CM @BVoltaire | Photographe 📷 | Diplômé Sciences-Po Toulouse | 🇫🇷 🇺🇦

Marseille, France
Joined June 2018
J'avais visité la laure des Grottes de Kiev (Kyiv Pechersk Lavra) en décembre 2023. Cette nuit, ce monastère fondé au 11e siècle a été bombardé par la Russie.
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Gabriel Bendayan retweeted
Voici ce qu’il va se passer. D’ici 5 ans, 2 ans d’après les plus optimistes, les IA sauront faire à peu près tout ce que 99 % des humains savent faire aujourd'hui. D’ici 15 ans, peut-être 10 d’après les plus optimistes, les robots sauront faire à peu près tout ce que 99 % des humains savent faire aujourd'hui. Mais cela ne veut pas dire que tous les humains seront remplacés dans leurs emplois instantanément. Pour trois raisons : 1. La société sera longue à s’adapter. Tous les process d’entreprises, les masses salariales, les procédures RH, les organisations d’usines, les méthodes de travail, etc. devront se réinventer. Cela prendra du temps, des consultants, créera beaucoup d’hétérogénéités entre entreprises. Une grande part de l'organisation sociale actuelle repose sur des conventions, pas des nécessités économiques. Pléthore de gens doivent leur emploi à l'inertie des institutions, au fait que les chefs veulent de grosses équipes, que c'est souvent plus facile d'embaucher que de licencier. Beaucoup d'entreprises ne s'adapteront jamais, et continueront tant que leur rente de situation leur permettra, avant de disparaître et se faire remplacer. Ce processus pourra durer longtemps. 2. La société ne voudra pas s’adapter. Non seulement les lois limiteront beaucoup d’usages (en médecine, dans les professions réglementées, dans l’éducation, le recrutement, la justice, les infrastructures critiques, que l’AI Act européen classe déjà « à haut risque »), mais aussi de grands mouvements luddites réclameront plus de lois. On a l’exemple de ces dernières semaines des mathématiciens : vingt-cinq médaillés Fields ont dénoncé dans Le Monde, le 11 septembre, un « grave désalignement » de l’IA en mathématiques, et plus d’un millier de chercheurs réunis dans l’Association for Human Mathematics se sont engagés à ne pas travailler pour les entreprises d’IA ni à publier de texte généré par une machine, une partie d’entre eux renonçant à tout usage de l’IA dans leur recherche. On sait bien que ça n’empêchera pas les Américains et les Chinois de les rendre obsolètes en quelques années, mais ces résistances locales ralentiront la transition. Il y aura des centaines de pétitions anti-centres de calcul, et des milliers de zadistes qui mettront le feu à des grands projets d’infrastructure IA. Bientôt notre quotidien sera fait de tribunes et d'actions anti-IA. 3. Les contraintes physiques ne se relâcheront pas tout de suite. Il va falloir beaucoup, beaucoup d’électricité, de centres de calcul, mais aussi d’usines à servomoteurs, actuateurs, d’acier de précision. Et construire, ça prend du temps, ça demande des permis, des négociations. Construire des centrales nucléaires en masse, ça prendra 20 ans, avoir un écosystème qui produit à l'échelle, sans doute autant. Mais il faut se rendre compte d'une chose : me plus probable est que le monde soit déjà engagé sur un chemin irréversible. Nous sommes déjà tous morts (en tant qu’organisations sociales) mais beaucoup ne le savent pas encore. Tout comme une fois que la révolution industrielle avait commencé à Manchester à la fin du XVIIIe siècle, les sociétés traditionnelles partout sur terre étaient déjà mortes sans le savoir. La Chine des Qing, la plus grande puissance mondiale de l’époque, n’est morte qu’en 1912. Mais elle a fini par mourir. Le Japon n’est pas mort, mais il s’est transformé avec Meiji de telle façon qu’il soit totalement méconnaissable. Ainsi, dans les 20 ans à venir, de grandes nations tomberont, et la plupart seront au mieux totalement méconnaissables. La période de transition durera une vingtaine d’années. Et à l’issue de cette période, le monde aura connu l’équivalent au moins d’un bon siècle de développement. Le passage de 1820 à 1920. Pour un dirigeant français au XIXe siècle, il n’y avait en réalité qu’un seul véritable enjeu : faire en sorte que la France passe du stade de grande puissance agraire à celui de grande puissance industrielle. De la même façon, il n’y a qu’un seul enjeu pour nous désormais : que nous réussissions notre passage au stade de grande puissance IA. Car sinon, ce ne sera pas seulement la paupérisation et la vassalisation, mais aussi l’explosion sociale et la montée de la violence. 15 ans sans croissance et la France s’embrase déjà et ses élites s’enfuient. Imaginons 30 ans de plus. Pour devenir une grande puissance IA, il n’y a que trois choses à faire, par ordre de difficulté : 1. Acquérir le maximum de maillons et de goulets d’étranglement de la révolution IA. De l’énergie en abondance (construire du nucléaire en masse et tenir le cycle du combustible), des centres de calcul bien sûr et tout ce qui les alimente (transformateurs, aciers électriques, électronique de puissance, refroidissement), mais encore se remettre à faire des terres rares et des aimants, du silicium, du gallium, du lithium, des puces et de la mémoire, des équipements et gaz de fab, des réducteurs, moteurs et actionneurs, de la machine-outil de précision, des capteurs et de la photonique, des câbles et réseaux, etc. La révolution IA est une révolution qui s'apuie sur de l'infrastrcuture physique. Sans ça, non seulement nous serons les vassaux de ceux qui posséderont ces maillons, mais toute la richesse fuira vers ceux qui les possèdent. 2. Adapter notre système socio-économique à l’IA. Donc modifier toutes les lois, toutes les contraintes. Faire basculer l’administration, les entreprises, le plus rapidement possible dans le monde de l’IA. Créer des incitations, des facilités, des formations. Adapter les institutions, l’école, la médecine, etc. Les révolutions technologiques sont dépendantes des institutions qui les diffusent, et les nôtres sont faites pour le monde d’avant. 3. Créer une organisation sociale qui accompagne la transition sans exploser. Lors de la révolution industrielle, les campagnes se sont vidées, les villes se sont remplies d’ouvriers, la pauvreté de masse est devenue la grande question de l’époque, des révoltes, le quotidien était rythmé par les révolutions, les instabilités, les avènements de régimes autoritaires. La bascule rapide du système économique a provoqué des changements sociaux qui ont créé beaucoup de souffrance et ont emporté les gouvernements. Pour notre transition, nous allons avoir besoin de beaucoup d’électriciens, de constructeurs de data centers, d’ingénieurs nucléaires, de techniciens de puces. Mais une grande partie des métiers du tertiaire seront devenus inutiles. Des cohortes entières de diplômés du supérieurauront encore moins de débouchés professionnels qu'aujourd'hui. C'est ma recette habituelle des révolutions. Le cas extrême, c'est la révolte des Taiping, chez les Qing. En 15 ans, trente millions de morts. Presque deux fois la première guerre mondiale, parce que l'ordre social ancien ne pouvait survivre à la révolution industrielle. Nous avons donc trois choses à faire seulement, mais trois défis majeurs, qui se heurtent à deux problèmes : 1. Le déni. Notre cerveau n’est pas fait pour penser les ruptures. Il est fait pour penser que demain ressemblera à hier, en un peu différent. Or, l'histoire fonctionne par sauts. Et nous sommes sur le point de faire un des plus grands sauts de l'histoire de notre espèce. 2. Le conservatisme des élites. Les élites par définition sont les bénéficiares du statu quo. Leur incitaiton ets donc de ralentir la transition pour maintenir leur pouvoir le plus longtemps possible. Reste donc à sortir du déni et changer nos élites.
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Dieu sait que je pense que la société française doit consacrer une bien plus grande partie de ses ressources aux enfants et aux jeunes adultes, et que la jeunesse, qui a déjà payé un lourd tribut psychologique durant la pandémie, fait face à des angoisses légitimes. Ils veulent 10 milliards pour l’éducation, et je suis totalement de leur côté. Mais l’obsession autour de Parcoursup trahit une incompréhension totale des priorités. Je sais que je parle beaucoup de finances publiques, mais même ce sujet me paraît de second ordre à côté des changements sociétaux induits par l’intelligence artificielle. Nous vivons dans un pays avec un marché du travail très protecteur, et donc très défavorable aux nouveaux entrants. Les jeunes risquent d’en souffrir beaucoup. L’enjeu principal pour l’avenir est d’adapter les formations au monde qui se prépare.
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Boulette.
Donc en fait, les "tracts du RN" de Kevin T. n’étaient pas des tracts du #RN. Merci Le Monde pour la diffusion d'éléments bâclés, et forcément repris en masse sur les réseaux, sur la base d’un seul témoignage ! 👏 La campagne électorale justifie tout, visiblement ! #Trappes
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S'il n'y a pas de discrimination, il n'y a pas de liberté d'association. Si on ne peut pas choisir avec qui on veut vivre, avec qui on veut construire, si on a pas le droit à une identité, alors on ne possède rien, il n'y a plus de destination à nos vies et le problème reste entier. Le problème n'est pas tant le taux d'imposition, que notre aliénation du fait de l'anti-racisme. La perte de sens. Pourquoi encore travailler ? Je ne travaille pas pour l'humanité, ni pour moi-même. D'ailleurs je vis de très peu. Je veux travailler POUR LES MIENS. Parce que je les aime. C'est quelque chose de purement affectif qui me fait produire de la valeur économique. Le libéralisme anti-raciste fait sortir le démon égalitariste par la porte pour le faire rentrer par la fenêtre. Ça m'intéresse pas.
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Gabriel Bendayan retweeted
🔴 Il y a quatre jours, Bruxelles s'inquiétait du poids d'EDF sur le marché si elle construisait seule les six EPR2. On sait maintenant ce que la Commission réclame en échange de son feu vert. Selon La Lettre, Bruxelles conditionne l'approbation du financement public des six réacteurs à des concessions sur l'organisation du marché électrique français. Deux demandes sont au cœur des négociations : davantage d'interconnexions entre la France et ses voisins, et des garanties permettant à des acteurs tiers d'accéder à une partie de la production des futurs réacteurs. EDF et l'État défendent une position commune et veulent conclure avant la fin de l'année. Le second point est décisif. La question n'est plus seulement de savoir si la France peut construire de nouveaux réacteurs, mais qui vendra l'électricité qu'ils produiront, et à quelles conditions. La France connaît déjà ce scénario. De 2011 à 2025, l'ARENH a obligé EDF à céder jusqu'à 100 TWh de sa production nucléaire par an à ses concurrents, à 42 €/MWh, un prix resté figé pendant plus de dix ans. Comparons maintenant les calendriers. Juillet 2026 : l'Allemagne vote une loi pour financer 12 GW de nouvelles centrales, surtout au gaz. 2 septembre : Bruxelles approuve jusqu'à 35 milliards d'euros d'aides. Novembre 2025 : la France notifie le financement de six EPR2. Mars 2026 : la Commission ouvre une enquête approfondie. Octobre 2026 : toujours aucune décision, mais une liste de conditions. Moins de deux mois pour des centrales au gaz. Onze mois, et ce n'est pas fini, pour des réacteurs nucléaires. En mars, Ursula von der Leyen reconnaissait pourtant que l'Europe avait commis une « erreur stratégique » en tournant le dos au nucléaire. EDF doit prendre sa décision finale d'investissement fin 2026. L'enquête européenne se trouve sur le chemin critique du projet.
🔴 SIX RÉACTEURS, EDF AUX COMMANDES, ET BRUXELLES S'INQUIÈTE DE SA PUISSANCE SUR LE MARCHÉ. La France a confié à EDF la construction et l'exploitation de six EPR2. Coût estimé : 72,8 milliards d'euros, aux prix de 2020, avec un prêt bonifié de l'État couvrant 60 % des coûts de construction et un mécanisme de soutien des prix sur 40 ans. Depuis le 31 mars, la Commission européenne mène une enquête approfondie. Elle reconnaît elle-même que le projet est nécessaire. Ce qui l'inquiète, entre autres, c'est le risque de renforcer la position d'EDF sur le marché de l'électricité. Mais voilà la particularité de ce dossier : EDF est déjà l'opérateur du parc nucléaire français. Elle possède les équipes d'ingénierie, l'expérience d'exploitation et les filiales industrielles nécessaires pour porter ce programme. Fallait-il lui demander de renoncer à ses compétences pour rassurer Bruxelles ? Pendant ce temps, le calendrier tourne : décision finale d'investissement attendue fin 2026, premier béton à Penly envisagé fin 2028, mise en service prévue en 2038. Contrôler l'argent public est légitime. Vérifier que les aides ne faussent pas excessivement la concurrence aussi. Mais un programme nucléaire se compte en décennies. Et le financement doit être sécurisé suffisamment tôt pour tenir les échéances. Si EDF occupe cette place dans le nucléaire français, elle le doit à un choix. Pendant que l'Allemagne fermait ses dernières centrales en 2023, la France a conservé une filière nucléaire, ses ingénieurs, ses soudeurs, ses entreprises et ses capacités d'exploitation. Flamanville a coûté cher et accumulé les retards. Il a aussi rappelé combien les compétences industrielles sont difficiles à maintenir et coûteuses à reconstruire lorsqu'on les laisse s'éroder. Aujourd'hui, la France possède encore une filière capable de porter un programme de cette ampleur. Personne ne demande de dispenser EDF de tout contrôle. Reste à financer cette capacité industrielle sans compromettre le calendrier. On peut contrôler la puissance d'un acteur sans oublier que cette puissance repose aussi sur des compétences que l'Europe a intérêt à préserver.
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Simple, basique.
Elon Musk said nobody has any plan for how to end the war in Ukraine. Not true, I have a plan. The plan is building as many ballistic missiles, cruise missiles, and strike drones as humanely possible and launching so many of them into Russia that Russia begins to crumble.
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J’écoutais Montebourg, qui cite Bayrou, lequel écrit dans son livre que la France a, à certains égards, une économie de pays en voie de développement : elle importe des produits transformés à plus forte valeur ajoutée que ceux qu’elle exporte. Par exemple, le bois qui revient sous forme de meubles, les pommes de terre sous forme de chips, le matériel médical, etc. En termes de niveau de vie, cela se voit dès qu’on sort des métropoles, particulièrement de l’Île-de-France. Je pense qu’on est dans le déni sur cette question, et le PIB par région l’illustre bien. Ce qui est d’autant plus dingue, c’est qu’on a un système social de pays développé, mais une création de richesses qui stagne. On semble ne pas prendre conscience que les deux vont de pair.
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Once again, I live in Ukraine, and I have never met a soldier or a civilian who is fighting for Zelenskyy. ​Ukrainians resist because our country was invaded, because russian occupation means kidnapped children, executed civilians, torture chambers, mass graves, rape, and looting. Our soldiers defend their families, their culture, their civilians, and their future, not the president.
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Bally Bagayoko affirme à Orléans que la France « n’a eu de cesse que de piller les richesses » du Mali. Rappel des faits : Sous la colonisation, le Mali produisait surtout du coton et des produits agricoles. L’exploitation industrielle de l’or malien n’a vraiment commencé qu’après l’indépendance de 1960. Les grandes mines actuelles sont surtout opérées par des compagnies canadiennes (Barrick, B2Gold) et australiennes dans le cadre de contrats avec l’État malien. Les réserves d’or de la Banque de France ne proviennent pas du Mali contrairement au narratif des décoloniaux. Les slogans anti-France n’effacent pas les faits.
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Quand j'ai déménagé au Japon il y a une vingtaine d'années, la première chose qui m'a marqué, c'est que tout était japonais. Les téléphones portables étaient Sony, Sharp ou Panasonic. Les téléviseurs étaient Toshiba. Les voitures étaient Honda et Toyota. Les trains étaient Hitachi et Kawasaki. Les escaliers mécaniques, les climatisations et les ascenseurs étaient Mitsubishi. Toute l'infrastructure matérielle du pays semblait construite sur place. Un ami marocain m'a dit qu'il avait eu la même sensation en venant en France pour la première fois il y a fort longtemps. Des voitures françaises, des trains français, des ascenseurs français. Les téléviseurs étaient Thomson, les ordinateurs de l'administration étaient Bull. Il y avait même des téléphones portables Alcatel et Sagem. (J'en avais un, c'était pas ouf, et pas le sommet de la classe comparé au Nokia 3310, mais ça existait. Sagem vendait plus de mobiles en France que Nokia en 2004.) En venant du Maroc, tout cela semblait très impressionnant et nouveau. Nvidia produisait ses puces en France La toute première, en 1995, puis la RIVA 128 de 1997 qui a sauvé la boîte de la faillite : les deux sont sorties des usines de SGS-Thomson, l'ancêtre de STMicroelectronics. Nvidia était alors une start-up d'une centaine de personnes qui cherchait quelqu'un pour graver ses puces, et c'est chez nous qu'elle l'a trouvé. L'année suivante elle a pris TSMC en second fournisseur, puis l'a gardé seul. Nvidia vaut aujourd'hui deux fois l'ensemble du CAC 40. 20 ans plus tard notre environnement matériel et donc industriel est de moins en moins français. Thomson a cédé ses téléviseurs au chinois TCL en 2004, Alcatel ses mobiles la même année, Sagem a disparu des rayons en 2008. Nous avons aussi lâché la course aux puces : l'alliance Crolles 2, qui devait faire de l'Isère la pointe européenne de la gravure, est morte fin 2007 quand Philips et Motorola s'en sont retirés, et ST-Ericsson, dernière tentative européenne de fabriquer des processeurs de smartphone, a fermé en 2013 avec près de trois milliards d'euros de pertes. Les puces qui entraînent aujourd'hui les modèles d'IA sortent presque toutes de Taïwan. Même histoire en robotique. Nao, le petit humanoïde conçu à Paris par Aldebaran, est devenu le robot officiel de la RoboCup, la coupe du monde des robots. Aldebaran a été vendu au japonais SoftBank en 2012, revendu à un groupe allemand en 2022, placé en redressement judiciaire en 2025. Les robots industriels de Renault, eux, étaient déjà passés sous pavillon italien à la fin des années 1990. Cela ne fait pas mal par patriotisme blessé, pas même par ses conséquences sur la prospérité et l'emploi, peut-être même pas comme rappel constant des choix désastreux faits en conscience par une élite politico-industrielle sans vision. Cela fait mal car alors que nous entrons dans un nouveau monde de tensions géopolitiques, notre capacité à maîtriser notre propre infrastructure industrielle est la seule garante de notre liberté. Ce n'est plus théorique. Les Chinois menacent de couper les accès aux terres rares si nous ne laissons pas leurs produits finir d'achever notre industrie. Les Américains coupent les accès aux modèles IA les plus avancés quand ils craignent qu'ils puissent être trop puissants pour en laisser l'usage à leurs vassaux. Nous sommes entrés dans le XXIe siècle et ses tensions en bazardant progressivement tout ce qui garantissait notre liberté et notre prospérité, sur l'autel de croyances absurdes. L'idée que la production intellectuelle était supérieure à la production matérielle. L'idée que la mondialisation garantie par l'US Navy serait là pour toujours. Ces croyances absurdes n'ont pas encore disparu. L'idée simple et évidente que la France ne restera un pays riche et libre ce siècle que si elle triple son parc nucléaire et transforme son énergie abondante et bon marché en centres de calcul et en industries robotiques paraît encore, pour une grande partie de l'élite, incongrue ou blasphématoire. Le parallèle a souvent été fait, mais il faut le répéter inlassablement : nous sommes la Chine des Qing qui refuse la machine à vapeur, nous sommes l'Empire ottoman des oulémas qui interdit l'imprimerie. Nous sommes une vieille civilisation qui refuse d'acter sa décadence et les actions indispensables pour retrouver son rang. Il est tard, mais pas trop tard.
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Replying to @jescelnao @BFMTV
Ces gens-là sont hors-sol. Son discours est délirant !
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Kambodscha, kurz nach dem die Grundbedürfnisse der Menschen vergesellschaftet wurden.
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Très juste, mais à ma connaissance pas un mot sur l'Ukraine. Et pour cause, Obama avait la possibilité d'étouffer dans l'oeuf l'impérialisme russe en 2014. Il n'a rien fait, et 12 ans après, sa lâcheté se paie avec le sang des Ukrainiens.
OBAMA: He pulled out of the JCPOA, starts this war—Seven months later, six months after they declared victory, how's that war going?  Our allies and our bases have been attacked. Americans have been killed. Hundreds of Americans have been wounded. We have run down our stock of missiles. And Iran now has veto power over the strait of hormuz, where oil goes through to the world market.  This is the reason why the price of oil is up. Nobody disputes that. This is the reason the price of diesel is up. This is the reason why the price of just about everything is up. Meanwhile, you got the defense secretary who's squarely focused on important matters: the jawlines and testosterone levels of our troops.  These are not serious people. And the problem is you end up having to pay the price for their lack of seriousness.
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Heureusement que le Deep State est là pour limiter les conneries de Trump.
Le patron de la CIA, John Ratcliffe, travaille à faire l'interface entre un Donald Trump qui méprise Zelensky et une Ukraine qui dépend de Washington. On apprend notamment dans cet article que "même si la rhétorique de Trump ne le laisse pas deviner, les opérations de la CIA sont désormais « bien plus agressives » qu’elles ne l’étaient sous l’administration Biden." Plus d'une douzaine de sources ont confirmé à l'auteur que, même si Ratcliffe est un fidèle de Trump, il a un regard "lucide quant à la menace que représente la Russie non seulement pour l'Ukraine, mais aussi pour les États-Unis et leurs alliés." Paradoxalement, l'efficacité de la CIA sous Ratcliffe dans le soutien à l'Ukraine en arrive à ennuyer le président Trump : "Le succès de la CIA en Ukraine est devenu un problème — du moins du point de vue de Trump. Les attaques incessantes contre les raffineries de pétrole russes ont paralysé l'économie de ce pays et étouffé la machine de guerre de Poutine." En septembre dernier, lors de sa visite à Moscou, Ratcliffe a tenté de convaincre les Russes que cette guerre était un cul de sac. Il a ensuite briefé le président Zelensky. Mais si les Ukrainiens semblent conscients de cette situation, Moscou persiste. Et Trump, lui, appuie la Russie. Cet effort de la CIA et de son patron cache pourtant une réalité plus inquiétante pour le renseignement américain : ils sont nombreux à ne pas vouloir servir une administration dont ils sont convaincus qu'elle nuit aux intérêts des Etats-Unis : "Bien que la CIA ne communique pas de chiffres concernant ses effectifs, des agents actuels et anciens m’ont confié n’avoir jamais connu, au cours de leur carrière, un nombre aussi élevé de départs à la retraite et de démissions. Certains sont même partis alors qu’ils étaient sur le point d’obtenir une promotion importante. Les postes à responsabilité laissés vacants pourraient devoir être pourvus par des agents moins expérimentés." Une enquête passionnante sur le renseignement extérieur américain, à lire sur The Atlantic: theatlantic.com/national-sec…
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Intéressant, et positif pour la perspective d'enracinement d'un mouvement libéral en France.
🇫🇷📊 Le détail de l'électorat de David Lisnard au premier tour : disons qu'il se passe quelque chose, mais quand même surtout chez les jeunes hommes...
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Contrairement à une idée reçue, le problème du pouvoir d'achat ne se situe pas au SMIC mais au salaire median, c'est à dire le milieu de l'échelle des salaires. En effet, le revenu disponible (le salaire net après impôt et cotisations) au SMIC est très proche de celui au salaire median, qui reflète la productivité et la quantité de travail des salariés. Augmenter le SMIC n'aurait donc pour seul effet que de compresser encore davantage les salaires. Cela va en outre reduire le pouvoir d'achat du salarié median et de la classe moyenne en augmentant l'inflation. L'effet inflationniste sera d'autant plus important que le gel des allègements va doubler le coût de la hausse du SMIC pour les entreprises, et cela se répercutera nécessairement dans les prix. Pour augmenter le pouvoir d'achat des salariés, un levier consiste à baisser les cotisations sut les salaires. Cela suppose bien sûr de baisser les dépenses (au premier rang les retraites) qu'elles financent ou bien de mettre à contribution les inactifs solvables. Dans les deux cas, cela passe par une mise à contribution des retraités. Autre solution: travailler davantage, il faut alors réduire le coût des heures supplémentaires pour les entreprises. Et relancer sans attendre le report de l'âge de départ à la retraite.
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Bon résumé de la nullité abyssale de Vladimir Poutine et de son régime.
站在今天看,俄罗斯这波操作,属于手握着一把天胡的牌打得稀烂。 如果不出兵乌克兰,今天全球AI的牌桌上,除了中美,大概率真得坐着一个俄罗斯。 搞AI、跑大模型,底层逻辑就是“吃电、散热、堆机器”。这两年全世界的数据中心老板都在为电费和机房降温发愁。俄罗斯属于老天爷喂到饭:西伯利亚开窗就是纯天然顶级空调;境内水电、核电、天然气很便宜,当年挖矿的都选西伯利亚。 另外俄罗斯人的数学和算法也强,各大国际编程竞赛,Kaggle机器学习竞赛常被俄国人屠榜。全世界除了中美,俄罗斯也搞出了自己完整的互联网生态:搜东西有Yandex,社交有VK,还有Telegram。现在在美股被炒上天的算力黑马Nebius,核心班底就是原先Yandex那帮俄罗斯人。 如果疫情后俄罗斯出地皮、出冷气、出便宜电,再拉着中国这种基建狂魔帮忙拉高压电网、建厂房、铺光纤,欧美资本开服务器工厂。俄国人完全可以成为欧亚大陆最大的“超级算力工厂”,中美神仙打架,它在中间两头收过路费。 结果呢?普京一拍大腿:不行,我得去抢那几块地。 普京的脑子,彻底停留在了19世纪沙皇俄国那种“开疆拓土”的旧梦里。什么有没有出海口啊,有没有所谓的军事缓冲带啊,就算抢方法也多的是,这可这是21世纪啊!现在的世界霸权争夺,抢的是半导体供应链,抢的是先进算法,抢的是高精尖人才。你去顿巴斯抢了几片烂泥地、几座废弃钢铁厂,代价却是把整个国家的未来都押了上去。 枪声一响,一切全崩了。稍微有点本事的程序员、算法工程师,连夜跑路。Yandex核心技术团队,宁可巨亏,惨烈的断尾求生、割裂母国,也要跑到欧洲重组成Nebius。普京把最懂未来的人,全逼成了难民和海外创业者。 在人工智能技术爆发的黎明前夜,全世界都在疯狂狂飙算力、抢占新工业革命的门票;而俄罗斯的老大,却带着几十万人,在泥潭里打着一百年前的一战式堑壕战。 再说一遍,普京不行,国内崇拜普京的那帮人也不行
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站在今天看,俄罗斯这波操作,属于手握着一把天胡的牌打得稀烂。 如果不出兵乌克兰,今天全球AI的牌桌上,除了中美,大概率真得坐着一个俄罗斯。 搞AI、跑大模型,底层逻辑就是“吃电、散热、堆机器”。这两年全世界的数据中心老板都在为电费和机房降温发愁。俄罗斯属于老天爷喂到饭:西伯利亚开窗就是纯天然顶级空调;境内水电、核电、天然气很便宜,当年挖矿的都选西伯利亚。 另外俄罗斯人的数学和算法也强,各大国际编程竞赛,Kaggle机器学习竞赛常被俄国人屠榜。全世界除了中美,俄罗斯也搞出了自己完整的互联网生态:搜东西有Yandex,社交有VK,还有Telegram。现在在美股被炒上天的算力黑马Nebius,核心班底就是原先Yandex那帮俄罗斯人。 如果疫情后俄罗斯出地皮、出冷气、出便宜电,再拉着中国这种基建狂魔帮忙拉高压电网、建厂房、铺光纤,欧美资本开服务器工厂。俄国人完全可以成为欧亚大陆最大的“超级算力工厂”,中美神仙打架,它在中间两头收过路费。 结果呢?普京一拍大腿:不行,我得去抢那几块地。 普京的脑子,彻底停留在了19世纪沙皇俄国那种“开疆拓土”的旧梦里。什么有没有出海口啊,有没有所谓的军事缓冲带啊,就算抢方法也多的是,这可这是21世纪啊!现在的世界霸权争夺,抢的是半导体供应链,抢的是先进算法,抢的是高精尖人才。你去顿巴斯抢了几片烂泥地、几座废弃钢铁厂,代价却是把整个国家的未来都押了上去。 枪声一响,一切全崩了。稍微有点本事的程序员、算法工程师,连夜跑路。Yandex核心技术团队,宁可巨亏,惨烈的断尾求生、割裂母国,也要跑到欧洲重组成Nebius。普京把最懂未来的人,全逼成了难民和海外创业者。 在人工智能技术爆发的黎明前夜,全世界都在疯狂狂飙算力、抢占新工业革命的门票;而俄罗斯的老大,却带着几十万人,在泥潭里打着一百年前的一战式堑壕战。 再说一遍,普京不行,国内崇拜普京的那帮人也不行
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I am genuinely astonished that, after Donald Trump has spent the past two years stripping Ukraine of virtually all Congressionally-approved aid, threatening Ukraine, fawning over Putin and bending over backwards to please him in every conceivable way, blaming Ukraine for being invaded, hurling vicious, absurd insults, blackmail, and torrents of lies at it, twisting its arm to force it into capitulation, humiliating it with his antics, making it a scapegoat for his own failures and incompetence in the eyes of voters, and now openly and definitively entering into direct collusion with the Kremlin and siding with it in exchange for promised corrupt “business opportunities” for himself, his family, and his inner circle -- there are still people who have the nerve search with a magnifying glass for ways in which Zelensky failed to kiss Trump's ass enthusiastically enough to explain why he has been treating Ukraine this way.
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No Elon. What's actually going on in Ukraine is that Russia's decided to invade Ukraine and destroy any trace of Ukrainian identity. Ukrainians don't accept that and fight. Zelensky has often offered to freeze the conflict along the frontline, which was never accepted by Putin.
What’s actually going on in Ukraine is that there is a massive incentive difference between the elites and the people. The former have grown very rich off the hundreds of billions flowing to Ukraine, while the latter’s children are conscripted to die in trenches.
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