économiste citoyen, co-fondateur de l'OFCE et des Economistes Atterres. Mes tweets n'engagent que moi. Comme le dit Valery, "La bêtise n'est pas mon fort".

Paris
Joined January 2019
Le chiffre du jour : "32 % des crédits de l'Éducation nationale sont affectés au financement de la retraite des anciens agents". N'est ce pas scandaleux ? budget.gouv.fr/documentation… 1) Dans le secteur privé, le taux de cotisation retraite est de l'ordre de 30%. Donc, pour un produit fait en France, une partie importante du prix finance la retraite des salariés. Cette part est particulièrement élevée dans l'EN puisque la part des salaires dans les dépenses est forte et que toute la production est faite en France. 2) L'Etat a malheureusement décidé de calculer son taux de cotisations employeurs en divisant ses dépenses de retraites par la masse salariale (hors primes). Il arrive à un chiffre élevé, 82%, car il a pris en charge les retraites de France Télécom et de la Poste ; il verse des primes au lieu d'augmenter les traitements indiciaires; il recrute des contractuels (qui ne cotisent pas à la retraite de la fonction publique). Ce serait bien qu'il limite son taux de cotisation à 44% (comme le calcule la Cour des Comptes) et que, au delà, les surcotisations deviennent des subventions explicites au système des retraites (pour environ 22 milliards). 3) Cela dit, les surcotisations figurent sur les fiche des paie des enseignants et dans le budget des ministères, mais elles ne pèsent pas sur les salaires et sur les postes qui sont négociés en eux-mêmes hors cotisations.
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Les journalistes se croient obligés d'utiliser l'expression "placé en détention provisoire". C'est choquant quand il s'agit d'un auteur avéré d'un crime horrible. "placé en détention" serait plus approprié.
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Retour du marché. Pour Valérie M. Les finances publiques ont un déficit de 5,4% du PIB, soit 3 point de trop, mais la France n'a pratiquement pas de déficit extérieur. Donc : 1) Les dépenses publiques ne sont pas mises à la charge de nos petits enfants ; elles sont financées par l'épargne des générations actuelles. 2) Cette épargne est désirée ; la dette publique est désirée ; mais il y a une forte ontradiction entre les ménages qui individuellement veulent épargner et les gestionnaires de leur épargne qui se méfient des pays qui ont une forte dette publique. 3) Il ne faut pas viser à réduire globalement les dépenses des ménages de 3 points de PIB ; il faut réduire le déficit public sans réduire la consommation et l'investissement. Donc frapper les ménages à fort taux d'épargne (les ménages les plus riches, les propriétaires de leur logement ayant fini de rembourser, les héritiers de plus de 50 ans) et les entreprises à forte rentabilité et faible investissement en France. Les retraités doivent être convaincus qu'il n'ont pas besoin de plus de 120 000 euros pour avoir un EHPAD convenable si nécessaire ; le reste peut être donné à leurs petits-enfants. 4) Réduire les prestations vers les plus pauvres (ARS, APL) est contre-productif
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Le taux de pauvreté des enfants est de 22,4% (contre 15,4% pour l'ensemble de la population). Depuis longtemps, les prestations familiales ne suivent pas l'évolution des salaires. Leur non-indexation en 2027 serait beaucoup plus plus grave que celle des retraites. Qu'attend l'UNAF pour mobiliser les parents ?
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Le Pape n'est que le soi-disant représentant d'une religion archaïque dont la France n'écoute heureusement plus les préceptes (divorce, contraception, IVG , mariage pour tous et droit de mourir). Moins dangereuse cependant aujourd'hui que les deux autres.
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Une certaine irritation "Le Monde" et "Alternatives Economiques" persistent à publier des textes favorables à l'annulation des titres publics détenues par la Banque de France (et le BCE). Pourtant, l'inutilité et l'irréalisme de cette proposition ont été déjà maintes fois eté démontrées. 1) Le Banque de France est une filiale financière de l'Etat. L'annulation ne toucherait aucun agent privé, n'ouvrirait aucune marge de manoeuvre, réelle ou financière. La dette et la charge d'intérêt de l'ensemble ''Banque de France + Etat" ne seraient pas réduites. Le montant des titres annulés passerait du passif de l'Etat à celui de la Banquer de France. 2) En contrepartie de l'acquisition de ces titres, la Banque de France s'est endettée auprès des banques commerciale. Elle rémunère cette dette (leurs dépôts) au taux directeur (2,5% à ce jour). L'annulation des titres qu'elle détient ferait qu'elle supporterait toujours cet endettement sans avoir d'actif en contrepartie, qu'elle devrait payer des charges d'intérêt en ayant perdu la ressource correspondante. L'annulation devrait être effectuée par la Banque de France (ou la BCE). Son Gouverneur refusera toujours une mesure qui déséquilibrerait irrémédiablement le compte d'exploitation et le bilan de la Banque.
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Mais non, arrêtez avec ce mensonge.
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Un projet mal ficelé : la TVA sociale de François Hollande Les campagnes présidentielles sont dangereuses pour notre système fiscal. Certains candidats font des propositions mal pensées et pire les appliquent une fois élus. Pensez à la suppression de la taxe d'habitation ou au financement de l'Unedic par la CSG de Macron. Donc François Hollande nous fait, à son tour des propositions incohérentes. Il s'agirait d'augmenter de 10% les salaires nets (soit de 115 milliards) en baissant les cotisations sociales salariales. Mais, celles-ci ne financent plus que des prestations retraites, qui selon la jurisprudence du Conseil Constitutionnel, doivent être financées par des cotisations des personnes couvertes. Cette baisse serait financée par une hausse du taux normal de TVA de 20 à 24% (qui devrait rapporter 30 milliards). Problème ; cette hausse induirait une hausse des prix qui mangerait le pouvoir d'achat des salaires et des retraites. Le projet est-il de réduire les retraites par leur non-indexation ? Les salariés réclameraient des hausses de salaires, pour ne pas voir la hausse promise réduite par la hausse des prix ; ce qui induirait de l'inflation et des pertes de compétitivité. Pour éviter cela, Hollande propose de faire passer à 0 % le taux de TVA sur l'énergie et sur les produits de première nécessité. Cela coûterait 30 milliards, donc pas d'inflation, mais aussi pas de financement de la baisse des cotisations sociales. Reste le projet d'augmenter la taxation des grandes fortunes et des grosses successions. Bon courage, mais il est difficile d'imaginer que cela rapportera plus de 20 milliards.
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Génial. Le voile islamiste n'est pas un vêtemen, c'est un signe politique
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Le débat pour les présidentielles commence mal. 1) Certes, il faut remettre en cause l'influence des marchés financiers et nationaliser la détention de la dette publique mais la proposition d'annuler les titres publics détenus par la Banque de France-BCE est irréalisable (la BCE refuserait net) et inutile (la dette publique ne serait pas réduite, mais passerait du passif de l'Etat à celui de la Banque de France (sa filiale)). 2) Certes, il faudrait réduire l'influence des préjugés religieux sur la vie des femmes (et des hommes) d'origine musulmane, comme il faut réduire l'influence de toutes les religions sur la société, mais cela doit se faire par un combat idéologique, le combat laïque (que la gauche ne devrait pas abandonner) et non par une mesure policière comme le préconise le RN. 3) Certes, il faudrait augmenter les salaires, mais cela ne peut se faire en diminuant les cotisations sociales, qui financent la protection sociale, qui sont du salaire différé (tout particulièrement les cotisations salariés),.
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De l’annulation de la dette publique détenue par la Banque centrale L'annulation de la dette publique détenue par la Banque de France est un leurre. Elle ne diminuerait pas le montant global de la dette publique, elle n'ouvrirait aucune marge de manoeuvre financière et réelle, elle n'est pas réalisable. Par contre, réduire l'influence des marchés financiers, nationaliser la détention de la dette publique serait difficile, mais nécessaire. Un texte sur mon blog Mediapart blogs.mediapart.fr/henri-ste…
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Les droits de succession (et de donation) ne rapportent que 22 milliards pour un montant de transmission de 440 millards, soit un taux d'imposition de 5% qu'il faut comparer à des taux de l'ordre de 50% qui peuvent frapper les revenus courants. Une réforme simple consisterait à supprimer les niches fiscales : la purge des plus-values, le démembrement de propriété, les avantages de l'assurance-vie. Le Pacte Dutreil ne devrait s'appliquer qu'aux PME. Ceci pourrait permettre de réduite les taux appliqués aux transmissions aux neveux/nièces, enfants du conjoint, aux personnes hors-famille. Ceci pourrait permettre aussi de verser un capital de départ pour les jeunes issus des classes populaires. Une réforme plus ambitieux serait de taxer les héritages en fonction de des sommes déjà reçus (et non des liens de parenté).
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Depuis 2011, l'Italie paie en moyenne 1,91 point de plus que l'Allemagne sur sa dette public. Soit, chaque année, 2,5 points de PIB et 38 points de PIB sur 15 ans. Ce transfert est imposé par le smarchés financiers, qui s"accordent à penser qu'il y a un risque que l'Italie fasse défaut sur sa dette ou quitte la zone euro, risque qui ne s'est pas matérialisé, risque sans doute sur-évalué. La France s'endette actuellement à 4% à 10 ans, soit 0,8 point de plus que l'Allemagne, toujours en raison d'un risque perçu par les marchés financiers. Ce qui va à terme nous couter 1 point de PIB par an. Au lieu d'agiter la menace d'une annulation de la dette française détenue par la Banque de France (annulation qui serait fictive comme je l'ai maintes fois dénoncé), Mélenchon devrait annoncer qu'en aucun cas la France ferait défaut sur sa dette et donc que ces 0,8 point sont injustifiables.
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Un problème de macroéconomie Soit un pays qui a un déficit public structurel de 2,8 points de PIB. Pour stabiliser sa dette en % du PIB, il devrait avoir un excédent de l'ordre de 1 point de PIB. Il evrait donc faire un "effort" de 3,8 points de PIB (120 millards d'euros). En même temps, ce pays est en équilibre extérieur, n'a pas d'inflation, est en net sous-emploi, ne maitrise ni son taux de change, ni son taux d'intérêt, ses entreprises n'ont pas de besoin de financement, distribuent 9,6% de leur valeur ajoutée nette (VAN) et investissent en net 4% de leur VAN. Questions : 1) quelle politique économique mettre en oeuvre ? 2) Faut-il comme certains le préconisent réduire de 120 milliards le revenu des ménages ?
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Le rapport 2026 du COR est déjà largement diffusé, bien qu’il ne sera examiné par les membres du COR que Jeudi. Trois points à noter : La part des retraites dans le PIB serait stable jusqu’à 2045. Elle augmenterait ensuite de 1,3 point en raison de la baisse de la population active induite par l’hypothèse de taux de fécondité à 1,45 enfant par femme. La question des retraites devient seconde par rapport à celle de la politique familiale. Faire remonter la fécondité devient la question cruciale, non pour équilibrer les retraites, mais surtout pour éviter le déclin et dynamiser notre pays. Le déficit annoncé du système des retraites provient pour 0,9 point de la baisse des subventions de l’État (subventions qui aujourd’hui ne sont pas comptées comme part du déficit des retraites). C’est donc une illusion comptable. Comme à l’ordinaire le rapport du COR fait arbitrairement un choix qui appartient aux salariés, entre la baisse des pensions, la hausse des cotisations et le report de l’âge de départ. Il choisit de ne pas toucher aux taux de cotisations, de baisser de 12% d’ici 2070 le niveau des retraites et de préconiser le passage à 67,6 ans l’âge de départ à la retraite. Les salariés pourront choisir une certaine hausse de leurs cotisations pour maintenir un âge satisfaisant de départ. Par ailleurs, le problème ne se posera qu’après 2045 ; d’ici là, il importe d’améliorer les conditions de travail, les rapports dans les entreprises et le déroulement des carrières pour que l’allongement des carrières soit acceptable.
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Le journaliste économique du Canard Enchainé a deux caractéristiques gênantes. Il tient en général le discours de la pensée dominante. Et il est peu compétent. Ainsi, mercredi dernier, il écrit : "Les taux des OAT qui flirtaient avec le 0% en Janvier 2022 avoisinent depuis une semaine les 4%. Une multiplication par 4 aux effets dévastateurs". Bref 4/0=4.
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Note pour le prochain rapport du COR. Le rapport du COR est abondamment évoqué dans le débat sur les retraites. Il est donc souhaitable qu’il soit le plus précis possible. Je me permet donc de faire quelques suggestions pour le prochain rapport. 1)             Le tableau 2, page 74, du rapport 2025 a été interprété comme signifiant que les retraites ne sont financées qu’à 65% par des cotisations, qu’il y a donc un trou de 413-269 = 117 milliards. Pour la clarté du débat, le tableau devrait indiquer clairement qu’une partie des impôts ne sont que la compensation des exonérations de cotisations employeurs, que les transferts de la CNAF et de l’Unedic sont, en fait ; des transferts de cotisations La contribution d’équilibre de la FPE devrait être séparée entre une cotisation imputée de l’État et une surcotisation liées à la prise en charge des retraites de la Poste et d’Orange et du déséquilibre démographique ; certes, le partage est délicat, j’ai retenu l’estimation de 18 milliards de surcotisation faite par l’IPP. En tout état de cause, on ne peut laisser penser que les 48 milliards de la contribution de l’État à la CAS ne sont pas en grande partie des cotisations employeurs. Ainsi, la part des cotisations serait évaluée correctement à 84% (voir tableau ci-dessous). Dans cette optique, il faut admettre que le déficit du système des retraites était de 28 milliards en 2024 (les 2 milliards affichés dans le rapport 2025 et les 26 milliards de surcotisation/subventions). En contrepartie, ce déficit n’augmenterait pas, puisque les subventions et la surcotisation diminueraient tandis que le déficit affiché augmenterait. 2)  La figure 3.7 page 123 du rapport 2025 fournit une évaluation du TRI pour un salarié non-cadre du privé avec actualisation SMPT. Il converge vers 0,5 %. Or, ce taux est souvent dans le débat public comparé avec le taux de rentabilité des actifs financiers.  Il faut aller dans l’annexe méthodologique pour avoir un TRI avec actualisation prix qui converge lui vers 1,2%. Ne serait-il pas judicieux de faire figurer ce TRI dans le rapport principal ? 3)  La figure 3.11, page 134, du Rapport 2025 fournit une projection du niveau de vie relatif des retraités par rapport à l’ensemble de la population. Le lecteur aurait aimé savoir comment sont projetés les revenus du capital des futurs retraités, qui auront hérités du capital des boomers décédés. Il aimerait être certain que cette projection tient compte de la baisse de la taille des familles. 4)  Par ailleurs, ce serait bien que, sinon la projection centrale, du moins une variante, incorpore une évolution du Minimum contributif conforme à la loi de 2023, une certaine indexation de l’ASPA sur le revenu médian et une évolution crédible des réserves de l’Agirc-Arrco. De sorte que la baisse du niveau relatif des retraites serait plus faible et le déficit projeté plus réaliste. Les ressources du système de retraite en 2024
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La pratique d'Emmanuel Macron de nommer des personnes de son entourage à des postes éminents amènent deux réflexions. 1) Dans un pays démocratique, de telles nominations devraient être faites par le Parlement entre des candidats déclarés qui proposeraient des programmes prècis. 2) Pour le poste de gouverneur de la Banque de France, en particulier, les candidats devraient présenter leurs méthodes et leurs objectifs entre inflation, stabilité financière, réindustrialisation et transition écologique.
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Sterdyniak Henri retweeted
Le foncier ne baissera pas car l'état a doublement intérêt qu'il reste haut: pour l’électorat boomer proprio qui vote et parce que ça permet de gager et donc d'emprunter plus facilement pour arroser électoralement la première raison. Les boomers sont le nœud gordien de la France.
Encore plus que les retraites, l'augmentation du coût du foncier (certes accaparé car premier arrivé premier servi) est la source de notre paupérisation.
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