louis B retweeted
Mélenchon et l'agriculture : le délire d'un fou
Cette intervention de Jean-Luc Mélenchon sur l'agriculture biologique et les cantines scolaires fait peur. Car elle est révélatrice de sa conception de l'économie. En quelques minutes, il propose de recruter 400 000 agriculteurs, de développer massivement le bio, de nourrir gratuitement les enfants dans les écoles et, pour couronner le tout, de réaliser des milliards d'euros d'économies sur les dépenses de santé. Tout cela sans le moindre travail sérieux de chiffrage. Les bonnes intentions tiennent lieu de raisonnement économique.
Il rappelle qu'il y avait sept millions de paysans après la Seconde Guerre mondiale, contre environ 400 000 exploitants aujourd'hui. Il semble voir dans cette diminution une régression. C'est exactement le contraire. L'histoire de l'agriculture depuis deux siècles est celle d'une extraordinaire augmentation de la productivité. Grâce à la mécanisation, aux progrès agronomiques et à l'amélioration des techniques, une fraction toujours plus faible de la population a pu nourrir un nombre toujours plus grand d'habitants. C'est précisément ce progrès qui a libéré des millions de travailleurs et permis le développement du reste de notre économie. En réalité, cette nostalgie d'une France agricole et peu industrielle a un nom : REACTIONNAIRE, PETAINISTE.
Mélenchon veut recruter 400 000 agriculteurs supplémentaires. Pourquoi 400 000 ? Pourquoi pas 200 000 ou un million ? Sur quelles terres ces personnes travailleraient-elles ? Avec quels capitaux, quels équipements, quels débouchés et quels revenus ? Rien. Le chiffre tombe du ciel et devient un objectif politique. probablement parce que quand on veut, on peut...
Qui va recruter ces 400 000 personnes ? Dans une économie agricole normale, ce sont les exploitants qui décident d'embaucher, ou des entrepreneurs qui décident de s'installer, en fonction des besoins de production, des marchés et de leurs capacités d'investissement. Ce n'est pas au gouvernement de fixer le nombre de personnes qui doivent travailler dans les fermes. À moins, évidemment, que l'État ne décide de devenir lui-même agriculteur. J'adorerais voir Mélenchon ramasser les tomates.
Quelle st la logique profonde de ce discours: Mélenchon ne propose pas explicitement de nationaliser les exploitations, mais sa démarche relève bien d'une forme de dirigisme économique. Le pouvoir politique déciderait du nombre d'agriculteurs nécessaires, orienterait la production, organiserait la formation et garantirait les débouchés. Et puisque ces décisions ne reposeraient pas nécessairement sur la rentabilité des exploitations, il faudrait bien que la puissance publique finance les écarts. On finirait par administrer une large partie de l'activité agricole sans même avoir besoin d'en nationaliser les terres. Autant créer tout de suite France Kolkhoze.
Cette vision est d'autant plus hallucinante que nous sommes à l'aube d'une nouvelle révolution agricole. Après la mécanisation, voici la robotique et l'intelligence artificielle : désherbage automatisé, pulvérisation ciblée, machines autonomes, surveillance intelligente des cultures et des élevages. Des technologies qui peuvent simultanément réduire la pénibilité, améliorer la productivité et limiter l'utilisation d'intrants chimiques. C'est cela qu'il faudrait encourager : l'investissement, l'innovation, la modernisation des exploitations et la diffusion des nouvelles technologies. Pas le recrutement de bras.
Quant à la taille des exploitations, elle doit être déterminée par les réalités économiques, pas par une préférence idéologique pour les petites fermes. La France a déjà connu une forte concentration agricole, mais il reste des économies d'échelle à rechercher, des équipements à mutualiser et des gains de productivité à réaliser. La question est de savoir comment produire mieux et à moindre coût, pas comment employer le maximum de personnes pour effectuer le même travail. parce que Mélenchon oublie une chose : plus on emploiera de monde dans l'agriculture, et plus les produits agricoles coûteront cher. Dans une Europe ouverte, cela signifie un flux d'importations appelé à exploser, avec à la clef l'effondrement de nos exportations.
Passons maintenant aux milliards d'économies sur la santé. Mélenchon nous explique que les repas biologiques permettront d'économiser des milliards sur le diabète et les cancers. Mais où est la démonstration ? Quelle étude permet d'affirmer que quelques repas biologiques par semaine feront disparaître une part déterminée de ces maladies ? Et à quelle échéance ?
La confusion est grossière. Une alimentation équilibrée peut contribuer à prévenir certaines maladies, mais le bio n'est pas synonyme d'équilibre nutritionnel. Un sucre biologique reste un sucre. Un plat biologique trop salé reste trop salé. Quant aux pesticides, leurs risques sanitaires méritent évidemment d'être pris au sérieux, mais les études disponibles ne permettent pas de transformer le passage des cantines au bio en milliards d'euros d'économies garanties. La bêtise et la grossièreté de l'argument sont effrayantes, et plus effrayante encore cette masse de membres de la secte qui applaudissent enchantés par leur gourou.
Même tour de passe-passe avec la gratuité. Que les enfants pauvres puissent manger correctement à l'école est une exigence parfaitement légitime. Mais gratuit pour les familles ne signifie pas gratuit pour la collectivité. Il faut acheter les aliments, payer ceux qui les préparent, financer les locaux et les équipements. Tout cela a un coût que Mélenchon se garde bien de calculer. Il préfère annoncer que les dépenses d'aujourd'hui seront miraculeusement compensées par les économies de demain. Il appelle cela les « dividendes du bonheur ». La formule est jolie, mais elle ne remplace pas un budget. or notre budget est déjà atteint par un grave déficit.
Au fond, ce discours résume une conception entière de l'économie. On commence par une intention généreuse, on fixe ensuite des objectifs imbéciles, on mobilise l'État pour les atteindre et l'on suppose que les conséquences économiques seront nécessairement favorables. La productivité, les prix, les investissements, la concurrence, les contraintes budgétaires et les décisions des entrepreneurs deviennent des considérations secondaires. Il suffirait que le pouvoir politique décide pour que la réalité économique s'organise.
C'est une vision profondément stupide, dans laquelle la création d'emplois devient une fin en soi, indépendamment de la valeur produite. Comme si une économie devenait plus prospère en mobilisant deux personnes pour accomplir ce qu'une seule pourrait réaliser avec une machine.
La France a besoin d'agriculteurs correctement rémunérés, d'exploitations performantes, de progrès technologiques et d'une alimentation accessible à tous. Elle a besoin de renouveler les générations agricoles, pas de décréter un doublement de leurs effectifs sans se demander ce qu'ils produiront ni comment ils vivront.
Ce qui frappe finalement chez Mélenchon, c'est cette manière de traiter les contraintes économiques comme des obstacles idéologiques que la volonté politique suffirait à surmonter. Il ne démontre pas que son système fonctionnerait. Il affirme qu'il serait souhaitable, et il considère que c'est suffisant.
Malheureusement, l'économie a cette particularité désagréable : elle ne se plie pas aux discours. Et lorsqu'on prétend ignorer ses contraintes, ce sont généralement les contribuables, les entreprises et les consommateurs qui finissent par en payer le prix. L'enfer est pavé de bonnes intentions.
louis B retweeted
Le mec est LITTÉRALEMENT en train de dérouler le plan de Staline et des débiles profonds sont là assis entrain d’applaudir. 🤦♂️
L’existence de Melenchon est la manifestation de l’échec fulgurant de l’éducation nationale depuis 20 ans.
louis B retweeted
J’ai les oreilles qui saignent tous les jours, ils n’ont pas plus de 300 mots de vocabulaire à leur compteur
Et je ne compte pas les autres mots, inspirés de l’autre côté de la Méditerranée…
elle est mythique celle la :
Amblance il est ou le u ?
Quoi il y a un "u" dans Amblance ?😂😂
louis B retweeted
Top départ pour l'Ultra-trail du Mont-Blanc ! Plus de 2300 participants sont annoncés pour la course reine de cette 23e édition de l'UTMB
La course est à suivre en direct par ici ➡️ lequipe.fr/tv/

This media is unavailable
Grand départ de l'UTMB
louis B retweeted
🚨🇫🇷🇲🇦 L’arbitre argentin siffle un penalty pour Messi par réflexe. #FRAMAR
louis B retweeted
pour des raisons évidentes, aucune serviette ne sera disponible dans nos restaurants aujourd’hui.
louis B retweeted
🚨 Joe Hart 🏴 sur Kylian Mbappé 🇫🇷 : « Il n’a pas serré la main au gardien à la fin du match. JE N’AURAIS SERRÉ LA MAIN D’AUCUN PARAGUAYEN. 😤
Je ne suis pas pour ce genre de célébration mais je suis ravi qu’il l’ait faite. » 😁
🎙️ The Rest Is Football
louis B retweeted
Sí se vale // No se vale 😭😭😭
louis B retweeted
Los argentinos cuando Mbappe celebra en frente de los rivales: “Es un soberbio, mal tipo, mala persona 😭.”
Los argentinos cuando su selección celebra en la cara de los rivales: “Así se celebra. Que sigan llorando. Orgulloso de mi equipo 😎.”
Ya lo decía mi abuelito: no hay nada más HIPÓCRITA e ignorante que un argentino.
louis B retweeted
💣🚨 𝗟𝗔 𝗙𝗜𝗙𝗔 𝗩𝗘𝗨𝗧 𝗦'𝗜𝗡𝗦𝗣𝗜𝗥𝗘𝗥 𝗗𝗨 𝗕𝗔𝗦𝗞𝗘𝗧 🏀
Désormais lorsqu'il y aura penalty pour l'Argentine, l'Albiceleste 🇦🇷 en recevra deux, comme avec les lancers francs. ✅️
(@LaureBoulard)
Privons les citoyens du droits de votes et lutons contre la liberté d’expression
























