
ALT Le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre. » - Nelson Mandela Cette citation, signée de l'emblématique figure de la résilience, fait directement écho à la force intérieure et à la combativité que notre invité a su cultiver. Volontaire, sociable, déterminé, avec une joie de vivre inébranlable et un sourire toujours présent, Jacques-Eric incarne une force intérieure qu'on ne devinerait pas toujours au premier regard.

ALT Car si son handicap est visible, ce que l'on ne voit pas, c'est cette volonté de se battre, cette combativité forgée au fil des épreuves. La société, trop souvent, résume les personnes à leur handicap, les diminuant parfois même intellectuellement. Mais lui a toujours refusé d'être réduit à cette étiquette. Son parcours est un enchaînement de pas de côté, de défis relevés là où personne ne l'attendait. Moniteur de jet-ski malgré son handicap, candidat aux élections municipales, président de la Mission locale... Jacques-Eric a su se construire en dehors des sentiers battus, prenant sa place sans la prendre à quiconque. Loin de vouloir se cantonner aux questions de handicap, il a choisi de s'engager pour les jeunes, l'apprentissage et la formation, fidèle à sa conviction: être un élu « comme les autres

ALT Cette persévérance, il la doit aussi à des rencontres déterminantes. Dès son élection, il a trouvé dans son équipe une bienveillance qui lui a permis de s'épanouir. La mairie a même avancé les travaux pour que le bâtiment de la Mission locale, initialement inaccessible, le devienne. Mais ces signaux positifs ne l'empêchent pas de déplorer la méfiance persistante des partis politiques à l'égard du handicap. Le sport, qu'il a pratiqué à haut niveau dans sa jeunesse, a été pour lui une véritable école de la volonté. Une force qui lui a permis de se reconstruire après son accident et de revoir ses priorités. Il est aujourd'hui élu, mais aussi administrateur national et vice-président de multiples organismes. Il a même créé une écurie avec son fils, réalisant un rêve de longue date.

ALT Son regard sur le monde est à la fois lucide et teinté d'espoir. S'il est critique sur l'impact des Jeux Paralympiques de 2024, qu'il qualifie en partie de « voyeurisme », il salue la visibilité qu'ils ont donnée au handicap et l'envie qu'ils ont suscitée chez les jeunes de s'engager dans le sport. Les lignes bougent, même lentement, et le sport reste un puissant moteur pour positiver. 2CFA

ALT « Tomber n'est pas un échec. L'échec, c'est de rester là où l'on est tombé. » - Socrate. Cette citation éclaire parfaitement le parcours de Matthieu Annereau. Devenu non-voyant, il a rapidement fait le choix de ne pas subir, mais d'agir, avec la volonté affirmée de « faire plus qu'avant ».

ALT Matthieu se définit lui-même comme pugnace. Engagé, volontaire, il aime faire bouger les lignes. C'est sans doute cette combativité qui l'a conduit à devenir élu local dans sa commune de Saint-Herblain, près de Nantes, puis député suppléant, et enfin président de l'APHPP (Association pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées). Une détermination qui ne l'a jamais quitté, même lorsque certains ont remis en question sa légitimité en tant qu'élu, du fait de sa cécité. Pour eux, une personne non-voyante ne pouvait pas être un représentant efficace. Aujourd'hui, soutenu par des figures politiques comme Édouard Philippe ou Stanislas Guerini, Matthieu Annereau a su faire taire ces critiques.

ALT Au-delà de ses engagements publics, Matthieu attache une importance profonde à sa vie familiale. Il évoque avec émotion le rôle central de sa compagne et de sa famille, véritables piliers dans les épreuves qu'il a traversées - notamment la perte douloureuse de son chien guide, Droopsy, un deuil encore vif aujourd'hui.

ALT Enfin, Matthieu appelle à reconnaître la frustration légitime des personnes handicapées face aux lenteurs du changement. Il plaide pour une meilleure valorisation de ceux qui s'engagent de manière constructive. II conclut notre échange par une invitation claire : « Il faut s'engager, toujours de façon constructive, en apportant des solutions plutôt qu'en se limitant aux critiques. » CO-REDACTION : ESTELLE BOULLU & MATHYS DUPUIS

ALT COMMUNIQUÉ DE PRESSE : NON M6 LA PHOBIE SCOLAIRE N'A RIEN À VOIR AVEC UN "REFUS" Dans un de ses reportages M6 remplace le terme de phobie scolaire par «refus scolaire». Ce choix de vocabulaire n'est pas innocent et il est inacceptable. Le terme de refus a pour conséquence de renvoyer la faute vers la personne atteinte d'une phobie de scolaire. Ainsi on considère que la phobie scolaire est une difficulté temporaire et sans impact sur le parcours scolaire et professionnel de la personne. Le sens de ce terme, en plus d'être insultant pour la personne concernée, il démontre une nouvelle fois la méconnaissance au sujet du handicap et des troubles de l'anxiété. Il serait intéressant de former le grand public à toutes les formes du handicap et aux réalités qui les accompagnent. Il serait peut-être temps darrêter de rabaisser les personnes atteintes de troubles anxieux ou de troubles psychiques et à la place de réfléchir comment adapter notre société à devenir inclusive et bienveillante.

ALT Visuel avec en fond l’hémicycle de l’assemblée et en texte. Aujourd’hui Proposition de loi visant à réformer le mode d'élection des membres du Conseil de Paris et des conseils municipaux de Lyon et Marseille. Mais pourquoi pas un débat avant les municipales sur la question de la représentation des personnes en situation de handicap dans la vie politique locale ?

















