
Founder #JDIresearch. Global #MacroStrategy: « The important is not to be the first to know but the first to understand ». 25y passion for investment & strategy
London
Joined December 2011
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Juliette Declercq retweeted
La différence entre un économiste universitaire et un économiste de marché c’est la connaissance du terrain
L’un lit des livres et des théories économiques
L’autre est en contact avec l’économie réelle, les marchés et les clients en direct
Les gens choisissent leur camp
La crédibilité du programme de David Lisnard doit fortement être remise en question. Il ne faut pas se laisser influencer par le fait qu’il corresponde à vos convictions. Soyons honnête : on ne peut pas financer 160 milliards de baisses de cotisations sociales et d’impôts ainsi que 40 milliards de réduction du déficit (seulement) par la suppression d’Operateurs de l’Etat et en limitant les prestations sociales.
Parce qu’il n’y a pas 200 milliards à aller chercher dans les Operateurs de l’Etat (dont le budget est de 180 milliards), la desindexation partielle des retraites (5 milliards) et le plafonnement des prestations sociales à 2000€ (c’est 12 à 35 milliards si on les plafonne à 1500€ selon l’IFRAP, donc sans doute beaucoup moins si c’est plafonné à 2000€).
À moins de supprimer tous les Opérateurs dont 49% des employés le sont au sein des universités et des centres de recherche (CNRS etc…), ce qui reviendrait à baisser le budget de l’éducation et de la recherche. Et de supprimer les opérateurs en plus des aides publiques qu’elles versent aux entreprises, les comptes ne sont pas bons.
Si on ajoute à cela 40 milliards d’économies pour réduire le déficit, on n’y est encore moins.
Je rappelle que pour simplement stabiliser le déficit à son niveau actuel il nous faudrait plus de 30 milliards. Cela équivaut au coût que représentent : les nouveaux départs à la retraite, l’augmentation de la charge d’intérêts, la loi de programmation militaire etc… avec les 40 milliards proposés par Lisnard, on n’arriverait qu’à stabiliser le déficit à son niveau actuel.
Sans oublier le fait que les politiques d’austérités promues (mais pas vraiment dans son programme pour le moment) par David Lisnard peuvent peser sur la croissance (qui est déjà nulle) et réduire les recettes fiscales, diminuant ainsi les économies réalisées.
Tant qu’on jugera les programmes politiques en fonction de nos aspirations plutôt qu’en fonction de leur faisabilité, on risque de porter au pouvoir des candidats condamnés à trahir leurs promesses.
The AI boom survives on a paradox.
Money keeps piling in because people believe that one day, it will improve productivity.
But if that actually happens, it could crush inflation and displace the workers whose spending sustains the economy.
Will it happen? There are just enough signs to keep the belief - and the boom - alive.
Juliette Declercq retweeted
The students looked at France's debt profile and concluded the answer is more socialism.
Back to class, kids. Starting with arithmetic.
Juliette Declercq retweeted
In France, benefits are "free." They're free the way dinner is free when someone else pays the bill. For forty years that someone has been the next generation, and the bond market has been the go-between. France already taxes more than any other G10 economy, and it borrows to fund the welfare state. Now the rent is coming due:
Juliette Declercq retweeted
At an extremely simple level: for AI to keep booming, earnings must keep expanding. For earnings to keep expanding, end-user spending must keep rising.
It is.
Despite falling token prices, volume is rising exponentially, which keeps spend on an upward path.
That's just one of the more basic indicators we're tracking at JDI Research.
Juliette Declercq retweeted
The Tocqueville effect (also known as the Tocqueville paradox) is the phenomenon in which, as social conditions and opportunities improve, social frustration grows more quickly.
Replying to @DomenButala
Tocqueville's paradox is blowing up in our faces.
France redistributes more than almost anyone. Free school. Free university. Free culture. A land of milk and honey.
Yet a big chunk of the country believes it lives in a hell of systemic injustice.
Tocqueville called it. The more equal a society gets, the more the last inequalities sting.
And meritocracy adds a twist. The ancien régime blamed your birth. Meritocracy blames you.
Juliette Declercq retweeted
🚨 David Lisnard annonce 200 milliards d'euros d'économies dont 120 milliards pour augmenter les salaires nets des Français. Contrairement à certains autres programmes, est-ce que celui-ci peut vraiment redresser les finances publiques ?
➡️ Ca m'a pris pas mal de temps pour tout suivre et regarder tout le détail sachant que j'attends le programme économique définitif mais pour l'instant je pense qu'il faut surtout éviter deux erreurs. La première erreur est de considérer que le programme serait irréaliste parce qu'il implique une réduction massive de la dépense publique. L'autre serait de considérer que ce programme serait efficace parce qu'il repose sur des mécanismes économiques que l'on connait tous.
📈 La stratégie de Lisnard repose sur une vision libérale de l'offre assez simple. On réduit le poids de la sphère publique, on diminue les prélèvements sur le travail et les entreprises, on simplifie les réglementations et on crée un environnement beaucoup plus favorable à l'investissement, à l'emploi et à la production. Enfin, un homme politique qui mise sur le retour de la croissance en France via la libération de ressources pour le secteur privé plutôt que par l'explosion des dépenses publiques. On va voir si l'efficacité des mesures individuelles et la crédibilité de leur financement suivent la théorie.
⚔️ Côté chiffres, Lisnard évoque 80 milliards d'économies dès la première année puis 200 milliards en rythme de croisière avec une ambition qui peut atteindre 300 milliards à terme, soit 6.5% du PIB et près de 12% des dépenses publiques. C'est un changement brutal et qui mérite d'être scruté parce qu'il n'y aura pas forcément que des dépenses inutiles qui seront supprimées.
📊 La répartition annoncée des 200 milliards d'économies m'a intrigué. Lisnard prévoit d'en consacrer 120 milliards à l'augmentation du salaire net par la baisse des cotisations, 40 milliards à la réduction des impôts de production et 40 milliards à l'amélioration des finances publiques. Vous l'aurez donc compris, les 200 milliards d'économies sur les dépenses ne signifient pas 200 milliards d'amélioration du déficit puisque si l'État diminue ses dépenses de 200 milliards mais réduit ses prélèvements de 160 milliards, l'amélioration budgétaire directe n'est que de 40 milliards. Pas choquant en l'état car Lisnard assume franchement de privilégier la diminution des prélèvements et je trouve ça positif même si ce n'est pas sans conséquence. En 2025, la France enregistrait 152 milliards de déficit public donc si on retranche 40 milliards, cela laisserait un besoin de financement supérieur à 110 milliards avant tout autre changement économique ou budgétaire. C'est un bon début et du coup il faudra absolument que la baisse des prélèvements génère assez d'activité supplémentaire pour améliorer les recettes publiques et la trajectoire de dette.
💸 Sur la fiscalité des entreprises, les propositions méritent le coup d'oeil aussi. Lisnard souhaite supprimer la C3S, réduire les impôts de production et alléger les contraintes fiscales et réglementaires. La C3S est assise sur le chiffre d'affaires toute entreprise entre dans son champ même quand elle ne réalise aucun profit. Ce type de prélèvement est un massacre pour moi et la diminuer peut améliorer la rentabilité des projets d'investissement et la compétitivité de certaines activités industrielles. Par contre, il faut comprendre qu'une baisse de fiscalité peut ne pas se transformer en investissement productif puisqu'une boîte peut décider d'utiliser les sommes économisées pour investir, recruter, augmenter les rémunérations, reconstituer ses marges, réduire son endettement voire rémunérer ses actionnaires, et ces décisions dépendent de facteurs exogènes comme les perspectives de demande, le coût du capital et le rendement attendu des investissements. Bref, l'effet vertueux n'est pas garanti mais ça mérite d'être salué.
💰 Je reviens sur les salaires nets parce que c'est ce qui compte le plus à vos yeux. Lisnard veut rendre 120 milliards aux actifs grâce à une réduction des cotisations sociales en avançant un gain moyen de l'ordre de 400 euros nets mensuels par salarié. On veut réduire l'écart entre le coût total supporté par l'employeur et le revenu perçu par le salarié. Économiquement, cette distinction est essentielle. J'ai pas trouvé le détail de la répartition mais je rappelle qu'une baisse des cotisations salariales peut augmenter le salaire net à coût employeur inchangé alors qu'une baisse des cotisations patronales réduit le coût du travail mais ne se transmet que progressivement et variablement aux rémunérations. Sans cette répartition, impossible d'apprécier les gains de pouvoir d'achat et les effets sur la compétitivité. Il faudrait aussi voir la distribution des gains entre salariés modestes, classes moyennes et hauts revenus. Enfin, il faut aussi garder en tête que réduire les cotisations ne fait pas disparaître les dépenses qu'elles servaient à financer puisqu'on va continuer de verser les pensions de retraite et de prendre en charge les dépenses de santé. Si les cotisations diminuent de 120 milliards, il faut soit réduire certaines dépenses sociales, soit organiser leur financement, soit combiner les deux.
🏦 Ensuite, sur la réforme administrative je me pose beaucoup de questions. Lisnard souhaite réduire le nombre d'agences, d'opérateurs et de structures administratives, supprimer des doublons et réorganiser l'appareil public. On parle de 1 153 organismes publics nationaux et des dépenses qui se chiffrent en dizaines de milliards mais le truc c'est que le budget d'un organisme public n'est pas égal au montant que l'État économiserait. Une agence peut avoir un budget important parce qu'elle finance des formations, distribue des aides, exerce des missions réglementaires ou verse des prestations. Si on supprime la structure juridique tout en maintenant ses missions, une grande partie des dépenses continue d'exister ailleurs. Je ne dis pas qu'il serait impossible de réaliser des économies mais ça montre que la rationalisation administrative et la suppression de dépenses sont deux opérations distinctes.
👴 Sur les retraites, Lisnard veut ce que je prône : une évolution du modèle français avec une base par répartition et l'arrivée d'un étage de capitalisation obligatoire et collective. Il souhaite utiliser les ressources dégagées par une désindexation des pensions supérieures à 2 000 euros mensuels pour contribuer au financement de la transition. Pour ceux qui ne le savent pas, la capitalisation permet de constituer des actifs financiers destinés à financer une partie des pensions futures. Avec ça, on diversifie les sources de financement puisque les revenus des retraités dépendent des rendements du capital et plus exclusivement des cotisations des actifs. Elle peut aussi contribuer à la formation d'une épargne longue qui peut financer l'investissement. Par contre, la capitalisation n'annule ni les risques démographiques, ni les risques financiers, ni les engagements déjà contractés. Le souci reste surtout la transition parce que pendant que les générations actives commencent à accumuler des droits capitalisés, il faut continuer à payer les pensions des retraités actuels. Sur ce point, j'attends de savoir comment Lisnard veut financer ce double engagement. La désindexation de certaines pensions peut aider mais ça signifie une baisse progressive de leur pouvoir d'achat réel quand les prix augmentent. Bref, sans cela, on peut pas valider la soutenabilité du plan.
🗓️ Pour le calendrier, Lisnard parle de 80 milliards d'économies dès la première année alors que l'économie française est dans un environnement de croissance absente. Réaliser un tel ajustement budgétaire mérite de se poser des questions sur les conséquences à court terme sur l'activité parce qu'on parle ici d'un vrai effet négatif sur la demande. Le résultat dépendra de la composition des mesures, des comportements des agents économiques et du moment où les effets se matérialisent. Encore une fois, impossible de juger la trajectoire annoncée sans une vraie simulation macro qui intègre les multiplicateurs budgétaires, les effets sur l'emploi, les réactions de consommation et d'investissement, et les conséquences sur les recettes fiscales.
🤔 Je trouve que plusieurs des orientations économiques défendues par Lisnard méritent d'être prises très au sérieux. Le programme est ambitieux, plaisant sur le papier, plus cohérent que certains autres programmes compte tenu de la situation actuelle de la France mais avec l'absence de chiffrage et de trajectoire concrète, il est difficile de savoir si c'est réalisable ou pas. Je dirais même que je reste sceptique sur la crédibilité budgétaire des montants et du calendrier. Un second post avec les hypothèses, les méthodes de calcul et les conditions de mise en œuvre sera fait en temps voulu. Du coup, pour donner mon avis définitif, j'attends surtout le détail des 200 milliards d'économies annoncées, mesure par mesure et année par année en distinguant économies brutes et économies nettes, une simulation économique qui montre les conséquences de ces réformes sur la croissance, l'emploi, les recettes publiques et le déficit, et surtout une projection du financement des retraites qui intègre le coût de transition vers la capitalisation.
Affaire à suivre sur ce qui semble être le programme le plus cohérent à ce stade. Je dis bien "à ce stade".
The students looked at France's debt profile and concluded the answer is more socialism.
Back to class, kids. Starting with arithmetic.
Juliette Declercq retweeted
Replying to @ClaireMartel47
Effectivement parce que le travail est beaucoup trop taxé et qu'il est difficile de vivre bien en france du travail ou d'une entreprise modeste. C'est toute la classe moyenne travailleuse qui paie pour ce niveau délirant de "prestations" en tout genre.
At an extremely simple level: for AI to keep booming, earnings must keep expanding. For earnings to keep expanding, end-user spending must keep rising.
It is.
Despite falling token prices, volume is rising exponentially, which keeps spend on an upward path.
That's just one of the more basic indicators we're tracking at JDI Research.
Juliette Declercq retweeted
Super interesting chart. Its never going to be enough..
Are you marching against "neoliberalism" in France? Stop right there. 🇫🇷 is already top of the class and top of the bill in terms of benefits. You are in fact marching because you have become addicted to "magic money"; you know the one that takes zero effort and grows from trees?
Juliette Declercq retweeted
Replying to @ClaireMartel47
L'argent magique c'est celui qui coûte peu aujourd'hui mais qui détruit les prochaines générations:
Juliette Declercq retweeted
In 2021, Sam Altman predicted "Moore's Law for Everything" - an exponential drop in the cost of output.
5 years later, that dream still looks distant.
Productivity (TFP) is at -0.07%, though individual sectors show signs of AI life 🤖.
Rates stay high until that changes.
Juliette Declercq retweeted
"AI bubble." 🙄 Heard it a 100 times already...
Nasdaq forward EPS: +78% since Jan 2025.
Price: +40%.
Valuations are falling for the right reason. Earnings are outrunning the price.
Put another way, inflation destroys earnings. Unless you're the one causing it.
Juliette Declercq retweeted
Replying to @Jean_Voidulour
Voilà la dette de la France avec le status quo sur les retraites notamment. C'est ça l'argent magique, celui qui ne coûte pas ou peu aujourd'hui mais détruit les prochaines générations.
Juliette Declercq retweeted
Replying to @JulietteJDI
Nothing is more expensive than what we get from government for free





















