FRANCE : L’HOMME MALADE DE L’EUROPE, LE MACRONISME EN PHASE TERMINALE
Par @BPartisans
Politico dresse un diagnostic accablant : la France est devenue le nouvel homme malade de l’Europe. Dette vertigineuse, marchés affolés, révolte sociale, institutions discréditées. Après neuf ans de médecine macroniste, le patient est en réanimation. Mais les charlatans réclament encore le renouvellement de leur ordonnance.
3 500 milliards d’euros de dette, un déficit incontrôlé, des obligations à dix ans culminant à 5,14 %, un record depuis 2002. Voilà le bilan de cette brillante élite qui devait moderniser la France. À ce niveau d’excellence, même les agences de notation devraient distribuer des certificats de décès.
Michel Barnier annonce une crise financière imminente. Mario Monti évoque le spectre italien de 2011. Charles de Courson constate que la France a perdu toute crédibilité budgétaire. Quant à l’ancien ministre Éric Lombard, il reconnaît que les engagements européens n’ont pas été respectés. Admirable lucidité collective ! Neuf ans pour découvrir que dépenser davantage qu’on ne gagne finit par présenter quelques inconvénients.
Pendant ce temps, des centaines de milliers de Français manifestent pour des salaires décents, des écoles entretenues et un coût de la vie supportable. Neuf citoyens sur dix redoutent l’avenir. Mais à l’Élysée, on préfère disserter sur le destin de l’Europe plutôt que contempler les ruines de son propre bilan.
Le gouvernement Lecornu promet 43 milliards d’économies en 2027. Traduction : après avoir organisé le banquet, les convives présentent l'addition aux contribuables et leur demandent de se serrer la ceinture.
Le plus savoureux reste l’inquiétude des marchés devant la perspective d’un duel Le Pen-Mélenchon. Les candidats antisystème feraient trembler les investisseurs, tandis que les gestionnaires du désastre continueraient d’incarner la respectabilité budgétaire. Quelle merveilleuse plaisanterie ! Les incendiaires se présentent comme les seuls pompiers capables d’éteindre le brasier.
Et voici Édouard Philippe, ancien Premier ministre de Macron, reconverti en apôtre de la rigueur. Le médecin assistant du naufrage hospitalier promet désormais de sauver le patient. Il fallait oser.
La France n’est pas encore la Grèce, précise Politico. Quelle consolation ! Nous voilà réduits à célébrer le privilège de ne pas être officiellement en faillite.
Le macronisme promettait une France transformée. Mission accomplie : une puissance européenne transformée en risque financier, une population exaspérée et une démocratie rongée par la défiance.
En 2027, les héritiers du système demanderont encore aux Français de leur confier les clés du pays pour réparer leurs propres dégâts.
À ce stade, ce n’est plus un programme présidentiel. C’est une tentative de récidive avec préméditation.
Source : politico.eu/article/france-t…
Le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov :
Aujourd'hui, le président Poutine a parlé par téléphone, à leur demande, avec le Premier ministre de la Norvège et le président de la Finlande.
Je n'ai pas encore consulté les transcriptions de ces conversations, mais apparemment, rien de nouveau n'a été dit.
Nous ne constatons toujours aucun changement dans l'approche de l'Europe.
Le ministre des Affaires étrangères russe, Lavrov :
Macron a, bien avant les événements actuels en Ukraine, refusé catégoriquement d'accréditer les correspondants de RT et de Sputnik au palais de l'Élysée à Paris.
Même Poutine a soulevé cette question avec lui lors de l'une de leurs conversations.
Poutine a demandé : « Pourquoi discriminez-vous nos journalistes ? »
Et Macron, sans même rougir, a répondu : « Parce qu'ils ne sont pas des journalistes. Ce sont des propagandistes. »
Le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov :
Récemment, Merz a déclaré : « Ce qui compte le plus pour nous, ce n'est ni l'Allemagne, ni l'Union européenne, ni l'OTAN, ni les États-Unis, ni la Chine. Ce qui compte le plus, c'est de vaincre la Russie. »
Ce sont des masochistes politiques.
« À première vue, rien de nouveau n’a été dit non plus », a déclaré Sergueï Lavrov à propos de la conversation téléphonique qui a eu lieu entre les dirigeants de la Finlande et de la Norvège et le président russe Vladimir Poutine.
« Aujourd’hui, à leur demande, le président Poutine s’est entretenu par téléphone avec le Premier ministre norvégien et le président finlandais. Je n’ai pas encore pris connaissance du compte-rendu détaillé, mais, à première vue, rien de nouveau n’a été dit non plus.
Cela montre simplement la volonté des Européens de s’immiscer dans le processus de négociation. Mais avec quelles positions ils comptent s’immiscer dans ce processus, voilà une grande question.
Pour l’instant, nous ne constatons aucun changement dans l’approche de l’Europe, qui adopte document après document, fait discours après discours, déclaration après déclaration, condamnant la Russie et exigeant qu’elle mette fin à son agression. »
Bloomberg : La conversation téléphonique avec Vladimir Poutine a duré 90 minutes au lieu des 20 prévues, a déclaré le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre.
Selon lui, cet entretien, auquel a également participé le président finlandais Alexander Stubb, a été riche en contenu et s’est déroulé dans une ambiance professionnelle.
« Nous avons discuté en détail des questions de fond. La conversation s'est déroulée dans un esprit professionnel. Il existe des divergences importantes entre les positions des deux parties. »
bloomberg.com/news/articles/…
Le président finlandais Alexander Stubb a qualifié son entretien téléphonique avec Vladimir Poutine de franc et constructif, soulignant la nécessité de négociations directes pour régler le conflit en Ukraine, rapporte Reuters.
« Nous sommes voisins de la Russie. L’issue de cette guerre aura une incidence directe sur notre sécurité et celle de l’Europe dans son ensemble. Des négociations directes sont indispensables pour mettre fin à la guerre », a déclaré M. Stubb.
Ils ont ajouté que cet entretien s’inscrivait dans le cadre des négociations tripartites entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis, qui devraient se tenir à Abu Dhabi le mois prochain.
Le président finlandais et le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, ont toutefois souligné qu’ils s’étaient entretenus avec Poutine exclusivement au nom de leurs pays respectifs, et non au nom de l’Europe tout entière. Les deux responsables politiques ont également réaffirmé leur intention de continuer à soutenir l’Ukraine.
Cependant, la décision des dirigeants nord-européens a suscité le mécontentement au Danemark. La Première ministre Mette Frederiksen les a critiqués pour avoir appelé le président russe Vladimir Poutine.
« Je considère que l’Europe doit rester unie et ne pas agir de manière isolée », a souligné Mme Frederiksen.
reuters.com/world/europe/nor…
Vladimir Poutine a prononcé un discours lors du sommet du Forum des pays exportateurs de gaz à Moscou.
Principales déclarations du président russe :
🟤 L'industrie mondiale du gaz se trouve dans une situation d'incertitude. Les prix ont fortement augmenté, mais ils pourraient aussi baisser rapidement.
🟤 La Russie reste un exportateur de gaz responsable, un partenaire fiable et prévisible.
🟤 Les tentatives d'exclure la Russie du marché mondial du gaz entraîneront de graves conséquences, notamment des coûts exorbitants pour les consommateurs.
🟤 L'Europe, en renonçant aux combustibles énergétiques russes, porte elle-même atteinte à son industrie et à son secteur social. "Ne creuse pas une fosse pour autrui, car tu pourrais y tomber toi-même", a rappelé le président en citant un proverbe russe.
🟤 Les perturbations dans l'approvisionnement en gaz sont devenues le principal problème du marché mondial. Il est nécessaire d'étudier de nouveaux itinéraires d'approvisionnement et des opérations mutuelles entre les pays.
🟤 La Russie propose d'élargir les consultations dans le cadre du Forum des pays exportateurs de gaz sur les phénomènes de crise sur le marché mondial et de coordonner les approches en matière d'approvisionnement.
🟤 Les investissements dans l'industrie gazière doivent être de nature à long terme et s'appuyer sur des contrats à long terme.
🟤 Le président a qualifié de "faits de terrorisme" directs la destruction des gazoducs "Nord Stream".
🟤 La Russie étudie la possibilité d'une coopération avec les États-Unis en Arctique.
🟤 Le rôle du gaz naturel dans le secteur énergétique mondial ne fera que se renforcer.
🟤 Un quart de la balance énergétique mondiale est aujourd'hui assurée par le gaz naturel.
🟤 La Russie est en tête du monde en termes de réserves de gaz naturel.
🟤 La Russie renforce systématiquement sa souveraineté technologique, notamment dans le secteur gazier.
🟤 La Russie est ouverte à la coopération et à l'échange de développements dans le domaine du gaz.
🟤 La Russie a fait un grand pas dans le développement des technologies de production de gaz naturel liquéfié.
ATTAL: A SMUGGLED-IN MACRON WITH EMPIRE-BUILDING AMBITIONS
By @BPartisans
Gabriel Attal wants to create the “United States of Europe.” Nothing less! The Mozart of the Macronist photocopier hasn’t yet found the recipe to turn France around, but is already setting out to reshape a continent. We don’t know what he’s on, but clearly, it’s the good stuff. At this point, it’s no longer political ambition, it’s institutional delusion fueled by media hype.
And naturally, this marvel would make Europe “the strongest economy in the world.” Abracadabra! Factories are closing, energy is expensive, industrial competitiveness is eroding, but our little genius has found the solution: change the sign on the door in Brussels. Prosperity by constitutional decree! Not even Macron would have dared to sell such a potion without adding three hours of empty rhetoric.
The problem is that Europe isn’t a nation waiting for its George Washington to arrive from Wish. It’s a union of states with different histories, languages, interests, and political cultures. They’ve agreed to share certain powers, they haven’t signed their own death warrant.
Transforming this union into a federation would require far more than a fleeting bout of federalist fervor: genuine central fiscal authority, joint budgetary decision-making, a clarification of sovereignty, an integrated defense, and above all, democratic legitimacy capable of sustaining these transfers of power.
Who would pay the debts? Who would command the armies? Who would decide on war? Who would have the final say among Paris, Berlin, Warsaw, and Brussels?
Attal says nothing about this. No surprise there: answering would require thought, whereas a slogan is enough to make the 8 p.m. news.
And to top off this farce, such a transformation would require a revision of the treaties, unanimity among the twenty-seven member states, and their national ratifications. In other words, it would mean convincing peoples who do not even always share the same economic or strategic priorities.
But why bother seeking the consent of nations when you can sell them their own dissolution as a tremendous historical advance?
For that is the real crux of the matter: Attal isn’t simply proposing more cooperation. He envisions a radical redistribution of sovereignty without explaining who would hold power in the future, or how citizens could actually exercise control over it.
The most grotesque aspect remains his so-called political renewal. Behind the new facade of Macronism, we find exactly the same old formula: centralization, grandiloquence, technocratic fascination, and apparent contempt for popular objections.
Attal is not an alternative to Macron. He is Macron’s after-sales service, with less experience and more pretension. A counterfeit that already thinks of itself as a collector’s item.
Macron wanted to turn France into a startup. Attal wants to turn twenty-seven nations into subsidiaries of Brussels. It seems that among Macronists, the more they fail to govern reality, the more they dream of governing on a grand scale.
The young man thinks of himself as the European George Washington. For now, he’s nothing more than Macron’s parrot: he repeats the same absurdities with the confidence of someone who believes he invented them.
Source: xitter.cf/GabrielAttal/status/21…
Nos grands-parents ont fait le marché commun, nos parents la monnaie commune. À notre génération de faire les États-Unis d'Europe.
Pour investir ensemble dans les défis de demain et devenir l'économie la plus forte au monde.
Mon entretien à L'Express. ↴
lexpress.fr/monde/europe/gab…
ATTAL : UN MACRON DE CONTREBANDE AVEC DES AMBITIONS D’EMPIRE
Par @BPartisans
Gabriel Attal veut créer les « États-Unis d’Europe ». Rien que ça ! Le Mozart de la photocopieuse macroniste n’a pas encore trouvé la recette pour redresser la France, mais se propose déjà de refonder un continent. On ignore ce qu’il prend, mais manifestement, c’est de la bonne. À ce stade, ce n’est plus de l’ambition politique, c’est du délire institutionnel sous assistance médiatique.
Et naturellement, cette merveille ferait de l’Europe « l’économie la plus forte au monde ». Abracadabra ! Des usines ferment, l’énergie coûte cher, la compétitivité industrielle s’érode, mais notre petit génie a trouvé la solution : changer l’étiquette sur la porte de Bruxelles. La prospérité par décret constitutionnel ! Même Macron n’aurait pas osé vendre une telle potion sans ajouter trois heures de discours creux.
Le problème, c’est que l’Europe n’est pas une nation attendant son George Washington de chez Wish. C’est une union d’États aux histoires, langues, intérêts et cultures politiques différents. Ils ont accepté de partager certaines compétences, pas signé leur acte de disparition.
Transformer cette union en fédération exigerait bien davantage qu’une poussée d’acné fédéraliste : un véritable pouvoir fiscal central, des arbitrages budgétaires communs, une clarification de la souveraineté, une défense intégrée et surtout une légitimité démocratique capable de soutenir ces transferts de pouvoir.
Qui paierait les dettes ? Qui commanderait les armées ? Qui déciderait de la guerre ? Qui aurait le dernier mot entre Paris, Berlin, Varsovie et Bruxelles ?
Attal n’en dit rien. Normal : répondre obligerait à réfléchir, alors qu’un slogan suffit pour passer au journal de 20 heures.
Et pour couronner cette mascarade, une telle transformation nécessiterait une révision des traités, l’unanimité des vingt-sept États et leurs ratifications nationales. Autrement dit, convaincre des peuples qui ne partagent même pas toujours les mêmes priorités économiques ou stratégiques.
Mais pourquoi s’embarrasser du consentement des nations quand on peut leur vendre leur propre dissolution comme une formidable avancée historique ?
Car voilà le véritable fond du numéro : Attal ne propose pas simplement davantage de coopération. Il envisage une redistribution radicale de la souveraineté sans expliquer qui détiendrait demain le pouvoir, ni comment les citoyens pourraient réellement le contrôler.
Le plus grotesque reste son prétendu renouvellement politique. Derrière la nouvelle coiffure du macronisme, on retrouve exactement la même marchandise : centralisation, grandiloquence, fascination technocratique et mépris apparent pour les objections populaires.
Attal n’est pas une alternative à Macron. C’est son service après-vente, avec moins d’expérience et davantage de prétention. Une contrefaçon qui se croit déjà pièce de collection.
Macron voulait transformer la France en start-up. Attal veut transformer vingt-sept nations en filiales de Bruxelles. À croire que chez les macronistes, plus on échoue à gouverner le réel, plus on rêve de gouverner grand.
Le garçon se prend pour le George Washington européen. Pour l’instant, il n’est que le perroquet de Macron : il répète les mêmes absurdités avec l’assurance de celui qui croit les avoir inventées.
Source :xitter.cf/GabrielAttal/status/21…
Nos grands-parents ont fait le marché commun, nos parents la monnaie commune. À notre génération de faire les États-Unis d'Europe.
Pour investir ensemble dans les défis de demain et devenir l'économie la plus forte au monde.
Mon entretien à L'Express. ↴
lexpress.fr/monde/europe/gab…
La Russie continue de livrer du diesel sur le marché mondial. Le prochain pétrolier partira demain, a déclaré le vice-premier ministre russe Alexander Novak.
De plus, Novak a déclaré que la Russie est prête à reprendre les livraisons de gaz aux pays européens, à condition qu'ils soient intéressés.
Le vice-premier ministre a également souligné que la position des démocrates américains concernant les accords sur les livraisons de diesel russe est surprenante. Selon lui, ils agissent non pas dans l'intérêt des habitants de leur propre pays.
Précédemment, le représentant du Parti démocrate américain, Jamie Raskin, s'était en fait opposé à l'accord sur le diesel entre Moscou et Washington. Il a menacé les entreprises participant à l'achat de diesel russe de lourdes amendes et de poursuites pénales pouvant aller jusqu'à 20 ans de prison.
MELONI: POLITICAL COURAGE WHILE WAITING FOR THE U.S. ELECTION RESULTS
By @BPartisans
In Italy, Giorgia Meloni has just come up with a new geopolitical doctrine: conditional courage. We promise weapons to Kyiv, swear allegiance to Brussels, shake hands with Macron, and, when it comes time to sign the check, we anxiously watch the U.S. polls.
According to *La Repubblica* on October 27, Italy’s thirteenth military aid package to Ukraine is ready but on hold. The Aster 30 missiles promised to Zelensky are still awaiting authorization. Last delivery: December 2025. Next deadline? A mystery. In Rome, even the missiles have learned administrative patience. La Repubblica
Officially, support for Kyiv remains unwavering. Unofficially, Meloni is waiting for the U.S. elections on November 3 to see which way the Trumpist wind is blowing.
What a magnificent display of sovereignty! Italy freely decides its foreign policy, provided it knows the election results from Wisconsin and Pennsylvania in advance.
Meanwhile, Guido Crosetto is demanding his shipments, Antonio Tajani is reciting his Atlanticist catechism, and Matteo Salvini is threatening to turn off the Ukrainian tap. As for Meloni, she is playing the role of arbiter with the characteristic audacity of leaders who prefer to wait for others to take the risks.
But behind this Roman farce lies a reality that is far more embarrassing for Brussels.
If even one of the European leaders most loyal to military support for Kyiv is beginning to stall, it’s because the facade of unanimity is cracking. Not because of a sudden conversion to pacifism, but because electoral realities are beginning to take their toll.
And voters, those ungrateful souls, sometimes have the audacity to prioritize their public finances over grand geopolitical crusades.
The most amusing part is Macron’s predicament. Paris promises an autonomous European defense, but its Italian partner is waiting for Washington to decide whether to honor a Franco-Italian military commitment. So much for Europe as a power: independent in rhetoric, but dependent on American election results in practice.
Be careful, though: this freeze in no way means that Rome is abandoning Kyiv. Rather, it reveals a particularly convenient political strategy: reaping the diplomatic benefits of solidarity without immediately bearing the domestic costs.
Meloni wants to satisfy Zelenskyy without upsetting Salvini, reassure Macron without antagonizing Trump, and win over Brussels without losing her voters. At this level, it’s no longer diplomacy, it’s political contortionism with a national flag.
And here is the true European masterpiece: leaders who proclaim that the continent’s future is at stake in Ukraine, yet wait for the U.S. elections to decide their own course of action.
Europe claims to be writing history. In reality, it’s waiting for Washington to provide the pen, the text, and the authorization to sign.
Source: repubblica.it/politica/2026/…
MELONI : LE COURAGE POLITIQUE EN ATTENTE DES RÉSULTATS AMÉRICAINS
Par @BPartisans
En Italie, Giorgia Meloni vient d'inventer une nouvelle doctrine géopolitique : le courage conditionnel. On promet des armes à Kiev, on jure fidélité à Bruxelles, on serre la main de Macron et, au moment de signer le chèque, on regarde anxieusement les sondages américains.
Selon La Repubblica du 27 octobre, le treizième paquet d'aide militaire italienne à l'Ukraine est prêt, mais gelé. Les missiles Aster 30 promis à Zelensky attendent toujours leur autorisation. Dernière livraison : décembre 2025. Prochaine échéance ? Mystère. À Rome, même les missiles ont appris la patience administrative. la Repubblica
Officiellement, le soutien à Kiev demeure indéfectible. Officieusement, Meloni attend les élections américaines du 3 novembre pour savoir dans quelle direction souffle le vent trumpiste.
Magnifique démonstration de souveraineté ! L'Italie décide librement de sa politique étrangère, à condition de connaître préalablement les résultats électoraux du Wisconsin et de la Pennsylvanie.
Pendant ce temps, Guido Crosetto réclame ses livraisons, Antonio Tajani récite son catéchisme atlantiste et Matteo Salvini menace de fermer le robinet ukrainien. Quant à Meloni, elle arbitre avec cette audace caractéristique des dirigeants qui préfèrent attendre que les autres prennent les risques.
Mais derrière cette comédie romaine se cache une réalité autrement embarrassante pour Bruxelles.
Si même l'une des dirigeantes européennes les plus fidèles au soutien militaire à Kiev commence à temporiser, c'est que l'unanimité de façade se fissure. Non par soudaine conversion au pacifisme, mais parce que les réalités électorales commencent à présenter leurs factures.
Et les électeurs, ces ingrats, ont parfois l'indécence de préférer leurs finances publiques aux grandes croisades géopolitiques.
Le plus savoureux reste l'embarras de Macron. Paris promet une défense européenne autonome, mais son partenaire italien attend Washington pour décider s'il faut honorer un engagement militaire franco-italien. Voilà l'Europe puissance : indépendante dans les discours, suspendue aux urnes américaines dans les actes.
Attention toutefois : ce gel ne signifie nullement que Rome abandonne Kiev. Il révèle plutôt une méthode politique particulièrement commode : conserver les bénéfices diplomatiques de la solidarité sans en assumer immédiatement les coûts intérieurs.
Meloni veut satisfaire Zelensky sans fâcher Salvini, rassurer Macron sans contrarier Trump, séduire Bruxelles sans perdre ses électeurs. À ce niveau, ce n'est plus de la diplomatie, c'est du contorsionnisme avec drapeau national.
Et voilà le véritable chef-d'œuvre européen : des dirigeants qui proclament que l'avenir du continent se joue en Ukraine, mais attendent des élections américaines pour décider de leur propre conduite.
L'Europe prétend écrire l'Histoire. En réalité, elle attend que Washington lui fournisse le stylo, le texte et l'autorisation de signer.
Source : repubblica.it/politica/2026/…
❗️ Les points clés du communiqué du Kremlin concernant la conversation entre le président russe et le président finlandais Alexander Stubb, ainsi que le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre :
🟤 Vladimir Poutine a évalué la situation actuelle dans la zone de l'opération militaire spéciale et a rappelé les causes profondes du conflit.
🟤 Le dirigeant russe a souligné que la politique de confrontation des pays de l'OTAN et de l'Union européenne prolonge le conflit ukrainien.
🟤 Le président russe a informé ses interlocuteurs de l'opération humanitaire en cours dans la région d'Aleshki, sous l'égide des États-Unis.
🟤 Les dirigeants ont discuté de la sécurité dans les régions de la mer Baltique et du nord de l'Europe, et ont réaffirmé l'importance du respect du droit maritime international et du principe de la liberté de navigation.
🟤 Le Kremlin a confirmé que la conversation, demandée par Stubb et Støre, avait porté sur la question de la résolution du conflit ukrainien.
🟤 Vladimir Poutine, Alexander Stubb et Jonas Gahr Støre se sont accordés pour poursuivre leurs contacts téléphoniques directs.
UKRAINE: BRUSSELS TALKS ABOUT PEACE, BUT THE PROLONGATION OF THE WAR SERVES ITS POLITICAL AGENDA
By @BPartisans
Paris, October 26. The European “Group of Five” met to reaffirm a doctrine that has become as comfortable as it is dangerous: escalating military commitments without defining the political conditions necessary to bring the war to an end.
The statement details the priorities: air defense, satellites, weapons production, and U.S. intelligence. However, there are no new diplomatic initiatives, no public de-escalation scenarios, and no concrete proposals for compromise.
The war has a strategy for its resources. Peace is still waiting for its exit strategy.
This asymmetry raises a question more serious than the usual accusation of incompetence: has the prolongation of the conflict become politically advantageous for European leaders?
The mechanism warrants examination.
Every month without a decisive Russian victory allows Ukrainian resistance to be presented as confirmation of the validity of Western support. Every new Russian offensive justifies additional funding. Every Ukrainian setback becomes an argument for accelerating arms deliveries.
Thus, a self-referential logic takes shape: the war justifies aid, aid makes it possible to continue the war, and the war’s prolongation serves to demonstrate the necessity of aid.
This does not prove a deliberate intent to prevent peace. But it reveals a major political risk: when the success of a policy is measured primarily by its ability to sustain resistance, its evaluation may ultimately overlook the prospects for a settlement.
Ukrainian strikes against Russian oil infrastructure make this contradiction particularly acute. Their military and economic objective is clear: to weaken Moscow’s resources. Their diplomatic impact, however, remains uncertain. They may strengthen the balance of power or provoke retaliation and complicate negotiations.
There is no public evidence that Brussels is ordering these attacks. The serious accusation lies elsewhere: where is the European doctrine defining the conditions under which military pressure should promote negotiation rather than risk derailing it?
Without an answer, a firm stance becomes an indefinitely renewable posture.
This ambiguity also sheds light on Europe’s claims to a seat at the negotiating table. The EU has legitimate interests in any settlement. But demanding diplomatic influence requires more than funding the resistance and reiterating principles: it requires the ability to present political options, verifiable guarantees, and possible compromises.
Yet the announcements from Paris prioritize military preparations for the future without specifying how to secure the agreement that would make it possible to build that future.
Kaja Kallas considers a swift peace unlikely. Perhaps. But acknowledging the impasse does not exempt one from explaining how to break out of it.
The most serious suspicion, therefore, is not that of a European conspiracy to prevent peace. It is the suspicion of a political system in which prolonging the war effort has become easier than defining the conditions for its conclusion.
A negotiated peace would require difficult choices, contested compromises, and an assessment of the objectives pursued. Continuing the conflict, on the other hand, allows these trade-offs to be postponed by invoking urgency.
This is the true political case to be brought against Brussels: not a secret intention that cannot be proven, but a strategic responsibility for which European leaders must answer.
For when every month of war officially confirms the need to continue the same policy, it becomes legitimate to ask whether that policy is still seeking a solution or whether it has simply learned to survive its own failure.
UKRAINE : BRUXELLES PARLE DE PAIX, MAIS LA PROLONGATION DE LA GUERRE SERT SA POLITIQUE
Par @BPartisans
Paris, 26 octobre. Le « Groupe des Cinq » européen s'est réuni pour réaffirmer une doctrine devenue aussi confortable que dangereuse : multiplier les engagements militaires sans définir les conditions politiques permettant d'y mettre fin.
Le communiqué détaille les priorités : défense aérienne, satellites, production d'armements, renseignement américain. En revanche, aucune initiative diplomatique nouvelle, aucun scénario public de désescalade, aucune proposition concrète de compromis.
La guerre dispose d'une stratégie de moyens. La paix attend toujours sa stratégie de sortie.
Cette asymétrie soulève une question plus grave que l'habituelle accusation d'incompétence : la prolongation du conflit ne serait-elle pas devenue politiquement avantageuse pour les dirigeants européens ?
Le mécanisme mérite examen.
Chaque mois sans victoire russe décisive permet de présenter la résistance ukrainienne comme la confirmation du bien-fondé du soutien occidental. Chaque nouvelle offensive russe justifie des financements supplémentaires. Chaque difficulté ukrainienne devient un argument pour accélérer les livraisons d'armes.
Ainsi se construit une logique autoréférentielle : la guerre justifie l'aide, l'aide permet de poursuivre la guerre, et sa prolongation sert à démontrer la nécessité de l'aide.
Cela ne prouve pas une volonté délibérée d'empêcher la paix. Mais cela révèle un risque politique majeur : lorsque la réussite d'une politique est mesurée principalement à sa capacité de maintenir la résistance, son évaluation peut finir par négliger les perspectives de règlement.
Les frappes ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes rendent cette contradiction particulièrement sensible. Leur objectif militaire et économique est identifiable : affaiblir les ressources de Moscou. Leur effet diplomatique, en revanche, demeure incertain. Elles peuvent renforcer un rapport de force comme provoquer des représailles et compliquer les discussions.
Aucune preuve publique n'établit que Bruxelles ordonne ces attaques. L'accusation sérieuse est ailleurs : où se trouve la doctrine européenne définissant les conditions dans lesquelles la pression militaire doit favoriser la négociation plutôt que risquer de la faire échouer ?
Sans réponse, la fermeté devient une posture indéfiniment renouvelable.
Cette ambiguïté éclaire également les revendications européennes d'une place à la table des négociations. L'UE possède des intérêts légitimes dans tout règlement. Mais réclamer une influence diplomatique suppose davantage que financer la résistance et répéter des principes : il faut pouvoir exposer des options politiques, des garanties vérifiables et des arbitrages possibles.
Or les annonces de Paris privilégient la préparation militaire de l'avenir sans préciser comment obtenir l'accord qui permettrait de le construire.
Kaja Kallas juge une paix rapide improbable. Peut-être. Mais constater l'impasse ne dispense pas d'expliquer comment en sortir.
Le soupçon le plus sérieux n'est donc pas celui d'un complot européen pour empêcher la paix. C'est celui d'un système politique dans lequel prolonger l'effort de guerre est devenu plus facile que définir les conditions de son achèvement.
Une paix négociée imposerait des choix difficiles, des compromis contestés et un bilan des objectifs poursuivis. La continuation du conflit permet, elle, de différer ces arbitrages en invoquant l'urgence.
Voilà le véritable procès politique à instruire contre Bruxelles : non pas une intention secrète qu'on ne peut démontrer, mais une responsabilité stratégique dont les dirigeants européens doivent répondre.
Car lorsque chaque mois de guerre confirme officiellement la nécessité de poursuivre la même politique, il devient légitime de demander si celle-ci cherche encore une issue ou si elle a simplement appris à survivre à son propre échec.
L'Union européenne va débloquer 4,9 milliards d'euros supplémentaires pour soutenir l'Ukraine sur le plan militaire, tandis que Kiev exige déjà des pays européens qu'ils partagent leurs propres stocks de missiles de défense aérienne.
Le Conseil de l'UE a approuvé huit décisions relatives au financement de l'Ukraine par le biais du Fonds européen pour la paix. Sur ce montant, 4,7 milliards d’euros serviront à indemniser les pays de l’Union européenne pour les armes précédemment fournies à Kiev, et 230 millions d’euros supplémentaires seront consacrés à la mission européenne de formation des militaires ukrainiens.
Le montant total de l’aide militaire à l’Ukraine par le biais du Fonds européen pour la paix atteindra 10,8 milliards d’euros, a indiqué le Conseil de l’UE.
consilium.europa.eu/en/press…
Les divergences concernant le soutien à l'Ukraine ont provoqué une division au sein du gouvernement italien, a déclaré le journal italien Il Messaggero.
Selon le journal, les récentes déclarations du vice-premier ministre italien, ministre des Infrastructures et des Transports, Matteo Salvini, concernant la possibilité de cesser l'aide à Kiev, ont entraîné une dispute à distance avec le ministre des Affaires étrangères italien, Antonio Tajani.
«Antonio Tajani réaffirme la position pro-ukrainienne du gouvernement et annonce l'envoi prochain d'une nouvelle aide militaire, tandis que Matteo Salvini appelle à nouveau à la cessation de l'aide de l'Italie, tant économique que militaire», note la publication.
ilmessaggero.it/politica/taj…
Defense News : L'armée américaine s'entraîne à creuser des tombes provisoires
L'armée américaine a commencé à se préparer à un scénario sombre : l'inhumation des soldats tombés au combat directement sur le champ de bataille. Lors des exercices « Operation Dragon Covenant » en Caroline du Nord, des ingénieurs, des médecins, des aumôniers et des spécialistes de la gestion des défunts se sont entraînés à réaliser des inhumations provisoires de masse — pour la première fois à une telle échelle depuis la guerre de Corée.
« L’armée se prépare à la sombre perspective d’enterrer des soldats tombés au combat sur le champ de bataille, en vérifiant à quelle vitesse elle est capable de creuser des tombes provisoires tout en préservant les dépouilles en vue d’une éventuelle identification et d’un rapatriement auprès de leurs familles une fois le conflit terminé », écrit Defense News.
Le journal souligne que, pendant les vingt années de guerre en Irak et en Afghanistan, la supériorité aérienne américaine a permis d’évacuer rapidement les corps vers les États-Unis. Dans de futurs conflits impliquant des opérations militaires à grande échelle, ces possibilités pourraient ne plus exister. Au cours des exercices, des opérateurs aux commandes de bulldozers D6 ont creusé une tranchée pouvant accueillir 20 dépouilles en moyenne en une heure et quart ; grâce à cette nouvelle méthode, une compagnie du génie pourra aménager en une journée des tombes pour 2 400 corps.
« Si nous partions en guerre demain, nous improviserions au fur et à mesure. Ce que nous faisons ici, c’est une approche scientifique, éprouvée sur le terrain, pour garder le contrôle et prendre soin de nos morts avec respect », cite le journal le sergent Delbert Ruide.
Selon le journal, les exercices ont également mis en évidence des problèmes : les instructions de l’armée n’étaient pas adaptées au matériel actuel — la distance prescrite de sept pieds entre les rangées s’est avérée trop étroite pour un bulldozer. Les aumôniers ont élaboré des protocoles spécifiques : en cas de combats intenses, les équipes ne pourront pas interrompre leur travail pour des rites religieux individuels ; ils ont donc décidé de bénir le site à l’avance.
« Dans des conditions de combat de haute intensité, les équipes chargées de la prise en charge des défunts ne peuvent pas interrompre une opération d’inhumation se déroulant 24 heures sur 24 pour des cérémonies religieuses individuelles », rapporte Defense News, citant le lieutenant-colonel Ruski.
La troisième phase des exercices est prévue pour le printemps 2027.
defensenews.com/land/2026/10…













