Joined December 2024
Dans mon dernier post, j'expliquais pourquoi tous les collectivismes finissent en boucherie : quand ton projet exige de changer la nature humaine, la nature humaine devient ton ennemie. Aujourd'hui en France, un parti incarne ce projet à l'état presque pur : La France Insoumise. Démonstration. Étape 1 : le projet d'homme nouveau. LFI ne veut pas réformer la société. Elle veut la refonder. Une VIe République par Constituante. Une "révolution citoyenne". Une planification écologique qui décide ce que tu produis, ce que tu consommes, comment tu te déplaces. Un revenu maximum, avec une taxation à 100 % au-delà d'un certain seuil. Le message implicite est toujours le même : l'individu tel qu'il est, celui qui veut gagner plus, posséder, transmettre à ses enfants, est le problème. Il faut le corriger. C'est le cœur de tout projet collectiviste. Ne pas changer les règles du jeu pour qu'elles épousent la nature humaine. Changer les joueurs. Étape 2 : l'homme réel résiste, il faut un carburant. Un projet qui va contre la nature humaine ne peut pas convaincre par les résultats. Il lui reste un seul carburant : la colère. LFI ne s'en cache même pas. Elle s'est explicitement inspirée du populisme de gauche théorisé par Chantal Mouffe et Ernesto Laclau : construire un "peuple" contre un "eux". Mélenchon a intitulé un de ses livres "Qu'ils s'en aillent tous". La stratégie assumée, c'est la conflictualisation permanente. Le bruit et la fureur. Mais la colère a besoin d'une cible. Et l'histoire européenne nous dit lesquelles reviennent toujours. Étape 3 : les deux cibles éternelles. Le riche et le juif. Le riche d'abord. Dans la grille insoumise, le riche n'est pas quelqu'un qui a créé de la valeur. Il est suspect par définition. Sa réussite est forcément prise à quelqu'un. L'entrepreneur devient un profiteur, le patrimoine un privilège, l'héritage une injustice à liquider. C'est la négation parfaite des trois principes de mon post précédent. L'individu exceptionnel n'existe pas, c'est un exploiteur. L'égalité des chances ne suffit pas, il faut l'égalité des résultats. Et à cause de quelques fraudeurs, tous ceux qui réussissent doivent payer. Le juif ensuite. Et ce n'est pas un hasard si les deux arrivent ensemble. Depuis le XIXe siècle, la haine du riche et la haine du juif fusionnent régulièrement : le juif banquier, le juif cosmopolite, le juif qui tire les ficelles. Une formule attribuée au socialiste allemand August Bebel résume ça : l'antisémitisme, c'est le socialisme des imbéciles. Regardons les faits. Le 7 octobre 2023, face au pire massacre de juifs depuis la Shoah, LFI refuse de qualifier le Hamas d'organisation terroriste et parle d'une "offensive armée". Quelques semaines plus tard, Mélenchon refuse de participer à la marche contre l'antisémitisme. Il accuse la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, d'aller camper à Tel-Aviv pour encourager le massacre. En 2024, alors que les actes antisémites explosent en France, il qualifie l'antisémitisme de "résiduel". En 2025, LFI publie une affiche de Cyril Hanouna que beaucoup comparent aux caricatures antisémites des années 30, avant de la retirer. Pris isolément, chaque épisode peut s'expliquer. Mis bout à bout, ils dessinent une stratégie : capter une colère en entretenant une ambiguïté qu'on ne lève jamais. La boucle est bouclée. Le projet d'homme nouveau échoue à convaincre. Il faut donc des coupables. On sort les deux boucs émissaires les plus anciens d'Europe. Et la colère remplace la prospérité comme ciment politique. C'est toujours le même film. Seuls les costumes changent. La différence entre un libéral et un insoumis est simple. Le libéral cherche un système qui fonctionne avec l'homme tel qu'il est. L'insoumis cherche un coupable pour expliquer pourquoi l'homme ne devient pas ce qu'il devrait être.
Le grand problème de la plupart des gens qui votent à gauche, ce n'est pas qu'ils sont méchants. C'est qu'ils ne sont pas assez cyniques. Ils croient que l'homme est naturellement bon et que c'est le système qui le corrompt. Tout leur projet politique repose sur ce postulat. Et ce postulat est faux. L'être humain est, par essence, orienté vers son propre intérêt. Pas forcément méchant. Pas forcément cupide. Mais d'abord tourné vers lui-même, sa famille, sa tribu. C'est le produit de millions d'années d'évolution : ceux qui ne se préoccupaient pas d'eux-mêmes en premier ne sont pas nos ancêtres. On peut le regretter. On ne peut pas le changer. Et c'est là que tout bascule. Si tu refuses d'accepter cette nature, il ne te reste qu'une option : la corriger. Rééduquer. Amoindrir l'intérêt personnel par la loi, la morale d'État, la pression collective. Fabriquer un homme nouveau. Tous les collectivismes ont tenté ça. L'homo sovieticus. La Révolution culturelle. L'année zéro des Khmers rouges. Chaque fois le même scénario : l'homme réel résiste à l'homme rêvé, alors le système accuse l'homme réel. Il devient saboteur, koulak, ennemi du peuple. Et on finit par éliminer ceux qui refusent d'être corrigés. Les collectivismes ne finissent pas en boucherie par accident. Ils finissent en boucherie par construction. Quand ton projet exige de changer la nature humaine, la nature humaine devient ton ennemie. La bonne question n'est donc pas "comment rendre les gens altruistes ?" mais : sachant que chacun cherchera d'abord à maximiser son propre intérêt, quel système transforme cet intérêt individuel en prospérité collective ? Adam Smith l'avait déjà formulé en 1776 : ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais du soin qu'ils apportent à leurs propres intérêts. L'école autrichienne a poussé le raisonnement jusqu'au bout. Et la démonstration se fait par A + B. A. La valeur est subjective (Menger). Personne ne peut savoir à ta place ce qui compte pour toi. B. Le savoir est dispersé (Hayek). Il est éparpillé dans la tête de millions d'individus. Le boulanger sait combien de pain il vendra demain. L'agriculteur sait quand sa terre est prête. Aucun planificateur, aussi brillant soit-il, ne peut centraliser ça. C. Le prix est le seul mécanisme capable d'agréger ce savoir. Un prix qui monte dit "il en manque, produis-en plus" à des millions de gens qui ne se connaissent pas, sans qu'aucun d'eux n'ait besoin d'être altruiste. D. Sans propriété privée et sans prix libres, le calcul économique devient impossible (Mises, 1920). Le planificateur pilote à l'aveugle. Ce n'est pas un problème de mauvaise volonté ou d'incompétence. C'est un problème d'information. Et il est insoluble. Conclusion : la liberté économique n'est pas une idéologie. C'est la seule architecture qui épouse la nature humaine au lieu de la combattre. Chacun poursuit son intérêt, et pour l'atteindre, il doit servir celui des autres. C'est une symphonie sans chef d'orchestre, où chaque musicien joue sa partition et où l'ensemble sonne juste. Aucun système dans l'histoire n'a sorti autant d'êtres humains de la misère. Mais accepter ce système implique d'accepter trois choses que la gauche a énormément de mal à avaler. Un : l'individu exceptionnel existe. Certains créent plus de valeur que des milliers d'autres. Un entrepreneur, un chercheur, un inventeur peuvent changer la vie de millions de personnes. Une société qui traite l'exception comme une anomalie à corriger se condamne à la médiocrité. Une société qui la laisse émerger tire tout le monde vers le haut. Deux : confondre égalité des chances et égalité des résultats est le pire des cocktails. L'égalité des chances, c'est donner à chacun la possibilité de jouer. L'égalité des résultats, c'est truquer le score à la fin. Les individus étant différents en talent, en effort, en choix, des chances égales produisent forcément des résultats inégaux. Et pour imposer des résultats égaux, il faut une force capable de prendre aux uns pour donner aux autres en permanence. On retombe sur l'homme nouveau. Par une autre porte. Trois : il faut accepter que certains se comportent mal. Dans tout système libre, il y aura des fraudeurs, des profiteurs, des tricheurs. C'est le prix de la liberté. La réponse saine : sanctionner les fraudeurs et ajuster les règles. La réponse malade : punir tout le monde préventivement. Chaque abus devient une nouvelle norme, un nouveau formulaire, un nouveau contrôle, qui pèse sur l'immense majorité qui jouait le jeu honnêtement. Couche après couche, on construit une bureaucratie qui étouffe ceux qui créent pour se protéger de ceux qui trichent. C'est exactement ce qu'est devenue l'Europe. Le libéralisme n'est pas une doctrine pour ceux qui méprisent l'humain. C'est une doctrine pour ceux qui l'acceptent tel qu'il est. La gauche aime l'homme tel qu'il devrait être. Le libéral compose avec l'homme tel qu'il est. Et l'histoire a déjà tranché.
7
125
6
311
7,847
Los Angeles is a place of demons. She is so infected and swollen she can’t see.
172
613
40
2,150
16,688
🚨 HEARTBREAKING 19-year-old Philippine Le Noir de Carlan — a brilliant Paris-Dauphine student and scout leader — went for a walk during lunchtime on 20 September 2024. In what should have been a safe part of the city, she crossed paths with Taha Oualidat. The 22-year-old Moroccan had already been convicted of rape. He should have been in prison. He also had a deportation order (OQTF), but Morocco refused to take him back. After that refusal, a French judge ordered his release from an immigration detention centre. Two weeks after his release, Oualidat raped and strangled Philippine. The next day, after a large search was launched, her family found her partially buried body in the Bois de Boulogne. This was not an unforeseeable accident. It was the predictable result of a convicted rapist being released instead of deported.
🤖 Made with AI
66
227
7
574
14,595
p fish retweeted
💔 It’s hard to imagine a child so small facing such a big battle… 💔
1,792
518
66
11,507
83,650
What a beautiful expressive face. Thank you for giving her a loving home
8
105
WW
Meet Michael Jackson's three children!
5
251