
âșAnimateur radio đ€ @FranceCulture; New York Times best seller author đ: Sodoma, Occidents & Mainstream; Researcher @ZHdK; Burner's 2016.
Paris and around the world
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En 1970, des militants maoĂŻstes attaquaient lâĂ©picerie de luxe Fauchon pour ensuite distribuer les produits volĂ©s Ă des travailleurs immigrĂ©s. Ils prĂ©sentaient leur action comme « une restitution », reprenant ce slogan : « On a raison de voler les voleurs ! »
On aurait aimĂ© voir Ădouard Louis, samedi 17 octobre, briser la vitrine dâun magasin de sport pour sâemparer de baskets et les « restituer » Ă des gamins issus des banlieues. Il y aurait eu un certain panache Ă cela, plutĂŽt que de cĂ©der, stylo Ă la main, aux ratiocinations les plus bĂȘtes et abjectes.
Il faut lire son texte publiĂ© dans LibĂ©ration pour comprendre combien la sociologie contemporaine ne sâintĂ©resse plus Ă la condition de vie objective des populations, mais projette sur elles un fantasme rĂ©volutionnaire, digne des MisĂ©rables de Victor Hugo, actuellement Ă lâĂ©cran. En somme, si un jeune est violent, sâil pille, sâil casse, câest un juste retour.
Il est stupĂ©fiant de constater que le propos vient dâun homme qui a connu une extraction sociale par lâĂ©cole, la lecture et la production littĂ©raire. Lui, Ădouard Louis, lâadolescent de Picardie, rejetĂ© pour son homosexualitĂ©, souffrant de voir ses parents empĂȘtrĂ©s dans leur condition modeste, a-t-il jamais brĂ»lĂ© une mairie, cassĂ© un magasin ou pillĂ© des vitrines ?
« Comment ne pas voir quâils Ă©taient, en grande partie, des hommes racisĂ©s, noirs et arabes, de ceux que la sociĂ©tĂ© française depuis des dĂ©cennies parque dans des citĂ©s insalubres », Ă©crit-il, comme si tout pauvre et tout « racisĂ© » (sic) nâavait dâautre choix, sâil souhaite une mobilitĂ© sociale, que dâexprimer sa volontĂ© par la destruction, puisquâelle rĂ©sulterait dâune lĂ©gitime dĂ©fense. Nâa-t-il pas vu, parmi les commerçants sinistrĂ©s, des Français issus de lâimmigration, qui ont trouvĂ© leur salut par le travail ?
La suite đđȘ¶
Violences du 17 octobre : rĂ©ponse Ă Ădouard Louis, « vautour dâextrĂȘme gauche »
lepoint.fr/debats/violences-âŠ
via @LePoint
Frederic Martel retweeted
Le ministre italien de la DĂ©fense, Guido Crosetto, a Ă©tabli un lien entre les Ă©meutes qui ont eu lieu Ă Paris, Ă Marseille, Ă Milan et ailleurs en Europe au cours de la semaine derniĂšre et la « guerre hybride » menĂ©e par la Russie. firstpost.com/world/france-râŠ
Frederic Martel retweeted
L'essayiste et journaliste Didier Eribon révÚle sa vraie nature face à JérÎme Guedj (selon le témoignage de ce dernier et des extraits vidéos) : il y a trente ans, il employait des méthodes de disqualification similaires avec moi. Mon récit sur cette histoire ancienne que j'ai finalement choisi de révéler et raconter.
(Texte issu de mon livre 'FiertĂ©s et prĂ©jugĂ©s', chez Bouquins, en accĂšs libre ici exceptionnellement : fredericmartel.com/wp-contenâŠ).
Solidarité avec JérÎme Guedj.
#DidierEribon #JeromeGuedj @JeromeGuedj @faureolivier @BorisVallaud
« Doigts dâhonneur, dĂ©gage connard, dĂ©gage sale sioniste : quand Didier Eribon mâexprime sa haine »
« Mais câest Eribon !! »LâincrĂ©dulitĂ© de mon ami rĂ©sonne encore. Il vient de reconnaĂźtre lâhomme qui quelques secondes auparavant mâa aboyĂ© dessus Ă coup de « DĂ©gage, connard ! » avec de multiples doigts d'honneur, sur un trottoir parisien oĂč nous discutions, mon ami, ma femme et moi. Ce n'est donc pas un simple passant ivre de colĂšre. Câest bien Didier Eribon. LâĂ©minent universitaire, le sociologue, l'intellectuel de gauche. Qui se vautre dans le vulgaire. Ă la maniĂšre dâun exhibitionniste qui, peinant Ă trouver des occasions de jouir, ouvre son imper et sort son engin Ă la hĂąte en dĂ©bitant des ordures pour voir lâeffet produit sur les passantesâŠ
PassĂ©e la sidĂ©ration, je refuse de laisser l'impunitĂ© s'installer. Je remonte sur mon vĂ©lo, je le rattrape et l'interpelle avec ironie et fermetĂ© : « Monsieur Eribon, est-ce ainsi que vous traitez vos dĂ©saccords ? En insultant les gens dans la rue et en leur faisant des doigts d'honneur avec la plus crasse des vulgaritĂ©s ? ». DĂ©masquĂ©, il assume. Avec une morgue pitoyable : « Oui je suis Didier Eribon, je suis mondialement connu et vous ĂȘtes un sale connard ». Il ne m'aime pas, et il tenait Ă me le signifier. Cela mâarrive quelques fois. Mais comme Ă chaque fois quand la violence verbale est convoquĂ©e, je prends alors la dĂ©cision de ne pas laisser passer et donc de l'accompagner dans sa dĂ©ambulation. Une marche dans le quartier pour le confronter Ă son propre naufrage. Je lui fais remarquer Ă quel point ce procĂ©dĂ© est dĂ©sespĂ©rant pour un intellectuel français. Son seul argument ? « - Vous mâavez insultĂ© alors je vous insulte. Vous avez insultĂ© les Insoumis, vous avez traitĂ© Jean-Luc Melenchon de salopard antisĂ©mite. ». « La RĂ©publique, câest moi » dit MĂ©lenchon, et dans un parallĂ©lisme parfait, « MĂ©lenchon, câest moi » se convainc lâintellectuel Insoumis.
En lâĂ©coutant, je perçois une violence inouĂŻe, froide, une haine viscĂ©rale, une rage qui dĂ©forme tout. Je finis par lui dire : « Si vous aviez Ă©tĂ© plus costaud, vous mâauriez mis un poing dans la figure. C'est cela votre maniĂšre de rĂ©gler les diffĂ©rends. ». Pour toute rĂ©ponse, et pour masquer son indignitĂ© sous un snobisme bourgeois, il s'empresse de m'Ă©craser de son agenda mondain : « Mais ma vie est formidable ! Ce soir, je dĂźne avec mon amie Annie Ernaux, prix Nobel de littĂ©rature. »L'arrogance de lâentre-soi germanopratin convoquĂ©e pour justifier une attitude de voyou. Mais le masque de l'universitaire tombe dĂ©finitivement, laissant Ă©chapper ce qui lui brĂ»lait la langue. « J'aurais pu vous dire aussi, et je pourrais vous dire : dĂ©gage, sale sioniste ! » « Allez-y », lui ai-je rĂ©pondu. « Encore un effort, le vrai mot est au bord de vos lĂšvres. » Car on le sait trop bien aujourd'hui : ce fameux « sale sioniste », crachĂ© avec une telle haine sur un trottoir, n'est que le faux nez de l'antisĂ©mitisme le plus rance. Celui qui tente de se recycler, de se banaliser et d'exiger sa place dans la sociĂ©tĂ©. Didier Eribon ne mâa pas dit « sale juif », mais tout mon ĂȘtre lâa entendu dans ses mots et sa gestuelle. Et quâon ne vienne pas me demander pourquoi. Câest ainsi. Et câest pareil pour les noirs et les arabo-musulmans qui savent parfaitement reconnaĂźtre le racisme quand ils en sont victimes. Cette scĂšne de rue nâest pas quâune anecdote pathĂ©tique. Elle illustre la bascule d'une certaine gauche devenue parfaitement haineuse. Quand ceux qui sont censĂ©s ĂȘtre les acteurs du dĂ©bat, les figures tutĂ©laires de la rĂ©flexion et de la confrontation des idĂ©es, sombrent Ă ce point dans l'outrance et la violence, il ne faut pas s'Ă©tonner de la brutalitĂ© qui gangrĂšne le reste du pays. Didier Eribon, ce soir-lĂ n'a pas seulement fait un doigt d'honneur Ă un adversaire politique, il a fait un doigt d'honneur Ă l'intelligence mĂȘme.
Jâai hĂ©sitĂ© pendant le week-end. Le pays est assez fracturĂ©. Mais je rends public pour ne rien laisser passer.
Frederic Martel retweeted
French MP JĂ©rĂŽme Guedj reports verbal abuse by Didier Eribon in Paris, including the phrase âdirty Zionistâ.
Using âZionistâ as an insult against a Jewish MP is unacceptable. EJA stands with Guedj. Antisemitism must be confronted, whatever its political source.
@JeromeGuedj
Frederic Martel retweeted
Replying to @JeromeGuedj
La dérive de Didier Eribon est ancienne . Elle date d'avant LFI . Un itinéraire personnel qui commence à Reims et arrive à cette déclaration de statut social face à Guedj : "Ce soir je dßne avec une prix Nobel" . Pathétique . Et, surtout, dans la haine.
Frederic Martel retweeted
đŽ Russie, AlgĂ©rie, Iran... Des ingĂ©rences Ă©trangĂšres derriĂšre les violences ?
"Ces trois puissances étrangÚres ne sont pas la base de ces évÚnements, mais elles jouent un rÎle d'amplificateur trÚs puissant contre le régime", explique François Beaudonnet.
#LeScanInfo #canal16
Frederic Martel retweeted
La vraie gauche fasciste, j'y ai été confronté à Libé.
« Doigts dâhonneur, dĂ©gage connard, dĂ©gage sale sioniste : quand Didier Eribon mâexprime sa haine »
« Mais câest Eribon !! »LâincrĂ©dulitĂ© de mon ami rĂ©sonne encore. Il vient de reconnaĂźtre lâhomme qui quelques secondes auparavant mâa aboyĂ© dessus Ă coup de « DĂ©gage, connard ! » avec de multiples doigts d'honneur, sur un trottoir parisien oĂč nous discutions, mon ami, ma femme et moi. Ce n'est donc pas un simple passant ivre de colĂšre. Câest bien Didier Eribon. LâĂ©minent universitaire, le sociologue, l'intellectuel de gauche. Qui se vautre dans le vulgaire. Ă la maniĂšre dâun exhibitionniste qui, peinant Ă trouver des occasions de jouir, ouvre son imper et sort son engin Ă la hĂąte en dĂ©bitant des ordures pour voir lâeffet produit sur les passantesâŠ
PassĂ©e la sidĂ©ration, je refuse de laisser l'impunitĂ© s'installer. Je remonte sur mon vĂ©lo, je le rattrape et l'interpelle avec ironie et fermetĂ© : « Monsieur Eribon, est-ce ainsi que vous traitez vos dĂ©saccords ? En insultant les gens dans la rue et en leur faisant des doigts d'honneur avec la plus crasse des vulgaritĂ©s ? ». DĂ©masquĂ©, il assume. Avec une morgue pitoyable : « Oui je suis Didier Eribon, je suis mondialement connu et vous ĂȘtes un sale connard ». Il ne m'aime pas, et il tenait Ă me le signifier. Cela mâarrive quelques fois. Mais comme Ă chaque fois quand la violence verbale est convoquĂ©e, je prends alors la dĂ©cision de ne pas laisser passer et donc de l'accompagner dans sa dĂ©ambulation. Une marche dans le quartier pour le confronter Ă son propre naufrage. Je lui fais remarquer Ă quel point ce procĂ©dĂ© est dĂ©sespĂ©rant pour un intellectuel français. Son seul argument ? « - Vous mâavez insultĂ© alors je vous insulte. Vous avez insultĂ© les Insoumis, vous avez traitĂ© Jean-Luc Melenchon de salopard antisĂ©mite. ». « La RĂ©publique, câest moi » dit MĂ©lenchon, et dans un parallĂ©lisme parfait, « MĂ©lenchon, câest moi » se convainc lâintellectuel Insoumis.
En lâĂ©coutant, je perçois une violence inouĂŻe, froide, une haine viscĂ©rale, une rage qui dĂ©forme tout. Je finis par lui dire : « Si vous aviez Ă©tĂ© plus costaud, vous mâauriez mis un poing dans la figure. C'est cela votre maniĂšre de rĂ©gler les diffĂ©rends. ». Pour toute rĂ©ponse, et pour masquer son indignitĂ© sous un snobisme bourgeois, il s'empresse de m'Ă©craser de son agenda mondain : « Mais ma vie est formidable ! Ce soir, je dĂźne avec mon amie Annie Ernaux, prix Nobel de littĂ©rature. »L'arrogance de lâentre-soi germanopratin convoquĂ©e pour justifier une attitude de voyou. Mais le masque de l'universitaire tombe dĂ©finitivement, laissant Ă©chapper ce qui lui brĂ»lait la langue. « J'aurais pu vous dire aussi, et je pourrais vous dire : dĂ©gage, sale sioniste ! » « Allez-y », lui ai-je rĂ©pondu. « Encore un effort, le vrai mot est au bord de vos lĂšvres. » Car on le sait trop bien aujourd'hui : ce fameux « sale sioniste », crachĂ© avec une telle haine sur un trottoir, n'est que le faux nez de l'antisĂ©mitisme le plus rance. Celui qui tente de se recycler, de se banaliser et d'exiger sa place dans la sociĂ©tĂ©. Didier Eribon ne mâa pas dit « sale juif », mais tout mon ĂȘtre lâa entendu dans ses mots et sa gestuelle. Et quâon ne vienne pas me demander pourquoi. Câest ainsi. Et câest pareil pour les noirs et les arabo-musulmans qui savent parfaitement reconnaĂźtre le racisme quand ils en sont victimes. Cette scĂšne de rue nâest pas quâune anecdote pathĂ©tique. Elle illustre la bascule d'une certaine gauche devenue parfaitement haineuse. Quand ceux qui sont censĂ©s ĂȘtre les acteurs du dĂ©bat, les figures tutĂ©laires de la rĂ©flexion et de la confrontation des idĂ©es, sombrent Ă ce point dans l'outrance et la violence, il ne faut pas s'Ă©tonner de la brutalitĂ© qui gangrĂšne le reste du pays. Didier Eribon, ce soir-lĂ n'a pas seulement fait un doigt d'honneur Ă un adversaire politique, il a fait un doigt d'honneur Ă l'intelligence mĂȘme.
Jâai hĂ©sitĂ© pendant le week-end. Le pays est assez fracturĂ©. Mais je rends public pour ne rien laisser passer.
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Le naufrage moral dâun intellectuel français. Se revendiquer de la fraternitĂ© universelle et se comporter ainsi est absolument abject et en dit long sur la rĂ©alitĂ© de cet engagement politique.
Soutien et respect Ă @JeromeGuedj
« Doigts dâhonneur, dĂ©gage connard, dĂ©gage sale sioniste : quand Didier Eribon mâexprime sa haine »
« Mais câest Eribon !! »LâincrĂ©dulitĂ© de mon ami rĂ©sonne encore. Il vient de reconnaĂźtre lâhomme qui quelques secondes auparavant mâa aboyĂ© dessus Ă coup de « DĂ©gage, connard ! » avec de multiples doigts d'honneur, sur un trottoir parisien oĂč nous discutions, mon ami, ma femme et moi. Ce n'est donc pas un simple passant ivre de colĂšre. Câest bien Didier Eribon. LâĂ©minent universitaire, le sociologue, l'intellectuel de gauche. Qui se vautre dans le vulgaire. Ă la maniĂšre dâun exhibitionniste qui, peinant Ă trouver des occasions de jouir, ouvre son imper et sort son engin Ă la hĂąte en dĂ©bitant des ordures pour voir lâeffet produit sur les passantesâŠ
PassĂ©e la sidĂ©ration, je refuse de laisser l'impunitĂ© s'installer. Je remonte sur mon vĂ©lo, je le rattrape et l'interpelle avec ironie et fermetĂ© : « Monsieur Eribon, est-ce ainsi que vous traitez vos dĂ©saccords ? En insultant les gens dans la rue et en leur faisant des doigts d'honneur avec la plus crasse des vulgaritĂ©s ? ». DĂ©masquĂ©, il assume. Avec une morgue pitoyable : « Oui je suis Didier Eribon, je suis mondialement connu et vous ĂȘtes un sale connard ». Il ne m'aime pas, et il tenait Ă me le signifier. Cela mâarrive quelques fois. Mais comme Ă chaque fois quand la violence verbale est convoquĂ©e, je prends alors la dĂ©cision de ne pas laisser passer et donc de l'accompagner dans sa dĂ©ambulation. Une marche dans le quartier pour le confronter Ă son propre naufrage. Je lui fais remarquer Ă quel point ce procĂ©dĂ© est dĂ©sespĂ©rant pour un intellectuel français. Son seul argument ? « - Vous mâavez insultĂ© alors je vous insulte. Vous avez insultĂ© les Insoumis, vous avez traitĂ© Jean-Luc Melenchon de salopard antisĂ©mite. ». « La RĂ©publique, câest moi » dit MĂ©lenchon, et dans un parallĂ©lisme parfait, « MĂ©lenchon, câest moi » se convainc lâintellectuel Insoumis.
En lâĂ©coutant, je perçois une violence inouĂŻe, froide, une haine viscĂ©rale, une rage qui dĂ©forme tout. Je finis par lui dire : « Si vous aviez Ă©tĂ© plus costaud, vous mâauriez mis un poing dans la figure. C'est cela votre maniĂšre de rĂ©gler les diffĂ©rends. ». Pour toute rĂ©ponse, et pour masquer son indignitĂ© sous un snobisme bourgeois, il s'empresse de m'Ă©craser de son agenda mondain : « Mais ma vie est formidable ! Ce soir, je dĂźne avec mon amie Annie Ernaux, prix Nobel de littĂ©rature. »L'arrogance de lâentre-soi germanopratin convoquĂ©e pour justifier une attitude de voyou. Mais le masque de l'universitaire tombe dĂ©finitivement, laissant Ă©chapper ce qui lui brĂ»lait la langue. « J'aurais pu vous dire aussi, et je pourrais vous dire : dĂ©gage, sale sioniste ! » « Allez-y », lui ai-je rĂ©pondu. « Encore un effort, le vrai mot est au bord de vos lĂšvres. » Car on le sait trop bien aujourd'hui : ce fameux « sale sioniste », crachĂ© avec une telle haine sur un trottoir, n'est que le faux nez de l'antisĂ©mitisme le plus rance. Celui qui tente de se recycler, de se banaliser et d'exiger sa place dans la sociĂ©tĂ©. Didier Eribon ne mâa pas dit « sale juif », mais tout mon ĂȘtre lâa entendu dans ses mots et sa gestuelle. Et quâon ne vienne pas me demander pourquoi. Câest ainsi. Et câest pareil pour les noirs et les arabo-musulmans qui savent parfaitement reconnaĂźtre le racisme quand ils en sont victimes. Cette scĂšne de rue nâest pas quâune anecdote pathĂ©tique. Elle illustre la bascule d'une certaine gauche devenue parfaitement haineuse. Quand ceux qui sont censĂ©s ĂȘtre les acteurs du dĂ©bat, les figures tutĂ©laires de la rĂ©flexion et de la confrontation des idĂ©es, sombrent Ă ce point dans l'outrance et la violence, il ne faut pas s'Ă©tonner de la brutalitĂ© qui gangrĂšne le reste du pays. Didier Eribon, ce soir-lĂ n'a pas seulement fait un doigt d'honneur Ă un adversaire politique, il a fait un doigt d'honneur Ă l'intelligence mĂȘme.
Jâai hĂ©sitĂ© pendant le week-end. Le pays est assez fracturĂ©. Mais je rends public pour ne rien laisser passer.
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Ămeutes urbaines, numĂ©riques et ingĂ©rences Ă©trangĂšres : dans cette chronique je reviens sur le rĂŽle des algorithmes, des rĂ©seaux sociaux et des blogueurs dans la mobilisation des casseurs, partout en France, ce samedi. Et questionne le rĂŽle de la Russie, de l'Iran et surtout de l'AlgĂ©rie dans la propagation de ce chaos hors-norme. (La date du samedi 17 octobre, qui fait Ă©cho Ă celle du 17 octobre 1961, celle de la rĂ©pression policiĂšre française d'AlgĂ©riens du FLN Ă Paris n'est pas anodine.)
"Régulations numériques", un podcast de #SoftPower sur France Culture
(mes sources sont essentiellement policiÚres ; et celles utilisées trÚs longuement dans mon livre #Occidents, notamment sur l'Algérie).
#Emeutes #ingerences #algorithmes #Iran #Algerie #Russie @Colon_David @marcweitzmann @CarolineFourest @jmblanquer @Enthoven_R @FredericEncel @OdierRichard @claudeposternak @gernelle
radiofrance.fr/francecultureâŠ
L'essayiste et journaliste Didier Eribon révÚle sa vraie nature face à JérÎme Guedj (selon le témoignage de ce dernier et des extraits vidéos) : il y a trente ans, il employait des méthodes de disqualification similaires avec moi. Mon récit sur cette histoire ancienne que j'ai finalement choisi de révéler et raconter.
(Texte issu de mon livre 'FiertĂ©s et prĂ©jugĂ©s', chez Bouquins, en accĂšs libre ici exceptionnellement : fredericmartel.com/wp-contenâŠ).
Solidarité avec JérÎme Guedj.
#DidierEribon #JeromeGuedj @JeromeGuedj @faureolivier @BorisVallaud
« Doigts dâhonneur, dĂ©gage connard, dĂ©gage sale sioniste : quand Didier Eribon mâexprime sa haine »
« Mais câest Eribon !! »LâincrĂ©dulitĂ© de mon ami rĂ©sonne encore. Il vient de reconnaĂźtre lâhomme qui quelques secondes auparavant mâa aboyĂ© dessus Ă coup de « DĂ©gage, connard ! » avec de multiples doigts d'honneur, sur un trottoir parisien oĂč nous discutions, mon ami, ma femme et moi. Ce n'est donc pas un simple passant ivre de colĂšre. Câest bien Didier Eribon. LâĂ©minent universitaire, le sociologue, l'intellectuel de gauche. Qui se vautre dans le vulgaire. Ă la maniĂšre dâun exhibitionniste qui, peinant Ă trouver des occasions de jouir, ouvre son imper et sort son engin Ă la hĂąte en dĂ©bitant des ordures pour voir lâeffet produit sur les passantesâŠ
PassĂ©e la sidĂ©ration, je refuse de laisser l'impunitĂ© s'installer. Je remonte sur mon vĂ©lo, je le rattrape et l'interpelle avec ironie et fermetĂ© : « Monsieur Eribon, est-ce ainsi que vous traitez vos dĂ©saccords ? En insultant les gens dans la rue et en leur faisant des doigts d'honneur avec la plus crasse des vulgaritĂ©s ? ». DĂ©masquĂ©, il assume. Avec une morgue pitoyable : « Oui je suis Didier Eribon, je suis mondialement connu et vous ĂȘtes un sale connard ». Il ne m'aime pas, et il tenait Ă me le signifier. Cela mâarrive quelques fois. Mais comme Ă chaque fois quand la violence verbale est convoquĂ©e, je prends alors la dĂ©cision de ne pas laisser passer et donc de l'accompagner dans sa dĂ©ambulation. Une marche dans le quartier pour le confronter Ă son propre naufrage. Je lui fais remarquer Ă quel point ce procĂ©dĂ© est dĂ©sespĂ©rant pour un intellectuel français. Son seul argument ? « - Vous mâavez insultĂ© alors je vous insulte. Vous avez insultĂ© les Insoumis, vous avez traitĂ© Jean-Luc Melenchon de salopard antisĂ©mite. ». « La RĂ©publique, câest moi » dit MĂ©lenchon, et dans un parallĂ©lisme parfait, « MĂ©lenchon, câest moi » se convainc lâintellectuel Insoumis.
En lâĂ©coutant, je perçois une violence inouĂŻe, froide, une haine viscĂ©rale, une rage qui dĂ©forme tout. Je finis par lui dire : « Si vous aviez Ă©tĂ© plus costaud, vous mâauriez mis un poing dans la figure. C'est cela votre maniĂšre de rĂ©gler les diffĂ©rends. ». Pour toute rĂ©ponse, et pour masquer son indignitĂ© sous un snobisme bourgeois, il s'empresse de m'Ă©craser de son agenda mondain : « Mais ma vie est formidable ! Ce soir, je dĂźne avec mon amie Annie Ernaux, prix Nobel de littĂ©rature. »L'arrogance de lâentre-soi germanopratin convoquĂ©e pour justifier une attitude de voyou. Mais le masque de l'universitaire tombe dĂ©finitivement, laissant Ă©chapper ce qui lui brĂ»lait la langue. « J'aurais pu vous dire aussi, et je pourrais vous dire : dĂ©gage, sale sioniste ! » « Allez-y », lui ai-je rĂ©pondu. « Encore un effort, le vrai mot est au bord de vos lĂšvres. » Car on le sait trop bien aujourd'hui : ce fameux « sale sioniste », crachĂ© avec une telle haine sur un trottoir, n'est que le faux nez de l'antisĂ©mitisme le plus rance. Celui qui tente de se recycler, de se banaliser et d'exiger sa place dans la sociĂ©tĂ©. Didier Eribon ne mâa pas dit « sale juif », mais tout mon ĂȘtre lâa entendu dans ses mots et sa gestuelle. Et quâon ne vienne pas me demander pourquoi. Câest ainsi. Et câest pareil pour les noirs et les arabo-musulmans qui savent parfaitement reconnaĂźtre le racisme quand ils en sont victimes. Cette scĂšne de rue nâest pas quâune anecdote pathĂ©tique. Elle illustre la bascule d'une certaine gauche devenue parfaitement haineuse. Quand ceux qui sont censĂ©s ĂȘtre les acteurs du dĂ©bat, les figures tutĂ©laires de la rĂ©flexion et de la confrontation des idĂ©es, sombrent Ă ce point dans l'outrance et la violence, il ne faut pas s'Ă©tonner de la brutalitĂ© qui gangrĂšne le reste du pays. Didier Eribon, ce soir-lĂ n'a pas seulement fait un doigt d'honneur Ă un adversaire politique, il a fait un doigt d'honneur Ă l'intelligence mĂȘme.
Jâai hĂ©sitĂ© pendant le week-end. Le pays est assez fracturĂ©. Mais je rends public pour ne rien laisser passer.
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« Doigts dâhonneur, dĂ©gage connard, dĂ©gage sale sioniste : quand Didier Eribon mâexprime sa haine »
« Mais câest Eribon !! »LâincrĂ©dulitĂ© de mon ami rĂ©sonne encore. Il vient de reconnaĂźtre lâhomme qui quelques secondes auparavant mâa aboyĂ© dessus Ă coup de « DĂ©gage, connard ! » avec de multiples doigts d'honneur, sur un trottoir parisien oĂč nous discutions, mon ami, ma femme et moi. Ce n'est donc pas un simple passant ivre de colĂšre. Câest bien Didier Eribon. LâĂ©minent universitaire, le sociologue, l'intellectuel de gauche. Qui se vautre dans le vulgaire. Ă la maniĂšre dâun exhibitionniste qui, peinant Ă trouver des occasions de jouir, ouvre son imper et sort son engin Ă la hĂąte en dĂ©bitant des ordures pour voir lâeffet produit sur les passantesâŠ
PassĂ©e la sidĂ©ration, je refuse de laisser l'impunitĂ© s'installer. Je remonte sur mon vĂ©lo, je le rattrape et l'interpelle avec ironie et fermetĂ© : « Monsieur Eribon, est-ce ainsi que vous traitez vos dĂ©saccords ? En insultant les gens dans la rue et en leur faisant des doigts d'honneur avec la plus crasse des vulgaritĂ©s ? ». DĂ©masquĂ©, il assume. Avec une morgue pitoyable : « Oui je suis Didier Eribon, je suis mondialement connu et vous ĂȘtes un sale connard ». Il ne m'aime pas, et il tenait Ă me le signifier. Cela mâarrive quelques fois. Mais comme Ă chaque fois quand la violence verbale est convoquĂ©e, je prends alors la dĂ©cision de ne pas laisser passer et donc de l'accompagner dans sa dĂ©ambulation. Une marche dans le quartier pour le confronter Ă son propre naufrage. Je lui fais remarquer Ă quel point ce procĂ©dĂ© est dĂ©sespĂ©rant pour un intellectuel français. Son seul argument ? « - Vous mâavez insultĂ© alors je vous insulte. Vous avez insultĂ© les Insoumis, vous avez traitĂ© Jean-Luc Melenchon de salopard antisĂ©mite. ». « La RĂ©publique, câest moi » dit MĂ©lenchon, et dans un parallĂ©lisme parfait, « MĂ©lenchon, câest moi » se convainc lâintellectuel Insoumis.
En lâĂ©coutant, je perçois une violence inouĂŻe, froide, une haine viscĂ©rale, une rage qui dĂ©forme tout. Je finis par lui dire : « Si vous aviez Ă©tĂ© plus costaud, vous mâauriez mis un poing dans la figure. C'est cela votre maniĂšre de rĂ©gler les diffĂ©rends. ». Pour toute rĂ©ponse, et pour masquer son indignitĂ© sous un snobisme bourgeois, il s'empresse de m'Ă©craser de son agenda mondain : « Mais ma vie est formidable ! Ce soir, je dĂźne avec mon amie Annie Ernaux, prix Nobel de littĂ©rature. »L'arrogance de lâentre-soi germanopratin convoquĂ©e pour justifier une attitude de voyou. Mais le masque de l'universitaire tombe dĂ©finitivement, laissant Ă©chapper ce qui lui brĂ»lait la langue. « J'aurais pu vous dire aussi, et je pourrais vous dire : dĂ©gage, sale sioniste ! » « Allez-y », lui ai-je rĂ©pondu. « Encore un effort, le vrai mot est au bord de vos lĂšvres. » Car on le sait trop bien aujourd'hui : ce fameux « sale sioniste », crachĂ© avec une telle haine sur un trottoir, n'est que le faux nez de l'antisĂ©mitisme le plus rance. Celui qui tente de se recycler, de se banaliser et d'exiger sa place dans la sociĂ©tĂ©. Didier Eribon ne mâa pas dit « sale juif », mais tout mon ĂȘtre lâa entendu dans ses mots et sa gestuelle. Et quâon ne vienne pas me demander pourquoi. Câest ainsi. Et câest pareil pour les noirs et les arabo-musulmans qui savent parfaitement reconnaĂźtre le racisme quand ils en sont victimes. Cette scĂšne de rue nâest pas quâune anecdote pathĂ©tique. Elle illustre la bascule d'une certaine gauche devenue parfaitement haineuse. Quand ceux qui sont censĂ©s ĂȘtre les acteurs du dĂ©bat, les figures tutĂ©laires de la rĂ©flexion et de la confrontation des idĂ©es, sombrent Ă ce point dans l'outrance et la violence, il ne faut pas s'Ă©tonner de la brutalitĂ© qui gangrĂšne le reste du pays. Didier Eribon, ce soir-lĂ n'a pas seulement fait un doigt d'honneur Ă un adversaire politique, il a fait un doigt d'honneur Ă l'intelligence mĂȘme.
Jâai hĂ©sitĂ© pendant le week-end. Le pays est assez fracturĂ©. Mais je rends public pour ne rien laisser passer.
Ămeutes urbaines, numĂ©riques et ingĂ©rences Ă©trangĂšres : dans cette chronique je reviens sur le rĂŽle des algorithmes, des rĂ©seaux sociaux et des blogueurs dans la mobilisation des casseurs, partout en France, ce samedi. Et questionne le rĂŽle de la Russie, de l'Iran et surtout de l'AlgĂ©rie dans la propagation de ce chaos hors-norme. (La date du samedi 17 octobre, qui fait Ă©cho Ă celle du 17 octobre 1961, celle de la rĂ©pression policiĂšre française d'AlgĂ©riens du FLN Ă Paris n'est pas anodine.)
"Régulations numériques", un podcast de #SoftPower sur France Culture
(mes sources sont essentiellement policiÚres ; et celles utilisées trÚs longuement dans mon livre #Occidents, notamment sur l'Algérie).
#Emeutes #ingerences #algorithmes #Iran #Algerie #Russie @Colon_David @marcweitzmann @CarolineFourest @jmblanquer @Enthoven_R @FredericEncel @OdierRichard @claudeposternak @gernelle
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RN : les mauvais comptes dâun budget gĂ©nĂ©rĂ© par IA.
Le "contre-budget" du Rassemblement national, rendu public le 6 octobre dernier, présente l'apparence d'un programme parfaitement ficelé. Dans les faits, c'est un PowerPoint dopé à l'IA, truffé d'erreurs et de contradictions, reposant sur un agglomérat de mesures floues et irréalistes chiffrées à la truelle. (Sources : think tank #TerraNova)
#RN #budget #IAslop #LePen @terra_nova_tn
#AIGenerated #GénéréParIA #AIArt #AIWriting
lagrandeconversation.com/polâŠ
RN : les mauvais comptes dâun budget gĂ©nĂ©rĂ© par IA.
Le "contre-budget" du Rassemblement national, rendu public le 6 octobre dernier, présente l'apparence d'un programme parfaitement ficelé. Dans les faits, c'est un PowerPoint dopé à l'IA, truffé d'erreurs et de contradictions, reposant sur un agglomérat de mesures floues et irréalistes chiffrées à la truelle. (Sources : think tank #TerraNova)
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Podcast | Faut-il supprimer #Parcoursup ? Ma chronique sur cette vraie-fausse-bonne-mauvaise idée dans le débat :
"Régulations numériques" : le nouveau podcast de #softpower sur @franceculture.
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RN â Le projet de "contre-budget" du RN de Marine Le Pen est jugĂ© consternant par @Le_Figaro.
"Flou", "non documenté", "nébuleux", "imprécis" etc. Les recettes sont largement surestimées et les réductions de dépenses gravement exagérées. "Mesures imprécises, juridiquement fragiles et sans effet réel sur le déficit" ; "Aucun modÚle économique sérieux ne peut donner de tels résultats : c'est absolument hors de portée".
Un article qui démolit entiÚrement la crédibilité macro-économique du RN.
Et cette critique ne vient pas de la gauche, mais du Figaro !
#RN #Figaro #LePen #budget #économie
lefigaro.fr/elections/presidâŠ









