Neuilly-sur-Seine
Joined September 2010
1/3 Une note condense savoirs, sérieux, capacité de travail, aptitudes, ténacité et contexte social. C’est une mesure imparfaite, un chiffre qui écrase beaucoup d’information. Sur Parcoursup, masquer le lycée sans restituer le contexte la rendrait encore moins parlante.
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2/3 Un 17 dans un lycée en difficulté n’atteste pas forcément les mêmes acquis qu’un 17 dans un lycée d’élite. Mais il peut aussi signaler une force de caractère face aux obstacles. Bref, la note et son contexte se lisent ensemble, et pas seulement pour les bons élèves.
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3/3 Masquer le lycée suppose donc de restituer autrement le contexte : rang dans la classe, moyenne du groupe, écarts observés entre notes internes et résultats aux examens nationaux… Anonymiser ne doit pas signifier décontextualiser.
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1/3 Parcoursup devrait répartir des places, pas tester la résistance nerveuse des familles. Pour autant, niveau, aptitudes, capacités d’accueil et débouchés comptent bien sûr. Mais sélectionner et torturer ne devraient pas être synonymes, et c’est le problème de Parcoursup.
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2/3 Personnellement, je voudrais des critères et pondérations publics. Un dossier sans nom du lycée, ok, mais des notes contextualisées et croisées avec des épreuves nationales pertinentes pour bien évaluer un élève, pas une réputation.
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3/3 L’évolution évidente : des vœux classés tardivement, sans pénaliser l’ambition ; une affectation centralisée à date fixe, une courte phase d’ajustement. Pas de premier choix garanti, mais moins d’opacité et d’attente. La sélection, mais moins de stress et de frustration.
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1/2 Masquer le lycée d’origine suppose des notes comparables. Un bac sans contrôle continu ? Les épreuves finales arrivent trop tard pour Parcoursup. Celles de première seront le juge de paix, sans droit à l’erreur. Sauf à harmoniser les notes du contrôle continu entre lycées.
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2/2 Les familles se rueront sur les lycées à bonnes prépas dès la seconde ou la première, pour que leurs enfants soient connus des équipes. Les élèves ambitieux devront donc bâtir leur dossier dès la 4e/3e. Grosse pression encore plus tôt : vache de progrès.
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1/3 Microduck rend peut-être enfin crédible un vieux fantasme de science-fiction : le robot de compagnie. Non plus un simple gadget, mais un objet auquel on s’attache. Après tout, les enfants n’ont jamais eu besoin que leur doudou les aime en retour.
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2/3 Un robot ne remplacera évidemment pas toute la richesse d’une relation avec un animal : affection réciproque, soin, sociabilité… Mais une relation unilatérale peut aussi être profonde. Il y a donc un vrai chevauchement entre ces deux formes de compagnie.
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3/3 Et un marché immense : une part des bénéfices affectifs d’un animal, moins de coûts et de contraintes. Les robots ne remplaceront sans doute pas les chiens et les chats, mais pourraient inventer une nouvelle catégorie de compagnons. Sans poils, mais avec des bugs.
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1/3 Je n’ai pas choisi d’aimer la France : elle était en moi avant que je fusse au monde. Dans cette terre reposent des générations des miens. Leur silence m’oblige : ils surent, quand il le fallut, risquer leur vie pour une certaine idée de l’honneur et du devoir.
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2/3 Comment voir sans déchirement s’effacer ce qui fit la beauté et la grandeur de notre patrie ? De la Révolution à la Commune, les convulsions de notre histoire ne furent pas le socle de la France, mais les accès d’une fièvre ancienne, jamais tout à fait éteinte.
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3/3 Ce qui m’afflige, c’est de voir disparaître ce qui sut si longtemps contenir ce mal. Une civilisation ne périt pas seulement de ses ennemis ; elle périt lorsqu’elle cesse de leur opposer ses vertus. À mesure que les nôtres s’effacent, les vieux démons retrouvent leur empire.
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Sylvain Leprovost retweeted
Le message est clair pour toute une génération d’entrepreneurs : partez créer votre boîte à l’étranger. Pauvre pays !
Budget 2026: LR s'aligne sur la gauche et le RN pour défendre le rétablissement de l'exit tax telle qu'elle existait avant 2019. Il faut écouter les mots justes de @LabaronneDaniel qui a essayé en vain d'alerter ses collègues contre ce nouveau délire fiscal.
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Sylvain Leprovost retweeted
Il semble que les pratiques comptables permettant d'équilibrer le régime de retraite de la fonction publique aboutissent également à surestimer les dépenses d'éducation. Je propose d'interpeller @Elisabeth_Borne sur ce sujet. Les retweets sont bienvenus pour obtenir une réponse.
Quand je recalcule le lien entre toutes ces sources, j'aboutis à la conclusion que c'est vrai. Les comptes nationaux surestiment la dépense publique parce que le déficit des retraites de la fonction publique (qui, nous dit-on, n'existe pas) est compté deux fois. D'abord, lorsque les pensions sont payées, et une seconde fois lorsque le paiement de ces pensions transite par les bulletins de salaire des fonctionnaires, sous forme de contributions retraite employeur fictives à des taux absurdement élevés de 78,28 % du salaire brut pour la fonction publique d'État. Et cela me paraît tellement n'importe quoi que je n'arrive pas à y croire. J'espère secrètement qu'il y a un truc qui m'échappe et que Beaufret se trompe. Mais examinons les sources. On a 160,5 milliards de dépenses intérieures d'éducation, dont 51,7 % proviennent du ministère de l'Éducation nationale. Or, cette table montre que cela correspond à un budget de 83 milliards. Or, si l'on regarde les ordres de grandeur, ces 83 milliards d'euros correspondent bien grosso modo au budget de l'Éducation nationale, contributions aux pensions de l'État incluses. Qui, rappelons-le, ne concernent pas spécifiquement les retraites des professeurs, mais bien celles de la fonction publique d'État en général. Ce qui veut dire que les calculs de la dépense par élève, fondés sur une dépense totale de 160,5 milliards, semblent faussés – et pas qu'un peu. Pour l'Éducation nationale les contributions employeurs aux pensions représentent 25 % du budget. Pour rester conservateur, disons que c'est 20 % pour l'ensemble des parties prenantes publiques dans les dépenses d'éducation. Ces dernières représentent 80 % des 160 milliards, soit 128 milliards. 20 % de cette dépense représentent environ 26 milliards. Autrement dit, environ 26/160=16 % des dépenses totales intérieures d'éducation correspondent en réalité aux contributions de l'Etat employeur à son système de retraite bancal pour lequel il cotise à hauteur de 78% du traitement brut des profs. Donc sur les 8400 euros de dépense par élève, on a environ 1 400 euros qui sont en réalité des contributions retraites employeur distribuées à des pensionnés de la FPE, dont des retraités des Postes, de France Télécom... Cela semble complètement dingue. A nouveau, j'espère sincèrement qu'un truc m'échappe. Mais ça veut dire que les comparaisons internationales, dans lesquelles nous faisons déjà figure de lanterne rouge, doivent être ajustées!
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Sylvain Leprovost retweeted
3 mauvaises décisions causent 90% de nos difficultés actuelles : - la retraite à 60 ans - les 35 heures - le coup d’arrêt au nucléaire sous Hollande Il doit y avoir un point commun aux trois mais lequel ? 🫣
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L'opacité des réseaux de neurones où des milliards de paramètres interagissent est d’une nature émergente qu’une approche réductionniste ne peut expliquer. C’est toute la différence avec des algorithmes déterministes habituels. Mais…
Grand entretien avec Yuval Harari dans Le Figaro: "À long terme, l’IA menace la capacité de tout être humain d’être aux commandes. Bientôt on vous refusera un prêt à la banque, une inscription à l’université ou l’obtention d’un emploi, et quand vous demanderez pourquoi, on vous répondra « on ne sait pas, c’est l’algorithme qui a dit non » lefigaro.fr/vox/societe/yuva…
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… de manière similaire à un être humain, si l’on demande à une IA d’effectuer une certaine tâche et d’abord d’expliquer son raisonnement, alors on peut parfaitement forcer une forme d’expliquabilité en des termes qu’un être humain peut analyser et confronter. C’est pourquoi…
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… un processus IA n’est pas moins expliquable qu’un raisonnement humain. Il ne peut simplement pas être compris avec les outils qu’on a l’habitude d’utiliser pour comprendre une machine : parce que l’intelligence est un phénomène émergent, en l’homme comme en la machine.
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