conceived as a Harvard twist on a famed Columbia senior seminar and Yale’s Directed Studies program, and a way to combat plummeting student interest in the humanities.”
آرتامن / Artamène retweeted
« Les élites occidentales ont longtemps été formées par la lecture des chefs-d’œuvre littéraires de l’Antiquité classique. Le voyage en Italie (le Grand Tour) tenait lieu de couronnement à cette éducation. Lorsque au XIXe siècle, il est devenu plus facile de voyager en Grèce, certains ont naturellement voulu confronter leur Grèce intérieure au réel. Cela n’est pas allé, parfois, sans déconvenues. Au spectacle de l’Acropole, comme des statues grecques, ils ont eu cependant le sentiment de se trouver devant quelque chose d’entièrement neuf : une beauté qui semblait s’imposer sans effort ; une monumentalité qui négligeait d’exciter la curiosité par le recours à l’accumulation, au colossal autant qu’à l’anecdote : qui lui préférait l’évidence que procurait l’harmonie.
Ils y ont trouvé l’essence même de notre classicisme, un art ennemi de l’excès, de la démonstration, de la surcharge, mais qui s’imposait dans sa simplicité même par l’alliance en lui du naturel et de la perfection. Certains y ont célébré comme Renan la cristallisation de l’idéal dans la pierre. D’autres se sont rebellés comme Barrès contre une évidence qui leur a semblé révoltante. Tous ont dû plus ou moins concéder qu’il y avait là quelque chose d’une révélation : l’idée que la beauté ne procède pas de la dilatation indéfinie du possible (du spectaculaire, de l’inouï), mais de la conformité à un ordre qui, parce qu’il répond aux attentes les plus profondes de la nature humaine, procure la plénitude. »
Un entretien « Esprits libres », avec @M_DEJAEGHERE, directeur du @Figaro_Histoire, à l’occasion de la publication de son ouvrage « Dans la lumière d’Apollon » (@BellesLettresEd), somme de plus de 600 pages nourrie de quarante ans de voyages !
📎lefigaro.fr/vox/histoire/mic…











































