đ #Niger le 24-07-2024 - Le 23 juillet 2024, l'ECOSOC, organe des Nations Unies, a approuvĂ© la recommandation du ComitĂ© chargĂ© des organisations non gouvernementales pour accorder le statut consultatif spĂ©cial Ă l'ONG Initiative pour un co-dĂ©veloppement durable avec le Niger
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La prĂ©sence de forces Ă©trangĂšres sur le sol dâun pays, loin de renforcer son indĂ©pendance, le rend au contraire dĂ©pendants de cette mĂȘme puissance Ă©trangĂšre !!!
La sĂ©curitĂ© est effectivement lâun des piliers essentiels de la souverainetĂ© dâun Ătat. Mais peut-on prĂ©tendre dĂ©fendre sa souverainetĂ© si, en parallĂšle, on permet Ă des acteurs extĂ©rieurs de s'immiscer dans les affaires internes, voire de contrĂŽler certaines de ses opĂ©rations militaires ?
Seule une vĂ©ritable maĂźtrise de la sĂ©curitĂ© par des forces nationales pourrait garantir la souverainetĂ© des pays du Sahel, et non une dĂ©pendance Ă des acteurs extĂ©rieurs, quels quâils soient.
La prĂ©sence de forces Ă©trangĂšres sur le sol dâun pays, loin de renforcer son indĂ©pendance, le rend au contraire dĂ©pendants de cette mĂȘme puissance Ă©trangĂšre !!!
La sĂ©curitĂ© est effectivement lâun des piliers essentiels de la souverainetĂ© dâun Ătat. Mais peut-on prĂ©tendre dĂ©fendre sa souverainetĂ© si, en parallĂšle, on permet Ă des acteurs extĂ©rieurs de s'immiscer dans les affaires internes, voire de contrĂŽler certaines de ses opĂ©rations militaires ?
Seule une vĂ©ritable maĂźtrise de la sĂ©curitĂ© par des forces nationales pourrait garantir la souverainetĂ© des pays du Sahel, et non une dĂ©pendance Ă des acteurs extĂ©rieurs, quels quâils soient.
Au Niger, il suffit de publier un post sur la vie dâune personnalitĂ© ou sur une question de mĆurs : en quelques minutes, le sujet explose, fait le buzz et sâimpose dans les fadas comme dans les journaux. Mais dĂšs quâil sâagit dâĂ©conomie, de finance, de chĂŽmage, lâinsĂ©curitĂ©, de corruption, le poids de la dette ou de gouvernance , ces rĂ©alitĂ©s qui pĂšsent directement sur les conditions de vie : le silence est assourdissant. MĂȘme les intellectuels dĂ©tournent le regard.
Câest le paradoxe de lâindignation futile : on sâenflamme pour des broutilles, mais on reste indiffĂ©rent face Ă lâessentiel. Quelle tristesse !
Dette publique : 144,25 milliards de FCFA dâintĂ©rĂȘts payĂ© en six mois
PrĂšs de 145 milliards de FCFA en six mois. Câest la somme consacrĂ©e par lâĂtat nigĂ©rien aux charges financiĂšres de sa dette au premier semestre 2026. Une facture qui rappelle que lâargent empruntĂ© coĂ»te aussi des intĂ©rĂȘts, avant mĂȘme de rembourser le capital.
Emprunter a un prix. Et pour lâĂtat nigĂ©rien, la facture se chiffre en centaines de milliards de francs CFA.
Au premier semestre 2026, le Niger a consacrĂ© 144,25 milliards de FCFA aux charges financiĂšres de sa dette publique. Câest ce qui ressort du rapport provisoire dâexĂ©cution budgĂ©taire arrĂȘtĂ© au 30 juin 2026 par le ministĂšre de lâĂconomie et des Finances. Cette somme reprĂ©sente 69,59 % des 207,29 milliards de FCFA prĂ©vus pour lâensemble de lâannĂ©e.
Comment expliquer une telle somme ? Pour financer ses besoins, le TrĂ©sor public recourt notamment au marchĂ© financier rĂ©gional de lâUMOA, oĂč il Ă©met des bons et des obligations du TrĂ©sor. Cependant, emprunter sur le marchĂ© obligataire souverain n'est jamais gratuit. Dans un environnement macroĂ©conomique rĂ©gional oĂč la liquiditĂ© bancaire est sollicitĂ©e de toutes parts, les investisseurs institutionnels et les banques exigent des taux d'intĂ©rĂȘt et des rendements attractifs pour souscrire aux titres
đ Le #Niger face Ă son pire ennemi : lâacceptation de la mĂ©diocritĂ© Au Niger, la mĂ©diocritĂ© nâest plus une anomalie : elle est devenue une norme sociale, un mode de gouvernance, un Ă©tat dâesprit collectif. Elle sâest installĂ©e dans les rouages de lâadministration, dans les salles de classe, Ă lâuniversitĂ©, dans les discours, la rĂ©daction de documents administratifs et jusque dans les consciences. Pire encore, elle est tolĂ©rĂ©e, parfois mĂȘme cĂ©lĂ©brĂ©e. Le laxisme, quant Ă lui, est devenu une posture confortable. Il permet dâĂ©viter les responsabilitĂ©s, de fuir les exigences de lâexcellence, et de se fondre dans la masse des âĂ peu prĂšsâ. On a souvent tous entendu cette phrase : On a toujours fait comme ça, Kalasourou, SayHakouri, Saykanadi. On ne sanctionne plus lâincompĂ©tence ou pire le vole des derniers publics; on lâexcuse, on la recycle, on lâinstitutionnalise. Mais cette dĂ©rive nâest pas le fruit du hasard. La mĂ©diocritĂ© a trouvĂ© des alliĂ©s puissants : le nĂ©potisme, la corruption, le clanisme et le clientĂ©lisme. Ces pratiques gangrĂšnent lâĂtat, verrouillent les opportunitĂ©s, et Ă©touffent les talents. Les postes de responsabilitĂ© ne sont plus attribuĂ©s au mĂ©rite, mais Ă lâappartenance, Ă la loyautĂ© aveugle, ou Ă la capacitĂ© de se taire. Et que dire des intellectuels ? Beaucoup ont dĂ©sertĂ© le champ du courage. Ils prĂ©fĂšrent les salons feutrĂ©s aux tribunes citoyennes, les calculs personnels Ă lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Leur silence est assourdissant. Leur prudence, complice. Leur duplicitĂ©, tragique. Ils observent, commentent en privĂ©, mais nâagissent pas. Ils ont troquĂ© la vĂ©ritĂ© contre la tranquillitĂ©. Ce climat dâindiffĂ©rence et de rĂ©signation est plus dangereux que toutes les crises visibles. Il tue lâespoir, bride la jeunesse, et condamne le pays Ă tourner en rond. Tant que la mĂ©diocritĂ© sera tolĂ©rĂ©e, elle sâimposera. Et tant quâelle sâimposera, le progrĂšs restera un mirage. Il est temps de dire non. Non Ă la banalisation de lâincompĂ©tence. Non Ă la promotion des mĂ©diocres. Non Ă la dĂ©mission morale. Le Niger mĂ©rite mieux. Il mĂ©rite lâexigence, la rigueur, le mĂ©rite et le courage. La RĂ©daction : Niger Stop Corruption
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Au #Niger, il suffit de publier un post sur la vie dâune personnalitĂ© ou sur une question de mĆurs : en quelques minutes, le sujet explose, fait le buzz et sâimpose dans les fadas comme dans les journaux. Mais dĂšs quâil sâagit dâĂ©conomie, de finance, de chĂŽmage, lâinsĂ©curitĂ©, de corruption, le poids de la dette ou de gouvernance , ces rĂ©alitĂ©s qui pĂšsent directement sur les conditions de vie : le silence est assourdissant. MĂȘme les intellectuels dĂ©tournent le regard.
Câest le paradoxe de lâindignation futile : on sâenflamme pour des broutilles, mais on reste indiffĂ©rent face Ă lâessentiel. Quelle tristesse !
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#Niger : Foi, corruption et silence institutionnel
Au Niger, plus de 90 % de la population se rĂ©clame de lâislam, tandis que les communautĂ©s chrĂ©tiennes, catholiques et protestantes, reprĂ©sentent moins de 10 %. Toutes ces confessions, sans exception, condamnent fermement la corruption, considĂ©rĂ©e comme une trahison morale et sociale.
Pourtant, les faits sont accablants : annĂ©e aprĂšs annĂ©e, les rapports de la Cour des comptes, les inspections dâĂtat et les audits des marchĂ©s publics ont rĂ©vĂ©lĂ© des dĂ©tournements massifs et des irrĂ©gularitĂ©s financiĂšres atteignant plusieurs dizaines, voire centaines, de milliards de francs CFA ( Gates). Ces pratiques sapent les fondements de la justice sociale et de la gouvernance responsable.
Depuis le coup dâĂtat de juillet 2023, aucun rapport officiel nâa Ă©tĂ© publiĂ©. Le silence est devenu institutionnel. Ce vide documentaire alimente lâopacitĂ© et affaiblit les mĂ©canismes de redevabilitĂ©. Dans un pays oĂč la foi est omniprĂ©sente, ce dĂ©calage entre principes religieux et pratiques publiques interroge profondĂ©ment.
EspĂ©rons que le rĂ©veil ne sera pas brutal. La bonne gouvernance ne peut sâimproviser : elle exige transparence, courage et engagement collectif.
Rédaction : Niger Stop Corruption
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Dette publique #Niger : 144,25 milliards de FCFA dâintĂ©rĂȘts payĂ© en six mois
PrĂšs de 145 milliards de FCFA en six mois. Câest la somme consacrĂ©e par lâĂtat nigĂ©rien aux charges financiĂšres de sa dette au premier semestre 2026. Une facture qui rappelle que lâargent empruntĂ© coĂ»te aussi des intĂ©rĂȘts, avant mĂȘme de rembourser le capital.
Emprunter a un prix. Et pour lâĂtat nigĂ©rien, la facture se chiffre en centaines de milliards de francs CFA.
Au premier semestre 2026, le Niger a consacrĂ© 144,25 milliards de FCFA aux charges financiĂšres de sa dette publique. Câest ce qui ressort du rapport provisoire dâexĂ©cution budgĂ©taire arrĂȘtĂ© au 30 juin 2026 par le ministĂšre de lâĂconomie et des Finances. Cette somme reprĂ©sente 69,59 % des 207,29 milliards de FCFA prĂ©vus pour lâensemble de lâannĂ©e.
Comment expliquer une telle somme ? Pour financer ses besoins, le TrĂ©sor public recourt notamment au marchĂ© financier rĂ©gional de lâUMOA, oĂč il Ă©met des bons et des obligations du TrĂ©sor. Cependant, emprunter sur le marchĂ© obligataire souverain n'est jamais gratuit. Dans un environnement macroĂ©conomique rĂ©gional oĂč la liquiditĂ© bancaire est sollicitĂ©e de toutes parts, les investisseurs institutionnels et les banques exigent des taux d'intĂ©rĂȘt et des rendements attractifs pour souscrire aux titres
Dette publique #Niger : 144,25 milliards de FCFA dâintĂ©rĂȘts payĂ© en six mois
PrĂšs de 145 milliards de FCFA en six mois. Câest la somme consacrĂ©e par lâĂtat nigĂ©rien aux charges financiĂšres de sa dette au premier semestre 2026. Une facture qui rappelle que lâargent empruntĂ© coĂ»te aussi des intĂ©rĂȘts, avant mĂȘme de rembourser le capital.
Emprunter a un prix. Et pour lâĂtat nigĂ©rien, la facture se chiffre en centaines de milliards de francs CFA.
Au premier semestre 2026, le Niger a consacrĂ© 144,25 milliards de FCFA aux charges financiĂšres de sa dette publique. Câest ce qui ressort du rapport provisoire dâexĂ©cution budgĂ©taire arrĂȘtĂ© au 30 juin 2026 par le ministĂšre de lâĂconomie et des Finances. Cette somme reprĂ©sente 69,59 % des 207,29 milliards de FCFA prĂ©vus pour lâensemble de lâannĂ©e.
Comment expliquer une telle somme ? Pour financer ses besoins, le TrĂ©sor public recourt notamment au marchĂ© financier rĂ©gional de lâUMOA, oĂč il Ă©met des bons et des obligations du TrĂ©sor. Cependant, emprunter sur le marchĂ© obligataire souverain n'est jamais gratuit. Dans un environnement macroĂ©conomique rĂ©gional oĂč la liquiditĂ© bancaire est sollicitĂ©e de toutes parts, les investisseurs institutionnels et les banques exigent des taux d'intĂ©rĂȘt et des rendements attractifs pour souscrire aux titres
L'IA, nouvel outil de la flatterie moderne
L'arrivĂ©e de l'intelligence artificielle a encore accĂ©lĂ©rĂ© le phĂ©nomĂšne. Aujourd'hui, il est possible de produire en quelques minutes des dizaines de textes remplis de superlatifs. Les mĂȘmes expressions reviennent partout :
''visionnaire", "bùtisseur infatigable", "homme des résultats", "réformateur exceptionnel", "leader exemplaire".
Les publications se ressemblent tellement qu'elles donnent parfois l'impression d'avoir Ă©tĂ© gĂ©nĂ©rĂ©es Ă la chaĂźne. Plus curieux encore, l'intensitĂ© de ces campagnes semble souvent augmenter lorsqu'apparaissent des rumeurs de remaniement, de remplacement ou de changement Ă la tĂȘte d'une institution. Comme si certains responsables cherchaient moins Ă convaincre les citoyens qu'Ă rassurer leur hiĂ©rarchie. Comme si la communication devenait un outil de conservation du poste plutĂŽt qu'un devoir d'information.
WhatsApp, Facebook et autosatisfaction : la nouvelle industrie de la flatterie publique
Par la Redaction de #Niger #Stop #Corruption
Chaque matin ou presque, les téléphones des Nigériens vibrent sous une avalanche de messages WhatsApp. Chaque semaine, Facebook et d'autres réseaux sociaux diffusent des dizaines de publications aux accents triomphalistes. Chaque mois, certaines pages de journaux consacrent de larges espaces à des responsables administratifs, des directeurs généraux, des ministres ou des hauts responsables présentés comme des bùtisseurs exceptionnels, des visionnaires hors pair ou des managers providentiels.
Cette nouvelle forme de communication interpelle.
Non pas parce qu'une institution communique sur ses activitĂ©s. Informer les citoyens fait partie de ses missions. Mais parce qu'il ne s'agit plus seulement d'informer. Il s'agit souvent de promouvoir des personnes, de construire des images, parfois mĂȘme de fabriquer une popularitĂ© artificielle.
DerriÚre les photos soigneusement choisies, les articles élogieux et les montages diffusés à grande échelle, une question revient réguliÚrement : à qui s'adressent réellement ces campagnes de communication ?
Sont-elles destinées aux citoyens ou à d'autres cercles plus influents ?
Une communication de plus en plus personnalisée. Le phénomÚne est frappant. Les institutions communiquent moins sur leurs missions que sur ceux qui les dirigent. Au lieu de mettre en avant les résultats collectifs, les équipes ou les politiques publiques, la communication semble souvent concentrée sur un seul visage, un seul nom, une seule personnalité.
Chaque déplacement devient un événement historique. Chaque décision devient une révolution. Chaque activité devient une performance exceptionnelle.
à force d'exagération, la communication perd sa fonction premiÚre : informer avec objectivité.
Qui finance cette communication ?
Une autre question mĂ©rite d'ĂȘtre posĂ©e. La multiplication des vidĂ©os promotionnelles, des visuels professionnels, des articles sponsorisĂ©s et des campagnes numĂ©riques a un coĂ»t.
Qui finance cette communication ? Les budgets des institutions publiques ? Des prestataires privés ? Des soutiens particuliers ?
Les citoyens sont en droit d'attendre davantage de transparence sur les moyens mobilisés pour ces campagnes de promotion devenues presque permanentes. L'argent public doit servir à renforcer les institutions et l'information du public, pas à alimenter le culte de la personnalité.
L'IA, nouvel outil de la flatterie moderne
L'arrivĂ©e de l'intelligence artificielle a encore accĂ©lĂ©rĂ© le phĂ©nomĂšne. Aujourd'hui, il est possible de produire en quelques minutes des dizaines de textes remplis de superlatifs. Les mĂȘmes expressions reviennent partout :
''visionnaire", "bùtisseur infatigable", "homme des résultats", "réformateur exceptionnel", "leader exemplaire".
Les publications se ressemblent tellement qu'elles donnent parfois l'impression d'avoir Ă©tĂ© gĂ©nĂ©rĂ©es Ă la chaĂźne. Plus curieux encore, l'intensitĂ© de ces campagnes semble souvent augmenter lorsqu'apparaissent des rumeurs de remaniement, de remplacement ou de changement Ă la tĂȘte d'une institution. Comme si certains responsables cherchaient moins Ă convaincre les citoyens qu'Ă rassurer leur hiĂ©rarchie. Comme si la communication devenait un outil de conservation du poste plutĂŽt qu'un devoir d'information.
La refondation peut-elle se résumer à la communication ?
La question mĂ©rite d'ĂȘtre posĂ©e sereinement. La refondation annoncĂ©e avait pour ambition de rompre avec certaines pratiques du passĂ©. Elle promettait davantage de rigueur, davantage de responsabilitĂ© et davantage de rĂ©sultats. Pourtant, aujourd'hui, de plus en plus de citoyens ont le sentiment d'assister Ă une course Ă la visibilitĂ©.
Directeurs gĂ©nĂ©raux, responsables d'autoritĂ©s administratives, hauts fonctionnaires, ministres, conseillers et parfois mĂȘme des hommes en uniforme semblent engagĂ©s dans une compĂ©tition permanente pour occuper l'espace mĂ©diatique. Or, les institutions fortes ne se construisent pas autour des individus. Elles se construisent autour des rĂšgles, des rĂ©sultats et du service rendu Ă la nation.
à quand la fin de la récréation intellectuelle ?
Le vĂ©ritable problĂšme n'est pas la communication. Le vĂ©ritable problĂšme est la confusion entre communication publique et promotion personnelle. Lorsqu'une institution travaille efficacement, ses rĂ©sultats parlent d'eux-mĂȘmes. Ils n'ont pas besoin d'une avalanche quotidienne de messages, de montages graphiques ou d'articles de glorification pour exister. Les NigĂ©riens n'attendent pas des hĂ©ros administratifs. Ils attendent des institutions solides, crĂ©dibles et performantes.
La refondation ne devrait pas ĂȘtre un concours d'autosatisfaction. Elle devrait ĂȘtre un projet collectif au service du pays. Car aucune campagne Facebook, aucun message WhatsApp, aucune publication gĂ©nĂ©rĂ©e par intelligence artificielle ne pourra remplacer durablement une rĂ©alitĂ© simple : Une institution se juge Ă ses rĂ©sultats, pas au volume des louanges diffusĂ©es Ă la gloire de ceux qui la dirigent.
Et les ressources publiques ne devraient jamais servir à financer le culte de la personnalité. Elles doivent servir la nation.
Nous avions prévenu. Un CCR budgétivore et aux résultats incertains ne pouvait difficilement accoucher de solutions favorables aux citoyens. Le CCR commence à dévoiler ses grandes idées pour relancer le Niger : augmenter le prix des hydrocarbures, réduire davantage l'activité économique et demander encore plus d'efforts à une population déjà éprouvée.
Manifestement, certains vivent dans un univers oĂč les NigĂ©riens roulent avec un carburant trop bon marchĂ©, travaillent trop et supportent trop peu de contraintes. Pendant ce temps, les questions des dĂ©penses publiques, des privilĂšges et de l'efficacitĂ© de l'administration semblent toujours attendre leur tour.
Quand on est éloigné du quotidien des citoyens, tout paraßt simple sur le papier. Malheureusement, ce sont rarement les auteurs de ces recommandations qui en supportent les conséquences.
Le plus prĂ©occupant n'est donc pas ce qui est proposĂ© aujourd'hui, mais ce qui pourrait encore sortir demain. Le pire reste peut-ĂȘtre Ă venir.
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Le CCR du #Niger est souvent critiqué pour son manque de pouvoir, son cout élevé dans un contexte de marasme économique grave et son rÎle perçu comme décoratif - @NIGER_CNSP
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Le meilleur boulot au #Niger aujourdâhui ? - ĂȘtre membre du #CCR.
Salaire garanti, zéro effort, zéro sueur. Le job parfait : payé à ne rien faire.
Pendant que dâautres transpirent sous le soleil, eux transpirent⊠dans leurs fauteuils climatisĂ©s ou souvent Ă la maison Ă attendre un salaire mensuel.
Le CCR, câest lâart de transformer lâinaction en carriĂšre, lâattente en revenu, et le vide en institution.
Franchement, il fallait lâinventer celui-lĂ : le poste oĂč lâon est payĂ© pour regarder le temps passer.
Le droit de dire ââNONââ : la RĂ©publique du silence
(Editorial de Soumana Idrissa MaĂŻga, Quotidien LâEnquĂȘteur #Niger du Jeudi 1er Octobre 2026)
Nous avons chassĂ© lâimpĂ©rialisme pour ĂȘtre maĂźtres chez nous, pas pour devenir des Ă©trangers silencieux dans notre propre pays au moindre dĂ©saccord. Aujourdâhui, une question insidieuse et pesante traverse les espaces publics, les bureaux et les « fadas » : est-il encore permis dâĂ©mettre une critique sous la Refondation sans risquer lâexcommunication rĂ©publicaine ?
LâĂ©lan patriotique qui a accompagnĂ© notre quĂȘte de souverainetĂ© Ă©tait viscĂ©ral et lĂ©gitime. Mais, de façon pernicieuse, un glissement sâopĂšre. Le patriotisme est confisquĂ© par quelques-uns pour devenir une arme de musellement massif. Posez une question lĂ©gitime sur lâattribution dâun marchĂ© public opaque ? Vous ĂȘtes qualifiĂ© de « valet de lâimpĂ©rialisme ». Osez demander des comptes sur une dĂ©tention prolongĂ©e ou une dĂ©cision administrative ? Vous voilĂ immĂ©diatement Ă©tiquetĂ© « ennemi de la nation » ou « apatride ».
La sentence, rapide et brutale, est souvent exĂ©cutĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux par des inquisiteurs autoproclamĂ©s de la Refondation. Le rĂ©sultat de cette brutalitĂ© rhĂ©torique est toxique : une autocensure rampante. Par peur du lynchage, des intimidations ou de la perte dâun statut, les voix se taisent. Les syndicats murmurent, les intellectuels rasent les murs, la sociĂ©tĂ© civile (vĂ©ritablement citoyenne) pĂšse chaque syllabe. Nous basculons doucement vers une effrayante RĂ©publique du silence. Le silence peut traduire la peur, la fatigue ou le renoncement. Le prendre pour une adhĂ©sion serait une illusion.
Pourtant, confondre la contradiction avec la trahison est le piĂšge mortel de tout nouveau rĂ©gime. Un pouvoir entourĂ© dâapprobateurs zĂ©lĂ©s, qui ne lui disent que ce quâil veut entendre, est un pouvoir qui conduit les yeux bandĂ©s. Ce sont les critiques, les journalistes dâinvestigation et les citoyens indignĂ©s qui alertent sur les failles de la gouvernance. La contradiction nâaffaiblit pas lâĂtat ; au contraire, elle le protĂšge de son pire ennemi : lâaveuglement.
Aimer son pays et soutenir sa marche vers lâindĂ©pendance totale ne signifie en aucun cas signer un chĂšque en blanc Ă ses dirigeants. La souverainetĂ© exige des citoyens capables de penser et de contredire. Elle perdrait son sens si la libertĂ© revendiquĂ©e pour la nation devenait inconfortable dĂšs quâun de ses membres lâexerce. Ătre maĂźtre chez soi suppose de pouvoir y prendre la parole.
Sâaffranchir des diktats extĂ©rieurs Ă©tait vital. Ne gĂąchons pas cette victoire en instaurant la dictature de la pensĂ©e unique Ă lâintĂ©rieur. Le droit de dire ââNONââ est le souffle mĂȘme dâune Refondation vivante.
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Dire la vérité devient un délit : une dérive inquiétante et sans précédent
Il est rare, voire inĂ©dit dans le monde, de voir une disposition pĂ©nale qui prĂ©voit explicitement qu'une personne puisse ĂȘtre condamnĂ©e mĂȘme lorsque les faits qu'elle a publiĂ©s sont vrais. Cette logique est profondĂ©ment contraire aux principes fondamentaux de la libertĂ© d'expression et du droit Ă l'information.
Dans un Ătat republicain, souverain, la vĂ©ritĂ© constitue normalement une dĂ©fense lĂ©gitime contre toute accusation de diffamation ou de diffusion de fausses informations. Or, la disposition ci-dessous franchit une Ă©tape inquiĂ©tante : elle permet de sanctionner un citoyen non pas parce qu'il ment, mais parce qu'il rĂ©vĂšle une vĂ©ritĂ© jugĂ©e dĂ©rangeante pour le pouvoir.
Cette approche traduit une volontĂ© de faire taire les voix critiques, les lanceurs d'alerte, les acteurs sĂ©rieux ( ONG ) qui luttent contre la corruption, les promoteurs de la bonne gouvernance, les journalistes, tous ceux qui dĂ©noncent les abus, la corruption ou les injustices. Lorsqu'un rĂ©gime en arrive Ă criminaliser la divulgation de faits avĂ©rĂ©s, c'est souvent le signe d'une dĂ©rive autoritaire oĂč la prĂ©servation de l'image du pouvoir prime sur le droit des citoyens Ă connaĂźtre la vĂ©ritĂ©. Cette disposition apparaĂźt ainsi comme un outil pouvant dissuader la rĂ©vĂ©lation de faits rĂ©els dĂšs lors qu'ils sont considĂ©rĂ©s comme susceptibles de troubler l'ordre public ou de porter atteinte Ă la rĂ©putation de certaines personnes ou institutions. Pour beaucoup d'observateurs, cela marque un recul prĂ©occupant pour la libertĂ© d'informer et le droit des citoyens Ă connaĂźtre la vĂ©ritĂ©.
Article 31 (nouveau)
Extrait de l'Ordonnance n° 2024-28 du 7 juin 2024 relative à la cybercriminalité
Source : Texte intégral de l'Ordonnance n° 2024-28 relative à la cybercriminalité
Diffusion de données de nature à troubler l'ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine
Est puni d'une peine d'emprisonnement de deux (2) à cinq (5) ans et d'une amende de deux millions (2 000 000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA quiconque produit, met à la disposition d'autrui ou diffuse des données de nature à troubler l'ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d'un moyen de communication électronique.
Il ne peut ĂȘtre fait application des dispositions relatives aux circonstances attĂ©nuantes et au sursis.
L'infraction est constituĂ©e mĂȘme lorsque les donnĂ©es produites et diffusĂ©es sont avĂ©rĂ©es.
En d'autres termes : selon cette disposition, un citoyen peut ĂȘtre condamnĂ© Ă plusieurs annĂ©es de prison et Ă une lourde amende pour avoir diffusĂ© une information rĂ©elle et vĂ©rifiable. La vĂ©ritĂ© elle-mĂȘme devient ainsi potentiellement rĂ©prĂ©hensible lorsqu'elle dĂ©range le pouvoir. C'est probablement l'aspect le plus prĂ©occupant de ce texte.
cpj.org/wp-content/uploads/2âŠ
Dire la vérité devient un délit : une dérive inquiétante et sans précédent
Il est rare, voire inĂ©dit dans le monde, de voir une disposition pĂ©nale qui prĂ©voit explicitement qu'une personne puisse ĂȘtre condamnĂ©e mĂȘme lorsque les faits qu'elle a publiĂ©s sont vrais. Cette logique est profondĂ©ment contraire aux principes fondamentaux de la libertĂ© d'expression et du droit Ă l'information.
Dans un Ătat republicain, souverain, la vĂ©ritĂ© constitue normalement une dĂ©fense lĂ©gitime contre toute accusation de diffamation ou de diffusion de fausses informations. Or, la disposition ci-dessous franchit une Ă©tape inquiĂ©tante : elle permet de sanctionner un citoyen non pas parce qu'il ment, mais parce qu'il rĂ©vĂšle une vĂ©ritĂ© jugĂ©e dĂ©rangeante pour le pouvoir.
Cette approche traduit une volontĂ© de faire taire les voix critiques, les lanceurs d'alerte, les acteurs sĂ©rieux ( ONG ) qui luttent contre la corruption, les promoteurs de la bonne gouvernance, les journalistes, tous ceux qui dĂ©noncent les abus, la corruption ou les injustices. Lorsqu'un rĂ©gime en arrive Ă criminaliser la divulgation de faits avĂ©rĂ©s, c'est souvent le signe d'une dĂ©rive autoritaire oĂč la prĂ©servation de l'image du pouvoir prime sur le droit des citoyens Ă connaĂźtre la vĂ©ritĂ©. Cette disposition apparaĂźt ainsi comme un outil pouvant dissuader la rĂ©vĂ©lation de faits rĂ©els dĂšs lors qu'ils sont considĂ©rĂ©s comme susceptibles de troubler l'ordre public ou de porter atteinte Ă la rĂ©putation de certaines personnes ou institutions. Pour beaucoup d'observateurs, cela marque un recul prĂ©occupant pour la libertĂ© d'informer et le droit des citoyens Ă connaĂźtre la vĂ©ritĂ©.
Article 31 (nouveau)
Extrait de l'Ordonnance n° 2024-28 du 7 juin 2024 relative à la cybercriminalité
Source : Texte intégral de l'Ordonnance n° 2024-28 relative à la cybercriminalité
Diffusion de données de nature à troubler l'ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine
Est puni d'une peine d'emprisonnement de deux (2) à cinq (5) ans et d'une amende de deux millions (2 000 000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA quiconque produit, met à la disposition d'autrui ou diffuse des données de nature à troubler l'ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d'un moyen de communication électronique.
Il ne peut ĂȘtre fait application des dispositions relatives aux circonstances attĂ©nuantes et au sursis.
L'infraction est constituĂ©e mĂȘme lorsque les donnĂ©es produites et diffusĂ©es sont avĂ©rĂ©es.
En d'autres termes : selon cette disposition, un citoyen peut ĂȘtre condamnĂ© Ă plusieurs annĂ©es de prison et Ă une lourde amende pour avoir diffusĂ© une information rĂ©elle et vĂ©rifiable. La vĂ©ritĂ© elle-mĂȘme devient ainsi potentiellement rĂ©prĂ©hensible lorsqu'elle dĂ©range le pouvoir. C'est probablement l'aspect le plus prĂ©occupant de ce texte.
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COLDEFF, lâillusion dâune lutte contre les pilleurs de lâĂtat
La crĂ©ation de la COLDEFF par lâordonnance n°2023-09 du 13 septembre 2023 avait suscitĂ© de grands espoirs dans la lutte contre la corruption. Cependant, face Ă son inaction, la dĂ©sillusion sâest installĂ©e et les citoyens ont cessĂ© dây croire. La lutte contre la corruption Ă©tait pourtant une des motifs du coup dâĂ©tat du 26juillet au Niger !
La COLDEFF a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme une institution phare de la lutte contre la corruption et le dĂ©tournement des fonds publics. Pourtant, derriĂšre lâimage affichĂ©e dâun organisme intransigeant, la rĂ©alitĂ© sur le terrain laisse amplement place au doute. Loin de constituer un rempart efficace contre les grands fraudeurs, la COLDEFF semble parfois nâĂȘtre quâun instrument symbolique, utilisĂ© pour rassurer les partenaires internationaux et rĂ©pondre Ă une opinion publique de plus en plus lasse des scandales Ă rĂ©pĂ©tition. Elle est souvent mentionnĂ©e dans les discours officiels, mais peu dâactions concrĂštes suivent : les enquĂȘtes sont annoncĂ©es sans rĂ©sultats clairs et la colĂšre de lâopinion sâessouffle face au manque de rĂ©ponses judiciaires.
Ce dĂ©calage criant entre les ambitions affichĂ©es et le quotidien vĂ©cu par la population sâexplique aussi par la maniĂšre dont fonctionne la COLDEFF : la possibilitĂ© de transaction, mise en avant comme un outil de pragmatisme judiciaire, sâavĂšre dans les faits un double tranchant. Au nom de la prĂ©servation de la dignitĂ© et de lâanonymat, elle favorise la rĂ©insertion tranquille des grands prĂ©dateurs Ă©conomiques, leur offrant des portes de sortie nĂ©gociĂ©es, alors que la sanction pĂ©nale, censĂ©e ĂȘtre dissuasive, se trouve Ă©dulcorĂ©e.
Dans lâimaginaire collectif, la COLDEFF cristallise ce sentiment dâinjustice chronique. Les citoyens sâindignent de voir lâappareil judiciaire se mobiliser avec une cĂ©lĂ©ritĂ© implacable contre les plus fragiles, pendant que les puissants bĂ©nĂ©ficient dâune bienveillance administrative, et dâune protection institutionnelle. Les exemples abondent de ces petits dĂ©lits sĂ©vĂšrement rĂ©primĂ©s, opposĂ©s Ă la clĂ©mence dont jouissent les dĂ©tourneurs de fonds publics. Les procĂšs mĂ©diatisĂ©s et les arrestations spectaculaires concernent rarement les grands noms du pillage national.
LâopacitĂ© dans la gestion publique alimente la dĂ©fiance populaire. Les textes visant la transparence, comme lâArrĂȘtĂ© n°0018/PM/ARCOP, perdent leur efficacitĂ© en lâabsence de publications rĂ©guliĂšres et de visibilitĂ© sur les marchĂ©s publics. LâaccĂšs limitĂ© Ă lâinformation favorise les spĂ©culations et affaiblit la confiance envers lâĂtat.
Pourtant, lâarticle 22 de lâordonnance est sans ambiguĂŻtĂ© : « Lorsque le traitement dâun dossier fait apparaĂźtre des faits susceptibles de recevoir une qualification pĂ©nale, la COLDEFF transmet le rapport de ses investigations au Procureur de la RĂ©publique compĂ©tent aux fins de poursuites judiciaires. » Elle peut aussi conclure une transaction avec le mis en cause, Ă©teignant lâaction publique. Ce dernier point, loin dâaccĂ©lĂ©rer la justice, est mis en place et confirmĂ© pour protĂ©ger la dignitĂ© des mis en cause et aussi garantir leur anonymat ouvrant la voie Ă lâimpunitĂ© des puissants.
Les faits sont clairs : un pauvre vole pour survivre et reçoit une lourde peine, tandis quâun riche dĂ©tourne des milliards et bĂ©nĂ©ficie dâun arrangement. Les messages sur la RTN incitaient Elhadji Ă nĂ©gocier avec la COLDEFF au lieu de fuir sont heurtant ! LâĂ©lite ne vole jamais : elle « gĂšre mal », « commet des irrĂ©gularitĂ©s » ou fait une « erreur de procĂ©dure ». Dans l'affaire MND Gate, les avocats des accusĂ©s affirment que la surfacturation avec l'aide d'un agent public n'est pas un crime selon le code pĂ©nal nigĂ©rien. On constate ainsi que les dĂ©lits des puissants ne sont pas traitĂ©s comme ceux des plus dĂ©munis. On expose le pauvre menottĂ©, alors que le riche revient discrĂštement en grĂące ; ici, la valeur et la vĂ©ritĂ© dĂ©pendent du statut social, non des faits.
Il y a une violation rĂ©currente de lâarticle 13 de lâArrĂȘtĂ© n°0018/PM/ARCOP du 18 janvier 2023, qui impose la publication du montant et du nom de lâattributaire provisoire des marchĂ©s publics aprĂšs chaque conseil des ministres. Ces informations, autrefois publiques, ne sont plus diffusĂ©es, nuisant Ă la transparence et suscitant des doutes sur la gestion des ressources publiques.
Jouissant de leur impunitĂ© persistante, les voleurs de lâĂtat affaiblissent la crĂ©dibilitĂ© du discours officiel. Les rĂ©formes annoncĂ©es semblent dĂ©connectĂ©es de la rĂ©alitĂ©, ce qui creuse le fossĂ© entre dirigeants et population, dĂ©jĂ Ă©prouvĂ©e par la crise Ă©conomique et le recul des services publics, et conduit Ă un sentiment de dĂ©fiance et de contestation.
La question de la lutte contre la corruption fait lâobjet de discussions frĂ©quentes dans divers espaces, comme les quartiers populaires, les marchĂ©s et les universitĂ©s. De nombreux Ă©changes portent sur le constat de lâimpunitĂ©, la demande de sanctions effectives et la nĂ©cessitĂ© de mesures nationales.
Mais tant que la COLDEFF et dâautres organes similaires ne sauront rĂ©pondre Ă ces attentes lĂ©gitimes, la confiance restera brisĂ©e. Il ne suffit plus de proclamer lâintolĂ©rance Ă la corruption : il faut la dĂ©montrer, par la rigueur, la transparence et lâĂ©quitĂ©, au risque de voir lâĂ©cart entre le discours et la rĂ©alitĂ© se muer en abĂźme dâamertume et de rĂ©signation.
ĂpuisĂ©s par des annĂ©es dâinjustice, les citoyens voient la justice Ă deux vitesses perdurer : les puissants restent impunis, le peuple se dĂ©courage. La COLDEFF pourrait mĂȘme finir comme symbole de promesse trahie plutĂŽt que de lutte contre la corruption
La Redaction - Niger Stop Corruption
Email : [email protected]
#Niger @NIGER_CNSP
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Niger: manifestation contre la corruption et affrontements à Niamey hier, suite à un scandale politico-militaire. 3 morts et une dizaine d'arrestations. Le régime a interdit les manifestations de +1000 personnes alors qu'il n'y a aucun cas dans le pays.
voaafrique.com/a/niger-au-moâŠ
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#Niger : Les inspections dâĂtat inexistantes, avec quelques annonces dâaudit sans effets tels que les audits du secteur pĂ©trolier.
asso-icon.org/la-lutte-contrâŠ
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Au #Niger une lutte anticorruption encore timide sous le régime militaire
Depuis la prise de pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) en juillet 2023, les autoritĂ©s militaires ont inscrit la lutte contre la corruption parmi leurs prioritĂ©s. Plus de deux ans aprĂšs, bien que cet engagement figure au cĆur du discours officiel, il nâest pas traduit encore par des rĂ©sultats concrets et mesurables.
Ă leur accession au pouvoir, les autoritĂ©s militaires se sont engagĂ©es Ă restaurer la probitĂ© dans la gestion publique et Ă mettre un terme aux dĂ©tournements de fonds. Des audits ont Ă©tĂ© annoncĂ©s au sein de plusieurs ministĂšres et institutions, entraĂźnant la suspension de certains hauts responsables. NĂ©anmoins, ces dĂ©marches nâont, Ă ce jour, pas conduit Ă des actions judiciaires majeures ni Ă la restitution effective des montants prĂ©sumĂ©s dĂ©tournĂ©s. Par ailleurs, la majoritĂ© des enquĂȘtes annoncĂ©es nâa pas fait lâobjet de communication publique, ce qui contribue Ă renforcer la perception dâun dĂ©ficit de transparence et de volontĂ© politique.
Les organes de contrĂŽle tels que la COLDEFF et la Cour des comptes restent limitĂ©s par un manque dâindĂ©pendance, de ressources et de soutien politique. Certaines mesures semblent ciblĂ©es contre lâancien rĂ©gime, tandis que lâopacitĂ© perdure dans la gestion actuelle des affaires publiques.
Cette situation génÚre un sentiment de frustration parmi la population. De nombreux Nigériens attendaient une transition claire vers des pratiques exemptes de clientélisme, de favoritisme et de corruption administrative.
Pour une gouvernance vertueuse, Niger Stop Corruption appelle Ă garantir lâautonomie et les moyens de la Justice, Ă associer les mĂ©dias et la sociĂ©tĂ© civile au contrĂŽle citoyen des politiques publiques et Ă publier rĂ©guliĂšrement les rĂ©sultats des audits publics.
Par ailleurs, nous appelons Ă la mise en place dâun mĂ©canisme clair de reddition de comptes pour les dĂ©penses de lâEtat et tous les fonds collectĂ©s au nom de la sauvegarde de la patrie.
Si les promesses ne sont pas suivies d'effet, la corruption pourrait continuer Ă affecter l'Ătat de droit et la crĂ©dibilitĂ© des institutions publiques au Niger.
La rédaction Niger Stop Corruption
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