Du 9 au 11 octobre 2026, j’ai participé à une rencontre du mouvement des Artisans de Paix à Paray-le-Monial, sous le signe du « Sacré Cœur. » J’y ai apporté une perspective protestante.
Cette rencontre s’inscrivait dans la mémoire de la rencontre interreligieuse d’Assise convoquée par Jean-Paul II en 1986. L’absence de Paula Kasparian, présidente et fondatrice de cette Association a marqué cette rencontre.
Lire ici : hoegger.org/article/coeur-pa…
Du 20 au 22 octobre 2026, le mouvement « Vers un concile de Jérusalem II » (TJCII) a tenu son premier « Sommet » à Jérusalem, au Centre Notre Dame. Des disciples juifs de Jésus et des chrétiens de diverses Églises et nations s’y sont réunis pour approfondir la réconciliation entre Juifs et non-Juifs dans le Christ.
Je participe à ce mouvement depuis trois ans, à la suite d’une rencontre à Wengen, en Suisse, qui m’avait particulièrement touché. Cet engagement prolonge les « Montées de Jérusalem » auxquelles j’ai participé durant plusieurs années.
L’année dernière, j’avais déjà participé à une rencontre préparatoire à Jérusalem. Après une journée de retraite et de prière dans les lieux saints, j’ai abordé cette rencontre avec une attente particulière.
Lire ici : hoegger.org/article/jerusale…
Jérusalem, le 20 octobre 2026. À la veille du congrès de « Vers un concile de Jérusalem II » (TJCII), je consacre une journée à la prière dans les lieux saints de Jérusalem. Je désire me préparer intérieurement à cette rencontre.
Avant ce congrès, je ressens le besoin d’écouter le Seigneur. L’unité est d’abord un don de Dieu à accueillir. Dans chaque lieu, je médite une parole biblique et prie avec intensité pour que l’Esprit nous conduise sur un chemin de réconciliation.
Lire ici : hoegger.org/article/jerusale…
LA PRIERE, UN ENTRETIEN
J’ai donné cet enseignement lors du « colloque des Compagnons » de la Communauté de Pomeyrol, en août 2026. Pendant plusieurs jours, j’ai proposé un parcours autour de la prière comprise comme une rencontre, un entretien vivant avec Dieu.
« Seigneur, apprends-nous à prier » (Lc 11,1). Cette demande des disciples demeure la nôtre. Nous savons l’importance de la prière, mais nous faisons aussi l’expérience de notre pauvreté, des distractions et de la difficulté à persévérer.
Le parcours se développe en trois enseignements complémentaires.
Le premier contemple Jésus en prière et découvre en lui le modèle et la source de toute prière chrétienne.
Le deuxième approfondit la prière comme entretien avec le Père, en particulier à travers le Notre Père.
Le troisième s’interroge sur l’appel de Jésus et de l’apôtre Paul à « prier sans cesse » et cherche comment toute l’existence peut devenir un entretien continuel avec Dieu.
Lire sur mon site internet: hoegger.org/article/la-prier…
LA PRIERE DE JESUS ET NOTRE PRIERE
La prière est au cœur de la relation de Jésus avec son Père. Pour comprendre ce qu’est la prière chrétienne, trois dimensions peuvent être distinguées : l’attitude dans laquelle Jésus prie, la manière dont il nous fait entrer dans sa propre relation avec le Père, et enfin sa présence dans notre prière, puisqu’il prie pour nous, avec nous et au milieu de nous.
Lire sur mon site: hoegger.org/article/la-prier…
Sur le chemin d’Emmaüs, devenir compagnons du Christ
J’ai donné ce message, le 23 août 2026, à l’occasion de l’engagement de deux « Compagnons » dans la communauté de Pomeyrol, une communauté protestante en Provence (Saint-Etienne-du-Grès).
Le récit des disciples d’Emmaüs est un grand texte sur le compagnonnage (cf. Lc 24.18-35). En ce jour où Johanne et Marion prennent leur engagement comme compagnons de Pomeyrol, il nous offre une lumière particulière. Car, avant de nous dire ce que signifie être compagnon les uns des autres, il nous révèle Jésus lui-même comme le compagnon par excellence.
Le Ressuscité rejoint deux disciples sur leur chemin. Il marche avec eux, les écoute, ouvre pour eux les Écritures, partage leur pain et les remet en route comme témoins. À travers ces différentes étapes, nous pouvons reconnaître cinq dimensions du compagnonnage. Elles concernent particulièrement les compagnons de Pomeyrol, mais elles dessinent aussi un chemin pour toute communauté chrétienne.
A lire sur mon site internet : hoegger.org/article/emmaus-c…
Fidélité et innovation au service de l’Évangile
Les 70 ans de la Mission évangélique Braille et les 50 ans de son camp
La Mission évangélique Braille (MEB) a célébré cette année un double anniversaire particulièrement significatif : les 70 ans de sa fondation officielle et les 50 ans de son camp d’été.
Le 20 juillet 2026 une fête dans la grande et belle salle del Castillo, à Vevey, a permis de relire une histoire marquée par la fidélité de Dieu, l’engagement de nombreux bénévoles et collaborateurs, ainsi que par une volonté constante de rendre la Parole de Dieu accessible aux personnes aveugles et malvoyantes. Les témoignages de plusieurs acteurs de cette aventure ont montré comment cette œuvre a su évoluer tout en restant fidèle à sa vocation première.
Lire mon article ici , hoegger.org/article/meb-70-a…
Gerhard Pross honoré pour son engagement dans Ensemble pour l’Europe.
Le 16 juillet 2026, le premier Prix « Tonadico – Cité du Pacte » a été décerné à Gerhard Pross, ancien modérateur d’Ensemble pour l’Europe, en reconnaissance de plus de vingt années consacrées à la réconciliation entre les Églises et à la promotion d’une Europe fondée sur le dialogue et la fraternité.
Le village de Tonadico, dans la vallée du Primiero dans le Trentin, avait été en effet proclamé « Cité du Pacte », en mémoire de l’expérience spirituelle vécue en 1949 par Chiara Lubich, fondatrice du mouvement des Focolari et Igino Giordani, parlementaire italien. Expérience à l’origine du célèbre texte du « Paradis de 1949 ».
Lire la suite ici : en-chemin-ensemble.org/artic…
La liturgie, source d’espérance, sept chemins ouverts par la rencontre de Synaxe
La 40e rencontre internationale de Synaxe, réunie à Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace, en juillet 2026, m’a permis de vivre une semaine particulièrement riche autour du thème « La liturgie, source d’espérance ». Avec une quarantaine de moines, de moniales et d’amis issus des traditions orthodoxe, catholique et protestante, j’ai découvert différentes manières de célébrer, de prier et de comprendre la liturgie.
Dans les six premières parties, je présente les principales étapes et contributions de cette rencontre. Chaque sous-titre renvoie à un article. Dans la septième, je propose une réflexion plus personnelle : à la lumière de la lettre aux Hébreux, la liturgie m’apparaît comme une « ancre de l’âme » qui nous fixe dans le Christ et nous engage sur la « voie infiniment supérieure » de l’amour.
Lire la suite sur mon site : hoegger.org/article/liturgie…
Louez le Seigneur, vous toutes les nations!
En ce mois de juillet, les regards de milliards de personnes sont tournés vers un même événement : la Coupe du monde. Pendant quelques semaines, les frontières semblent s’effacer. Les peuples vibrent ensemble, les drapeaux flottent, les stades se remplissent et les médias parlent abondamment de football. Rarement un événement réunit autant de nations et de cultures.
Pour les chrétiens, cette ferveur mondiale peut nous rappeler une vérité essentielle : Dieu aime toutes les nations. Et Jésus nous a confié cette mission : « Allez, faites de toutes les nations des disciples. » Si la Coupe du monde rassemble les foules autour d’un ballon, l’Évangile, lui, appelle des hommes et des femmes de toute langue, de tout peuple et de toute nation à se rassembler autour de Jésus-Christ.
La vocation des nations s’enracine dans celle du peuple d’Israël, appelé à mettre Dieu en premier, à l’aimer de tout son cœur et à témoigner de lui en toutes circonstances. Cette vocation s’est ouverte à toutes les nations à travers la mort et la résurrection de Jésus-Christ. C’est pourquoi Paul peut écrire : « Nations, soyez en fête avec son peuple ! » (Romains 15.10)
Je voudrais développer ce message en trois parties : la vocation des nations s’enracine dans celle du peuple d’Israël ; deuxièmement, Jésus nous envoie vers toutes les nations ; enfin, Israël et les nations sont appelés à s’accueillir les uns les autres.
Lire la suite de ma méditation ici : hoegger.org/article/nations/
Le peuple juif est-il le peuple de Dieu ?
– Qu’est-ce que cela change dans notre foi de reconnaître qu’Israël demeure le peuple de Dieu et que l’Alliance avec lui n’a jamais été révoquée ?
– Comment l’Église peut-elle aujourd’hui vivre l’Évangile avec le peuple juif autrement que dans le jugement, en entrant dans une attitude d’écoute, de respect et de fraternité ?
– Dans notre vie concrète, comment sommes-nous appelés à devenir des artisans de paix et de réconciliation, là où des murs de méfiance ou de rejet se sont dressés ?
Voici trois questions auxquelles j'essaie de répondre dans ce texte que vous pouvez lire sur mon site internet: hoegger.org/article/peuple-d…
Mémoire, prière et espérance
J’ai participé à la commémoration de Yom HaShoah (le jour de la mémoire de l’élimination de six millions de juifs par le nazisme durant la seconde guerre mondiale) à la synagogue de Lausanne, le 14 avril 2026.
C’était un moment d’une grande intensité spirituelle. Dans le silence de l’assemblée, mémoire, prières et musique se sont entrelacées pour faire résonner une même exigence : ne pas oublier, mais aussi continuer à vivre.
A lire sur mon site internet: hoegger.org/article/memoire-…
« Reste avec nous, car le soir vient »
Sur le chemin d’Emmaüs (Tableau de Soichi Watanabe)
Le mouvement des Focolari m’a demandé de commenter la « Parole de Vie » du mois d’avril pour sa zone germanophone — Allemagne, Autriche et Suisse alémanique. Elle est tirée du récit du chemin d’Emmaüs (Luc 24,29).
C’est un chemin que j’aurais dû parcourir moi-même ce mois-ci, avec un groupe, dans le cadre de JC2033… Mais la guerre actuelle a rendu ce projet impossible. Nous l’avons renvoyé à l’année prochaine, après Pâques.
Lire le commentaire ici : hoegger.org/article/reste-av…
« C’est en 1975 que la Parole de Dieu a éclairé mon âme et fait de moi un chrétien. Depuis ce jour, elle ne m’a plus quitté. »
Ce livre est le fruit d’un demi-siècle de marche avec la Parole de Dieu. Elle a façonné une vie, nourri la foi, fortifié la communion. Jour après jour, elle s’est révélée force de transformation intérieure et ferment d’unité communautaire.
À travers une double pratique spirituelle — la Lectio divina et la Parole de Vie du mouvement des Focolari — l’auteur nous conduit sur un chemin à la fois personnel et ecclésial. Enracinée dans la Bible, nourrie par la tradition réformée et ouverte aux dialogues œcuméniques contemporains, sa démarche conjugue approche existentielle, lecture priante, partage communautaire et réflexion théologique.
Ce parcours s’adresse à tous ceux qui veulent laisser la Parole habiter leur vie, transformer leurs relations, et construire l’unité de l’Église à partir de l’Évangile vécu. Entre témoignage, prière et étude, ce livre se lit comme une invitation à marcher, ensemble, à l’écoute du Dieu vivant qui parle aujourd’hui.
A commander sur ce lien (en format papier ou électronique)
unixtus.ch/librairie/la-paro…
Sel et lumière, la vocation chrétienne
Dans le Sermon sur la montagne, Jésus s’adresse à ses disciples et leur confie une parole exigeante : « Vous êtes le sel de la terre » et « vous êtes la lumière du monde ». Par ces deux images, il dit quelque chose d’essentiel sur la vocation des croyants au cœur du monde (Matthieu 5,13-17).
L’écrivain romain Pline l’Ancien écrivait déjà : « Rien n’est plus utile que le sel et la lumière du soleil » (en latin, on a le jeu de mots « sal et sol »). Le sel et la lumière sont nécessaires à la vie et indiquent deux réalités. D’une part, le monde manifeste une tendance constante à se détériorer, ce qui appelle une force de préservation. C’est l’image du sel qui conserve.
D’autre part, le monde a besoin d’une lumière qui ne vient pas de lui-même. Nous ne sommes pas le soleil, même si l’être humain est tenté de se croire la source du sens de sa propre vie, comme le dit ce jeu de mots en italien : « noi soli siamo il sole » (« Nous seuls sommes le soleil »).
Jésus appelle ses disciples à recevoir et à transmettre ce qu’ils ne produisent pas par eux-mêmes.
Pour approfondir ces deux images, cliquez sur mon site internet
hoegger.org/article/sel-et-l…
Quand le concile de Nicée a blessé le cœur de l’Église
Cette année 2025 a marqué le 1700e anniversaire du Concile de Nicée qui fut un moment décisif dans la vie de l’Église. Ce concile a affirmé avec force la pleine humanité et la pleine divinité de Jésus Christ. C’était une proclamation essentielle du mystère du Christ à une époque où sa divinité était rejetée par une grande partie de l’Eglise.
Mais derrière cette lumière s’est profilé une ombre douloureuse. Le décret de Constantin, déclarant que les chrétiens ne devaient « rien avoir en commun avec la foule juive détestable », révèle une mutation profonde de la conscience ecclésiale : l’Église s’est comprise désormais en opposition au peuple juif, et non plus en prolongement de l’alliance avec lui.
Et c’est ainsi que l’Église s’est détachée de ses racines juives, s’éloignant du peuple à travers lequel Dieu s’était révélé au monde.
Là où il y avait continuité et promesse partagée, il y eut séparation. Ce jour-là, une fracture s’est ouverte dans le cœur de l’Église. Elle s’accentuera au cours des siècles avant que cette « culture du mépris » fasse place au renouveau des relations entre juifs et chrétiens par les nombreux dialogues au XXe siècle.
De plus le concile de Nicée a aussi conduit à l’éloignement des communautés judéo-chrétiennes composées de disciples juifs de Jésus, qui existaient encore à l’époque. La polémique antijuive, en particulier dans le contexte de la séparation de la date de Pâques juive, s’adressait, en effet, aussi à cette « Église issue de la circoncision. »
Lire la suite de cette réflexion sur mon site: hoegger.org/article/nicee-a-…
Premier janvier : fête de la circoncision de Jésus-Christ.
Entre Noël et l’Épiphanie, la liturgie chrétienne place une fête souvent méconnue : la circoncision de Jésus, célébrée le huitième jour après sa naissance, le premier janvier. À première vue, ce thème semble austère après la joie de Noël. Et pourtant, il touche au cœur de la révélation biblique : l’alliance de Dieu avec Abraham et avec le peuple issu de lui, la fidélité de Dieu à ses promesses, et la manière dont ces promesses trouvent leur accomplissement en Jésus-Christ.
Lire ici le texte de ma méditation : hoegger.org/article/circonci…
« Rien n’est impossible à toute Parole de Dieu »
Il arrive que certaines paroles bibliques nous soient si familières qu’elles glissent sur nous sans plus nous atteindre. Et pourtant l’Évangile contient des paroles avec une puissance créatrice, capables de nous transformer. La parole que l’ange adresse à Marie en fait partie :
« Rien n’est impossible à toute Parole de Dieu »
Oui, l’ange dit littéralement à Marie :
« Rien n’est impossible à toute Parole de Dieu. » (Luc 1.37)
Il est dommage que les traductions escamotent le mot décisif : Parole (rhèma, en grec).
Cette parole fait écho au récit de la Genèse lorsque Dieu demande à Abraham :
« Y a-t-il quelque chose de trop difficile pour le Seigneur ? » (18.14) Ici le mot traduit par « chose » est Dabar, « parole » en hébreu.
Il s’agit d’une promesse de vie adressée à Sara, alors qu’elle doutait de pouvoir enfanter.
L’ange reprend cette même logique à propos d’Élisabeth, stérile et pourtant enceinte. Mais avec Marie, nous entrons dans une profondeur nouvelle. Il y a chez Marie une réalité plus grande que chez Sarah et Abraham, Moïse et Myriam, Zacharie et Elisabeth, plus grande que tous les prophètes réunis.
Marie est à la fois unique et notre sœur. Unique car elle a donné sa chair au Fils éternel de Dieu.
Lire la suite de mon message de ce dimanche sur mon site internet: hoegger.org/article/rien-nes…














